Nervosité, anxiété, insomnie… peut-être une dystonie neurovégétative

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dystonie neuro-végétative

Nervosité, anxiété, insomnie, éventuellement accompagnées de palpitations cardiaques et de dérèglements digestifs…

Tous les symptômes de la dystonie neurovégétative.

Mais qu’est-ce que c’est, au juste, que la dystonie neurovégétative ?

Très exactement comme pour la spasmophilie, la dystonie neurovégétative fait l’objet de controverses acharnées entre allopathes et naturopathes.

Les premiers affirment que ça n’existe pas, et les seconds y font référence assez fréquemment.

Ménétrier, lui-même, avait baptisé sa troisième diathèse du double nom de “neuro-arthritisme” et de “dystonie”.

Il voulait désigner par là un terrain où se manifestent à la fois les douleurs de l’arthritisme et les troubles émotionnels et digestifs de la dystonie vago-sympathique.

Ce terrain, qui est souvent le résultat de l’évolution de la diathèse allergique et apparaît plutôt vers la cinquantaine, résulte de la mauvaise nutrition des tissus dont, à la longue, la tonicité finit par être altérée.

Quant à son aspect neuro-dystonique, il se caractérise généralement par :

  → une fatigue plus ou moins permanente,

  → de l’insomnie,

  → de la nervosité,  

  → de l’irritabilité,

  → de l’impatience,

  → des troubles de la mémoire,

  → un sentiment de fragilité assez insécurisant.

Mais bien sûr, cette dystonie se caractérise surtout par de l’anxiété, une anxiété qui se manifeste notamment entre seize et dix neuf heures, heures critiques où la fin du jour coïncide avec une crise émotionnelle souvent angoissante.

D’autres symptômes peuvent éventuellement s’ajouter à cette liste déjà longue, comme :

  → les douleurs précordiales,

  → la tachycardie émotionnelle,

  → les vertiges,

  → les douleurs à la nuque,

  → les crampes,

  → les colites,

  → les spasmes de l’œsophage,

  → les gastrites…

Et, chez la femme :

  → les cycles irréguliers,

  → les fibromes,

  → la perte de la libido.

Bien sûr, ces symptômes ne surviennent pas tous en même temps, ni au maximum de leur intensité.

Tant que le sujet s’installe dans cette diathèse, il ne s’agit même que de tendances, plus ou moins marquées.

Mais la dystonie neuro-végétative peut aussi s’exprimer sous la forme d’une crise aiguë, y compris chez des personnes appartenant à une autre diathèse.

C’est alors une pathologie à part entière, généralement causée par des surmenages et stress divers, qu’ils soient professionnels, sexuels, alimentaires ou autres…

 

La guerre entre le sympathique et le parasympathique

Egalement appelée “ dystonie vagosympathique ” ou “ dysautonomie ”, la dystonie neurovégétative est un trouble du passage de l’excitation nerveuse dans le nerf vague.

Ce nerf, que l’on connaît aussi sous le nom de parasympathique, transmet notamment les sensations et les commandes au pharynx, à l’estomac, au cœur, au foie et aux intestins.

Mais ces mêmes organes sont aussi le champ d’action de l’orthosympathique.

Voilà pourquoi certains déséquilibres, certaines dystonies, peuvent naître de la confrontation de ces deux acteurs du système nerveux autonome que sont l’ortho et le parasympathique.

Pourquoi l’appelle-t-on autonome ?

Tout simplement parce qu’il est indépendant de la volonté.

Il est malgré tout sous le contrôle du cortex cérébral, de l’hypothalamus et du bulbe rachidien, et se compose de deux sous-systèmes qui assurent ensemble la régulation des fonctions organiques, mais de manière opposée.

 

√ Le sympathique, ou orthosympathique

Le sympathique, en association avec deux neurotransmetteurs, la noradrénaline et l’adrénaline, a plusieurs fonctions stimulantes puisqu’il :

  → met l’organisme en alerte,

  → prépare à l’activité physique ou intellectuelle,

  → déclenche des réactions physiologiques et psychologiques de défense face aux agressions et aux émotions, provoquant par exemple l’augmentation du rythme cardiaque ou de la sécrétion de la sueur. 

√ Le parasympathique

Le parasympathique, associé à l’acétylcholine, calme toute cette excitation et permet à l’organisme de récupérer.

Autrement dit :

  → il ralentit la fréquence cardiaque,

  → il relâche les fibres des muscles lisses involontaires,

  → il met l’organisme au repos,

  → il vidange les organes creux,

  → il dilate les vaisseaux sanguins… 

 

La dystonie

La guerre à laquelle peuvent se livrer ces deux systèmes partiellement antagonistes se nomme donc dystonie.

Cette dystonie va se manifester de quatre manières différentes :

  → L’amphotonie, qui correspond à une tonicité accrue du sympathique et du parasympathique.

  → L’hypoamphotonie, qui est une diminution du tonus de ces deux systèmes.

  → La sympathicotonie, qui se caractérise par un excès de tonus du sympathique.

  → La vagotonie, enfin, qui se manifeste par une hypertonicité du nerf vague, ou parasympathique.

De ces diverses modalités dépendra la nature des symptômes. En fait, en fonction de la prédominance de l’un des deux systèmes nerveux, les symptômes seront opposés.

Par exemple, s’il y a troubles digestifs, ils se présenteront :

  → ou sous forme de constipation

  → ou au contraire de diarrhée.

Dans le domaine de la tension, il y aura :

  → soit hypo,

  → soit hypertension.

D’autre part, certains troubles, selon le système nerveux dominant, seront présents ou absents, tout comme les symptômes d’hypersudation, d’hypoglycémie et d’hyperthyroïdie fréquemment observés dans les dystonies aiguës.

A ce sujet, l’hyperthyroïdie compte souvent parmi les causes les plus importantes des troubles précités, à tel point que l’on est quelquefois en droit de se demander s’il s’agit d’hyperthyroïdie ou de dystonie.

On comprend qu’avec de telles incertitudes, l’allopathe ne trouve pas, dans la dystonie neurovégétative, une étiquette nosographique claire et précise correspondant à sa zone de confort.

Mais, fort heureusement, les médecines naturelles sont riches de solutions pour réguler cette si perturbante et si désagréable dystonie.

C’est ce que nous allons étudier à présent…

 

Hypoglycémie et excès de plomb

Du point de vue de la médecine orthomoléculaire, c’est avant tout l’hypoglycémie qu’il convient d’accuser de provoquer des symptômes tels que :

  → la fatigue après les repas,

  → la frilosité aux mains et aux pieds,

  → les maux de tête,

  → les palpitations,

  → les courbatures,

  → les tremblements,

  → vertiges,

  → vision brouillée,

  → troubles digestifs et nausées,

  → insomnies et cauchemars,

  → irritabilité et nervosité,

  → anxiété et phobies,

  → distraction et indécision,

  → défaut de mémoire et de concentration,

  → tendance maniaco-dépressive…

En tenant compte de cet aspect essentiel du problème, il faut alors, écrit Carl Pfeiffer, supprimer les hydrates de carbone raffinés, l’alcool, le café et le tabac, et prendre quatre ou cinq mini repas quotidiens, riches en protéines, modérés en graisses et pauvres en sucres raffinés.

A ce régime, vient s’ajouter la consommation de compléments tels que la levure de bière, les vitamines du groupe B et notamment la B1, B3 et B7, la vitamine C, le bêta-carotène, le manganèse, le zinc, le chrome, et éventuellement le calcium, le magnésium et le phosphore.

Cela étant, toujours d’après cette même doctrine orthomoléculaire, anxiété, dépression, douleurs articulaires, malaises, vertiges, tremblements, nausées, insomnie, irritabilité, instabilité émotionnelle, perte d’appétit, coliques ou constipation peuvent aussi être liés à la présence de plomb en excès.

Les antidotes à long terme – c’est à dire sur un minimum de six mois de traitement – proposés par cette médecine sont le calcium, le zinc et la vitamine C.

 

Des céréales complètes

On le sait, la spécialité de la médecine orthomoléculaire réside plus dans les compléments que dans la diététique.

Et il faut bien avouer que le régime orthomoléculaire n’est pas très précis, et qu’il n’a pas l’air de connaître les bienfaits des céréales complètes dans les problèmes d’hypoglycémie.

En fait, si l’on peut effectivement recommander d’insister sur les protéines, c’est sous certaines réserves.

Tout d’abord, il est absolument impératif de bannir la viande qui ne pourrait qu’accentuer le nervosisme et l’anxiété.

Les œufs, les légumineuses associées aux céréales complètes, mais surtout la levure maltée et le germe de blé, remplaceront avantageusement les produits carnés.

Mais encore faut-il les consommer de préférence au petit déjeuner, ou éventuellement et dans une moindre mesure au déjeuner, car c’est en début de journée que l’organisme, surtout s’il est épuisé par le stress, a besoin d’aliments stimulants.

Au contraire, le repas du soir devra être beaucoup plus riche en céréales complètes – et notamment en riz complet – qu’en aliments strictement protidiques, car ce n’est qu’à cette condition que l’organisme peut produire du tryptophane en quantités suffisantes pour assurer la détente et le sommeil.riz compet nervosité

Des céréales telles que le sarrasin, le millet, l’épeautre, le blé et le riz sont par ailleurs tout spécialement recommandées en cas de dominance du sympathique sur le parasympathique.

On gagnera alors à les consommer matin, midi et soir, dans des proportions nettement plus importantes que celles des autres aliments.

Les fruits, notamment, devront se voir limités au strict minimum et ne jamais être trop acides comme c’est le cas pour l’ananas ou les agrumes.

Pour le reste, bien qu’en privilégiant légèrement le cru, mieux vaut rester ouvert à la plus grande variété possible d’aliments naturels, afin d’éviter les carences dont la maladie nerveuse se nourrit toujours avec délectation.

Et, plus que jamais, il faut boire abondamment, en dehors des repas, une eau pure et des tisanes appropriées, en évitant les diurétiques, car les effets psycho-nerveux de la dystonie neurovégétative s’avèrent bien souvent particulièrement déshydratants.

Enfin, au cas – relativement fréquent – où cette dystonie s’accompagnerait d’une importante perte de l’appétit, il conviendrait de faire tout de même l’effort d’absorber des aliments faciles à ingérer, comme par exemple du pain grillé intégral trempé dans du lait de soja ou du lait de riz, avec quelques dattes ou figues sèches.

Puis, dans un deuxième temps, il est recommandé d’assaisonner des plats à l’aspect engageant avec des stimulants de l’appétit comme le gingembre, l’ail ou les nombreux condiments naturels… toutefois choisis parmi les non épicés et non toxiques.

 

Les traitements

 Jean-Baptiste Loin 

Solution dystonie neuro-végétative

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5 Commentaires sur "Nervosité, anxiété, insomnie… peut-être une dystonie neurovégétative"

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marez
Invité

article très intéressant qui souffre cependant de l’absence de remèdes homéopathiques plus ciblés que les propositions composées

jeannine P
Invité
jeannine P

Bonjour
On m’a diagnostiqué un blépharospasme idiopathique il y a 1 an, après 3 ans d’érrance suite au décès de mon mari
Un neurologue m’injecte du botox dans les paupières tous les 3mois, sans grand succès.
J’habite dansl’Aisne 02
Pourriez-vous me recommander un homeopathe ou naturopathe
Je suis désespérée avec ce handicap des paupières

beugnot odile
Invité
beugnot odile

Merci pour cet article ! on comprend que la dystonie végétative est un problème de conflit entre le système sympathique et parasympathique mais comment sait on que c’est plutôt l’un que l’autre qui prend le dessus , Car les propositions de traitement en homéopathie, aro sont différents… Je confirme qu’une bonne respiration est une bonne alliée ! et je pense à la cohérence cardiaque qui est bien expliquée sur les sites.

Del
Invité

Bonjour,mon psy m’a dit que j avais une dystonie neurovégétative ,moi c est le système le plus nerveux qui ne se calme pas trop.je sais plus c est le qu’elle.pouvez vous m aider j ai pris des anti dépresseurs mais rien ne marche.je prend du temesta qui calme defois ces crises.merci

kiki
Invité

Cc Je suis atteinte d’une dystonie neuro végétative et la je voudrais savoir si elle se guerisse

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