Compléments, mode d’emploi

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compléments alimentaires : mode d'emploi

Vous vous en êtes sûrement aperçu : les compléments nutritionnels constituent la majeure partie des ventes des magasins de diététique et des parapharmacies, sans parler des boutiques en ligne.

Vous en connaissez probablement quelques uns, parmi les plus célèbres ou tout simplement parmi ceux qui vous sont utiles en fonction de votre terrain ou de vos pathologies…

Mais savez-vous vraiment les employer ?

Nous sommes certainement dans une époque où la technicité s’impose comme une valeur de survie.

Il vous faut une formation pour conduire votre voiture… et vous seriez bien en peine d’utiliser un logiciel si vous n’aviez même pas appris à vous servir d’un ordinateur…

Or, une formation presque équivalente vous serait sans doute tout aussi indispensable pour employer vos compléments nutritionnels

Tout au moins si vous ne voulez pas vous faire plus de mal que de bien !

Naturellement, vous pouvez penser que les compléments nutritionnels ne servent pas à grand chose, et qu’une alimentation saine et un peu d’exercice vous suffisent amplement pour vous sentir bien dans votre peau.

Il est en effet possible que cela soit vrai…

Mais peut-être pas ?…

Les suppléments sont-ils indispensables ?

Quelques médecins, et bien sûr de nombreux particuliers, demeurent, aujourd’hui encore, des adversaires de la supplémentation.

Leur argument principal est que l’on trouve les vitamines, minéraux, acides aminés, enzymes et autres nutriments dans une alimentation équilibrée.

Et l’argument secondaire est qu’ils sont, sous cette forme naturelle, beaucoup plus assimilables et bénéfiques.

A cela, les médecins adeptes de la supplémentation répondent que les compléments nutritionnels ne visent pas seulement à remplacer ce qui manquerait dans l’alimentation.

A quoi donc alors ?

Eh bien, nous disent-ils, à apporter à votre organisme les nutriments spécifiques qui vous éviteront les conséquences néfastes de la pollution, du stress ou du vieillissement.

En d’autres termes, la vitamine C contenue dans le persil suffisait au paysan du 19ème siècle…

… Mais, au fumeur stressé du 21ème siècle, il faut des comprimés d’acérola ou d’ester C.

Ce qui ne doit pas l’empêcher de manger, en plus, du persil et des kiwis.

Les doses utiles de nutriments essentiels, on le comprend, ne sont pas du tout les mêmes à notre époque de pollution extrême et de stress.

Or, il serait impossible de consommer quotidiennement dix kilos de tomates ou cinq de sardines pour s’assurer les apports en lycopène ou en coenzyme Q10 nécessaires à la prévention du cancer de la prostate ou des troubles cardiovasculaires.

En réalité, ce seraient même des centaines de kilos d’aliments divers qu’il serait nécessaire d’ingurgiter chaque jour pour satisfaire aux exigences de la complémentation moderne en matière d’antioxydants, de flavonoïdes, de vitamines ou de minéraux.

La médecine orthomoléculaire inspirée par Linus Pauling, fut la première à insister sur le rôle essentiel de substances comme le magnésium, le sélénium, le lithium, le zinc, la vitamine B6, etc.

Mais pas du tout à des doses correspondantes à l’apport journalier conseillé !

Non, à des doses dix ou vingt fois supérieures !

Tout au moins si vous voulez :compléments alimentaires et nutrition

   traiter ou prévenir les maladies psycho-nerveuses induites par notre civilisation,

   fortifier votre système immunitaire,

   améliorer votre santé,

   ou ralentir le processus de vieillissement.

Aujourd’hui, ce sont pratiquement tous les médecins spécialisés dans les techniques anti-âge et la majorité des naturothérapeutes qui prescrivent ou conseillent les compléments nutritionnels.

La supplémentation s’adresse donc à tous ceux qui, à l’aide de doses relativement massives de certains nutriments ciblés, désirent optimiser leurs réponses immunitaires et métaboliques face à un environnement qui agresse de toutes parts l’organisme.

Mais encore faut-il savoir comment

Nous allons donc voir :

   Comment consommer les compléments ?

   Comment les associer ?

   Quand devez-vous opter pour l’automédication, et quand devez-vous consulter un médecin ?

   Avec quelles vitamines vous faut-il être particulièrement attentif aux dosages ?

   Quelles plantes sont dangereuses ?

   Quelles sont les interactions dangereuses entre compléments et médicaments ?

   Quels sont les meilleurs compléments ?

Des compléments… ou des médicaments ? 

Non, les compléments dits « alimentaires », ou « nutritionnels », ne doivent pas être confondus avec des médicaments.

Ce n’est pas parce qu’ils se présentent sous forme de comprimés, d’ampoules ou de gélules que ce sont des équivalents « naturels » aux remèdes allopathiques.

Beaucoup de gens non informés font malheureusement cette confusion, qui conduit à des erreurs pour diverses raisons.

Premièrement, parce que les compléments nutritionnels se consomment en plus grandes quantités que les remèdes.

Beaucoup ne sont que des aliments, ou tout au moins des compléments aux aliments, exactement comme le sel, le poivre, l’huile ou le vinaigre. 

Si l’huile d’olive était conditionnée en gélule, il ne viendrait à l’idée de personne de n’en prendre qu’une.

De la même manière, une seule gélule d’Oméga 3 ou de fibres hypoglycémiantes ne sert à rien. Cinq ou six représentent un minimum.

Quant aux antioxydants, pris isolément ils provoquent généralement une cascade radicalaire plus nocive que bienfaisante.

Là encore, il faut diversifier et prendre à la fois de la vitamine E, du bêtacarotène, de la vitamine C, de la coenzyme Q10, de l’acide alpha-lipoïque, etc.

Par ailleurs, étant fabriqués comme des aliments, les compléments ne sont pas soumis aux mêmes contrôles que les médicaments.

Ceci ne veut certes pas dire qu’ils sont dangereux mais qu’ils sont (trop) souvent dosés approximativement.

Pour cette raison, ils n’ont pas les effets précis décrits dans les études ou articles qui en relatent les propriétés.

meilleur laboratoire complément alimentaire

Cela dit, il y a tout de même beaucoup de laboratoires sérieux qui assurent des dosages exacts.

D’ailleurs, l’évolution du marché s’oriente de plus en plus vers des compléments pratiquement aussi fiables que les médicaments.

Mais, pour l’heure, on trouve encore trop de vitamines, minéraux ou autres, extrêmement mal dosés, voire pas dosés du tout !

La vigilance du consommateur reste par conséquent à l’ordre du jour.

Enfin, la plupart des compléments nutritionnels, bien que chargés de lourdes promesses curatives, n’ont encore qu’une mission essentiellement préventive, ou, au mieux, complémentaire dans une thérapie.

Aussi, lorsqu’on dit, par exemple, que la vitamine C est conseillée dans les cas de cancer, il ne s’agit bien évidemment pas de comprendre qu’un comprimé de cette vitamine va guérir une telle maladie.

En revanche, il est hautement probable qu’une consommation quotidienne de vitamine C fortement dosée et d’autres compléments nutritionnels comme la DHEA, le cartilage de requin ou l’indium, réduise statistiquement les risques de cancer ou apporte une aide au traitement.

Que ce traitement soit conventionnel ou alternatif est une autre question.

Rien ne vous empêche en effet de préférer les huiles essentielles aux antibiotiques.

Mais il est impératif de consulter un médecin – naturothérapeute, bien sûr – dans tous les cas qui vous semblent graves, et de l’interroger au sujet d’une éventuelle complémentation nutritionnelle.

Pour le reste, l’automédication intelligente à base de compléments nutritionnels s’appliquera volontiers dans des cas bénins de refroidissements ou de stress…

Ou encore en absence de toute pathologie déclarée, tout simplement pour se maintenir en bonne santé et éviter de vieillir prématurément.

Les dangers de certaines vitamines

Tout d’abord, il est nécessaire de préciser quels abus sont dommageables, et dans quels cas. 

D’une manière générale, le premier bon sens nous dicte de ne jamais dépasser de notre propre chef les posologies indiquées sur la boite d’un complément, même si le danger est infiniment moindre qu’avec les médicaments.

D’autre part, certaines supplémentations ne doivent jamais dépasser une période bien définie.

Les vitamines A, D, E, B3 et B6 présentent notamment quelques dangers lorsqu’elles sont prises à très fortes doses durant d’assez longues périodes.

Il est, de toute façon, toujours recommandé de marquer des poses pour déshabituer l’organisme d’un apport nutritionnel afin qu’il puisse à nouveau en profiter pleinement quelques temps plus tard.

Il n’en demeure pas moins que l’écrasante majorité des vitamines est absolument dépourvue de toxicité.

La consommation excessive la plus dangereuse est sans aucun doute celle de la vitamine A qui, à partir de 25000 UI/j, devient toxique en s’accumulant dans l’organisme et se rend responsable de troubles divers.

Plus spécifiquement, chez la femme enceinte, elle peut déterminer des malformations du fœtus.

Parmi les troubles généraux, se manifestent surtout les maux de tête, les nausées, pertes d’appétit, troubles cutanés, asthénie, hémorragies, insomnies, troubles du caractère, douleurs osseuses, altérations hépatiques, et troubles de la croissance chez les enfants…

La vitamine D synthétique et en trop fortes doses, c’est-à-dire entre 10000 et 50000 UI/j pendant quelques mois, est également dangereuse.

Elle entraîne alors une augmentation de la charge calcique, puis une hypercalciurie entravant l’élimination rénale.

S’ensuivent alors : anorexie, nausées, perte de poids, irritabilité, asthénie, fièvres, déshydratation, hypertension, ou, chez l’enfant, arrêt de la croissance…

Et, si l’intoxication se poursuit, le calcium se fixe dans les reins, les voies urinaires, les parois vasculaires, les muscles et les tendons.

La vitamine E, bien que très faiblement toxique, est contre-indiquée chez les personnes carencées en vitamine K, généralement par suite de traitements par anticoagulants.

D’autre part, chez les grands fumeurs, une complémentation s’étendant sur plusieurs années augmenterait légèrement les risques d’hémorragie cérébrale.

La vitamine B6 en fortes surdoses prolongées pendant des années, finit, elle aussi, par être toxique.

Certains médecins disent avoir observé des symptômes de neuropathie périphérique sensorielle chez des femmes ayant consommé 50mg de pyridoxine par jour pendant des périodes de 6 à 60 mois.

D’autres ont démenti.

Quoiqu’il en soit, mieux vaut ne pas dépasser la dose de 50 à 100mg/j, et cela sur des périodes n’excédant pas six mois, quitte à renouveler la cure un peu plus tard.

Enfin, la vitamine B3, mais toujours en surdosage extrême, fait courir un certain nombre de risques importants.

Tout d’abord, à partir de 3g/j pendant plusieurs années, 30% à 50% des personnes traitées présentent des signes biologiques d’atteinte hépatique.

On relève même un cas d’ictère à la dose de 750mg/j.

D’autre part, à peu près à ces mêmes doses, de nombreux problèmes dermatologiques ont été observés : prurit, exanthème ou hyper­kératose.

De légers érythèmes peuvent également apparaître à la dose de 100mg/j.

Les dangers de certaines plantes

Certaines plantes ont des effets nuisibles.

Chacun sait que tous les poisons de l’antiquité ou des sociétés primitives étaient des plantes.

Mais, sans parler de poisons mortels, quelques phytothérapiques d’usage plus ou moins courants contiennent des composants qui peuvent quelquefois provoquer des réactions pathologiques.

effets secondaires de certaines plantes

Il est vrai que ces réactions sont souvent allergiques, et donc individuelles, mais il faut néanmoins en tenir compte.

   Aconit : Cette plante, à cause de ses composants cardiotoniques, a de nombreux effets plus ou moins indésirables.

   Anémone pulsatile : La fleur provoque quelquefois d’importantes irritations de la peau et des muqueuses à cause de ses proto-anémonines.

   Angélique : Les graines et la plante, contenant de la coumarine, entraînent des réactions photosensibles, variables selon les individus.

   Armoise commune : Dans certains cas, elle s’avère susceptible de provoquer des avortements.

   Aunée Hélène : A cause de ses alantolactones, elle provoque des irritations des muqueuses, ainsi que des dermatites de contact allergique.

   Bourrache : Contenant des alcaloïdes, la bourrache peut être dommageable pour la cellule hépatique.

   Bryone : Comporte de nombreux risques.

   Cacao : Entraîne assez souvent des réactions allergiques et des migraines.

   Camomille : Est également responsable de certaines réactions allergiques.

   Cannelle : Seule la fleur est dangereuse pour certains allergiques.

   Coloquinte : C’est la curcubitacine qui, dans cette plante, est responsable d’éventuels troubles gastro-intestinaux, voire de problèmes rénaux ou de cystites.

   Fucus vésiculeux : A cause de son iode est totalement contre-indiqué en cas d’hyperthyroïdisme.

   Galega officinal : Ici c’est la galégine qui provoque de l’hypoglycémie.

   Garance : La racine est largement suspectée d’être cancérigène.

   Genêt à balais : La fleur est contre-indiquée pour les patients sous IMAO pour une dépression ou une hypertension.

   Hépatique : Cette plante peut irriter la peau et les muqueuses.

   Laminaire digitée : Tout comme le fucus, elle entraîne de l’hyperthyroïdisme.

   Noix de muscade : Abortive, elle affecte aussi l’activité mentale.

   Nux vomica : Contenant de la strychnine, elle cause des dommages au système nerveux central.

   Papaïne : Dans certains cas, cet enzyme est responsable de saignements avec des troubles de la coagulation.

   Pétasite : Les feuilles entraînent des dommages hépatiques.

   Petite pervenche : Elle affaiblit le système immunitaire.

   Safran : Abortif, le safran a aussi des nombreux effets nuisibles à des doses supérieurs à dix grammes.

   Salsepareille : La racine provoque irritations gastriques et déficience rénale temporaire.

   Saponaire : A cause de ses saponines, elle provoque une irritation des muqueuses.

   Séneçon : Cette herbe entraîne des dommages hépatiques à cause de ses alcaloïdes.

   Tanaisie : Elle peut être toxique lorsqu’on en fait des abus.

   Tussilage : Cette plante contient des alcaloïdes dommageables pour le foie.

   Yohimbe : L’écorce de yohimbe entraîne nervosité, tremblements, insomnie, anxiété, hypertension, tachycardie, nausées et vomissements. 

Les interactions avec les médicaments

De nombreuses plantes entrent en interaction avec différents médicaments allopathiques.

La liste exhaustive serait naturellement trop longue à établir mais, à titre d’exemple, rappelons les principales interactions à connaître :

        Les anticoagulants

Action accrue avec :

   extraits d’ail,

   angélique,

   camomille,

   chondroïtine,

   girofle,

   coenzyme Q10,

   cordyceps,

   curcuma,

   fucus,

   gingembre,

   ginkgo,

   ginseng,

   griffe de chat,

   griffe du diable,

   mélilot,

   reine des prés,

   verveine… 

Action diminuée avec :

   aigremoine,

   arnica,

   gui,

   millepertuis…

        Les contraceptifs oraux

Action accrue avec :

   gattilier,

   éleuthérocoque,

   houblon,

   trèfle rouge…

Action diminuée avec :

   gomme de guar,

   phyto laxatifs,

   millepertuis,

   réglisse…

        Les glycosides pour les troubles cardiaques 

Action accrue avec : 

   aubépine,

   boldo,

   ginseng,

   millepertuis,

   psyllium,

   séné…

        Les antihypertenseurs

Action accrue avec :

   aubépine,

   extraits d’ail,

   fucus,

   ginseng,

   éleuthérocoque,

   griffe de chat,

   griffe du diable,

   gui,

   millepertuis,

   ortie,

   pissenlit,

   sauge,

   verveine…  

Action diminuée avec :

  ৩ arnica,

   cohosh,

   gentiane,

   gingembre,

   maté,

   yohimbine…  

        Les bêtabloquants

Action accrue avec :

   bourse-à-pasteur,

   fumeterre,

   genêt,

   muguet…

        Les antidiabétiques

Action accrue avec :

   extraits d’ail,

   aloe,

   bardane,

   eucalyptus,

   genévrier,

   ginseng,

   éleuthérocoque,

   gomme de guar,

   mélatonine,

   ortie,

  ৩ pissenlit,

   sauge… 

Action diminuée avec :

   gotu kola,

   griffe du diable,

   millepertuis,

   pollen,

   réglisse…

Les meilleurs compléments 

Les vitamines et minéraux pharmaceutiques, en tant que produits de synthèse, ne sont pas toujours d’une qualité suffisante pour donner de très bons résultats.

Préférez-leur donc les compléments nutritionnels du marché de la diététique.

Mais même parmi ces derniers, certaines formes s’avèrent meilleures que d’autres, tout simplement parce que plus « biodisponibles ».

Parmi les meilleures biodisponibilités, citons tout d’abord les orotates de lithium, calcium, magnésium et potassium.

Le calcium et le magnésium, par exemple, associés et combinés à l’acide orotique, vont se trouver optimisés sous cette forme et permettre :

  → le recul de la décalcification,

  → la reconstitution du cartilage osseux, surtout en association avec la glucosamine et la chondroïtine,

  → la prévention de l’ostéoporose, en association avec la vitamine D3,

  → le traitement du terrain migraineux,

  → la lutte contre l’insomnie, le stress, les crampes et spasmes d’origines diverses, la dépression et l’épuisement nerveux,

   le soutien lors de l’allaitement.

Cela dit, les minéraux acquièrent également une forte biodisponibilité sous forme colloïdale.

En effet, c’est précisément sous la forme de particules colloïdales en suspension dans un fluide ionisé que les minéraux sont transportés dans votre sang et utilisés par vos cellules.

Le zinc gagne, pour sa part, à être pris sous forme de picolinate, ou mieux encore de monométhionine… ou, bien sûr, d’orotate.

Rappelons qu’il est essentiel :

  → à la croissance,

  → au développement des organes reproducteurs,

  → au fonctionnement de la prostate,

  → à la cicatrisation des blessures,

  → à la synthèse des protéines et à celle des acides nucléiques.

La vitamine C est elle aussi fondamentale au bon fonctionnement de l’organisme.

Ainsi, elle apporte jusqu’à quatre fois plus d’acide ascorbique dans les tissus qui l’utilisent.

La vitamine E doit apporter simultanément ses différents isomères et ses formes apparentées.

Qu’est-ce que cela veut dire ?

Comment associer les compléments alimentaires ?

Qu’elle doit contenir :

   Gamma tocophérol,

   Delta tocophérol,

   Alpha tocophérol,

   Bêta tocophérol,

   Gamma tocotriénol,

   Alpha tocotriénol,

   Delta tocotriénol.

Les vitamines B sont préférables sous forme coenzymée, à prendre par voie sublinguale afin qu’elles arrivent intactes dans le sang, sans être réduites ou dégradées par le système digestif.

Le meilleur bêtacarotène, pour sa part, est celui tiré d’une algue, la Dunaliella salina.

Cette algue s’avère en effet non seulement quantitativement et qualitativement bien supérieure à la carotte, mais présente aussi l’avantage de contenir de nombreux autres caroténoïdes importants comme l’alpha carotène, le lycopène, la cryptoxanthine, la zeaxanthine et la lutéine.

Les meilleures curcumines sont d’une biodisponibilité six fois plus importante que celle des extraits traditionnels et d’une durée de vie de 8 heures ; et les phytosomes de curcuma 29 fois plus biodisponible !

La meilleure coenzyme Q10 est l’ubiquinol, qui reste plus longtemps à un niveau plus élevé dans la circulation sanguine par rapport à l’ubiquinone.

Le meilleur resvératrol est un extrait de polygonumcuspitadum au dosage particulièrement élevé, et commercialisé sous l’appellation de « Trans-resvératrol » .

Mais, mieux encore que le resvératrol, le ptérostilbène, de la même famille que ledit resvératrol, a une biodisponibilité 4 fois supérieure et une durée de vie dans l’organisme 7 fois plus longue !

La glucosamine, quant à elle, gagne à être « à libération prolongée », provoquant le pic de concentration plasmatique 4h15 environ après absorption.

Les bonnes associations Comment choisir ses compléments alimentaires

Enfin, il faut savoir que les compléments nutritionnels n’aiment pas la solitude.

Dans l’alimentation ils sont toujours accompagnés de cofacteurs qui aident à les assimiler et à en optimiser les effets.

Il s’agit donc de recréer de semblables associations dans la supplémentation.

Ainsi :

   la vitamine C ne se prend pas sans flavonoïdes ;

   les vitamines B doivent s’associer avec le calcium, les vitamines C et E ;

   la vitamine B6, avec le potassium, les autres vitamines B et la vitamine C ;

   la vitamine A a besoin d’acides gras, de zinc, et de vitamines C, D et E ;

   la vitamine D, de calcium, d’acides gras essentiels, de phosphore et de vitamines A et C ;

   le calcium, des vitamines A, C, D et F, d’acides gras essentiels, de magnésium, de manganèse et de phosphore ;

   le magnésium, de calcium, potassium et vitamines B6, C et D ;

    les Oméga 3, de vitamines A, C, E et D…

Enfin il faut savoir que la pipérine, le principal alcaloïde du poivre noir, améliore jusqu’à 30% l’absorption de nutriments hydrosolubles comme le sélénium et les vitamines C et B6, ou lipososubles comme le bêtacarotène ou le coenzyme Q10.

 Jean-Baptiste Loin 

comment choisir et bien utiliser les compléments nutritionnels ?

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1 Commentaire sur "Compléments, mode d’emploi"

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bonuccelli
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bonuccelli

super article, très intéressant et complet.
Merci

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