Éteindre le feu sans éteindre le corps

0
modulation-inflammatoire-reponsesbio

Il pourrait sembler paradoxal de se demander en été comment se prémunir de l’arthrose pendant la saison chaude. Pourtant, lorsque les articulations sont douloureuses et que l’inflammation est là, la question devient évidente.

Et la canicule, qui écrase à nouveau une bonne partie de l’Hexagone depuis ce week-end, favorise les œdèmes, alourdit les jambes, réveille les articulations sensibles et fatigue l’organisme en général.

Le coupable ? L’inflammation de bas grade.

Au-delà de soixante ans, le système immunitaire entretient presque à coup sûr un petit feu qui couve. Baptisé “inflammaging” par les chercheurs, comme son nom le laisse suggérer, ce trouble est associé à l’inflammation due au vieillissement. C’est lui qui raidit les cartilages au réveil, et que l’on retrouve dans de nombreuses pathologiques prostatiques, allant de l’hypertrophie bénigne de la prostate aux formes cancéreuses les plus sérieuses.

Or, c’est précisément là où un pigment bleu extrait de la spiruline agit : la phycocyanine, dont la fête, justement dédiée à celle ayant passé l’épreuve du feu, s’achève ce soir à minuit. Voici, données scientifiques à l’appui, ce qu’elle peut faire pour vos articulations, mais aussi, par la même occasion, pour votre prostate.

Phycocyanine et inflammations

Quand une articulation devient douloureuse, l’organisme fabrique en excès une enzyme, la COX‑2, dont le rôle est d’orchestrer les prostaglandines inflammatoires. Et, lorsque la douleur est trop forte et que, malgré vos efforts pour trouver des solutions naturelles vous cédez à la consommation d’anti‑inflammatoires de synthèse conseillés par votre médecin, vous bloquez brutalement cette enzyme. Et en la bloquant totalement, vous exposez l’estomac, les reins et le cœur aux fameux effets indésirables remplissant plusieurs colonnes de la notice de votre médicament.

La phycocyanine emprunte pour sa part un chemin plus subtil. Dès 1998, l’équipe du Dr Romay démontrait ses propriétés antioxydantes et anti‑inflammatoires, sans aucune toxicité chez l’animal, même à très hautes doses (1). La même équipe précisait en 2003 son mode d’action en inhibant la COX‑2 et en modulant la réponse inflammatoire au lieu de l’écraser comme le ferait un médicament. Laissant donc intacte, puisque la nature est bien faite, la capacité de l’organisme à réagir positivement aux agressions (2).

Une revue de 2022 publiée dans Biomedicine & Pharmacotherapy a d’ailleurs détaillé ce mécanisme moléculaire en montrant que la phycocyanine agit sur les voies TLR et NF‑κB, freine la COX‑2 mais aussi l’enzyme iNOS (3).

Concrètement, en été, c’est la plus indiquée pour vos articulations :

Lors de crises : 50 à 80 ml matin et soir d’une formule vitale dosée à 20 g par litre, à jeun ou loin des repas, pendant dix jours à trois semaines selon l’ancienneté du trouble.

En cure d’entretien : 20 à 30 ml matin et soir, en cures de deux à trois mois entrecoupées d’une à deux semaines de pause.

Ou en application locale contre la douleur : le cataplasme de spiruline en pâte fraîche sur l’articulation inflammée, pendant une demi-heure, complète magistralement la prise interne.

Et puisque la chaleur amplifie tout, veillez à la qualité de votre eau et hydratez-vous deux fois plus que d’habitude pour donner assez de carburant aux mécanismes protecteurs endogènes.

Et pourquoi la prostate ?

En laboratoire, sur des cellules de cancer prostatique humain de lignée LNCaP, la phycocyanine a induit une apoptose, c’est‑à‑dire l’autodestruction programmée des cellules malades envahissant la prostate.

La revue du Journal of Cancer parue en 2017 mentionne d’ailleurs le cancer de la prostate parmi les troubles où la phycocyanine a montré qu’elle pouvait agir de trois manières, par :

  • blocage du cycle cellulaire
  • induction de l’apoptose
  • et autophagie (5).

Testée sur huit lignées cancéreuses et six lignées de cellules saines, elle s’est montrée active contre les premières et inoffensive pour les secondes, là où la chimiothérapie détruit tout (6).

Précautions générales

Notez bien qu’à ce stade, malgré la logique et l’entrecroisement des résultats d’études sérieuses, rien ne m’autorise à l’heure actuelle à affirmer l’efficacité de la phycocyanine contre le cancer. Cependant, il est à noter que l’essai PROPERTY, randomisé, en double aveugle et multicentrique, dont je vous reparlerai bientôt, évalue actuellement un extrait concentré de phycocyanine chez des patients atteints de cancers digestifs métastatiques sous oxaliplatine, avec pour objectif de réduire les neuropathies provoquées par la chimiothérapie (7). C’est le premier essai clinique oncologique jamais consacré à la phycocyanine, et il a lieu en France.

Toutefois, en attendant ses résultats, rien ne vous empêche de considérer sérieusement la phycocyanine comme un précieux soutien de terrain pour moduler l’inflammation chronique de la sphère prostatique, épauler l’immunité, et protéger les cellules saines lors de traitements lourds (8).

Une innocuité rare

Un essai randomisé en double aveugle contre placebo a établi qu’un extrait aqueux enrichi en phycocyanine, à la plus haute dose reconnue sûre par la FDA, soit l’équivalent d’environ un gramme de phycocyanine pure par jour, n’a provoqué aucun effet indésirable, aucune perturbation de la coagulation ni de l’agrégation plaquettaire, tout en réduisant significativement une enzyme marqueur de troubles hépatiques (9).

Ainsi, en France, l’ANSES a établi pour la spiruline une marge de sécurité considérable compte tenu des extrêmes précautions qu’elle applique habituellement aux molécules naturelles (10).

Ce soir à minuit, la fête est finie

Vous le savez si vous êtes abonné(e) à ma lettre sur la boutique, la fête de la phycocyanine touche à sa fin dès ce soir.

Jusqu’à minuit, la Phycocyanine Saphir Bio, extraite à froid de spiruline française fraîche, sans glycérine ni conservateur de synthèse, reste accessible à un tarif préférentiel :

Dosée à 20 g par litre, elle est idéale pour l’entretien et la prévention, avec le code : PHYCO-PURE

Cliquez ici pour profiter des dernières heures de la fête de la Phycocyanine

Et si une question vous brûle les lèvres, articulations, prostate ou tout autre sujet, posez-la ici : c’est désormais le moyen le plus rapide d’obtenir une réponse fondée sur quinze ans d’articles de la rédaction.

Bien à vous,

Jean‑Baptiste Loin

Références :

  1. Romay C. et coll., Antioxidant and anti‑inflammatory properties of C‑phycocyanin from blue‑green algae, Inflammation Research, 1998. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/9495584

  2. Romay C. et coll., C‑phycocyanin: a biliprotein with antioxidant, anti‑inflammatory and neuroprotective effects, Current Protein and Peptide Science, 2003. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12769719

  3. Liu R. et coll., Phycocyanin: Anti‑inflammatory effect and mechanism, Biomedicine & Pharmacotherapy, 2022. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36076518

  4. Gantar M., Dhandayuthapani S., Rathinavelu A., Phycocyanin Induces Apoptosis and Enhances the Effect of Topotecan on Prostate Cell Line LNCaP, Journal of Medicinal Food, 2012. liebertpub.com/doi/10.1089/jmf.2012.0123

  5. Jiang L. et coll., Phycocyanin: A Potential Drug for Cancer Treatment, Journal of Cancer, 2017. pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29151925

  6. Liao G. et coll., Phycocyanin Inhibits Tumorigenic Potential of Pancreatic Cancer Cells: Role of Apoptosis and Autophagy, Scientific Reports, 2016. nature.com/articles/srep34564

  7. Berthon J.Y. et coll., PROPERTY study protocol: randomized, double‑blind, multicenter placebo‑controlled trial of phycocyanin‑rich extract during oxaliplatin‑based chemotherapy, Trials, 2023. trialsjournal.biomedcentral.com/10.1186/s13063-023-07071-z

  8. Ré‑informer l’immunité et augmenter les CD‑4 avec la Phycocyanine, Réponses Bio, 2020. reponsesbio.com

  9. Benedetti S. et coll., Clinical Safety of a High Dose of Phycocyanin‑Enriched Aqueous Extract from Arthrospira platensis, randomized double‑blind placebo‑controlled study, Journal of Medicinal Food, 2016. pmc.ncbi.nlm.nih.gov/PMC4948198
 (
  10. ANSES, saisine 2014‑SA‑0096, évaluation des risques liés à la consommation de spiruline, 2014.

Ces informations s’appuient sur les études scientifiques citées et sur l’expérience éditoriale de la rédaction. Elles ne constituent pas un avis médical et ne remplacent ni un diagnostic, ni un traitement, ni le suivi d’un professionnel de santé, en particulier dans le cadre d’une pathologie prostatique déclarée.

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires