Les morts que l’OMS n’a pas (encore) comptés

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866 millions de malades pour 1,52 million de morts, avec, en fin d’étude, la liste de ce que l’Organisation mondiale de la Santé a volontairement omis.

Le 4 juin 2026, trois jours avant la Journée mondiale de la sécurité sanitaire des aliments, l’Organisation Mondiale de la Santé a publié la refonte complète de ses estimations concernant le décompte mondial des maladies d’origine alimentaire. Mandat issu de la résolution WHA 73.5 de l’Assemblée mondiale de la santé, censée remplacer toutes les estimations que l’OMS avait publiées auparavant.

Il en résulte quarante-deux dangers identifiés dans cent quatre-vingt-quatorze pays, pendant vingt-deux années, à savoir entre 2000 et 2021.

Or, les chiffres sont parlants, pour la seule année 2021 ont été recensés :

tableau_1_indicateurs_2021Des nombres comparables, en termes de décès et de handicaps, à la tuberculose, au VIH ou au paludisme. Les enfants de moins de cinq ans, ne représentant pourtant que 9 % de la population mondiale, sont victimes de près d’un tiers des cas, avec un risque triple face aux adultes. Et les pays ayant le moins accès à une eau potable de qualité en Afrique et en Asie du Sud-Est sont à l’origine des trois quarts des maladies et de 60 % des décès.

Les résultats sont clairs, cependant il y a un fait que presque aucun média ne mentionne.

Les dangers biologiques issus de bactéries, virus et parasites sont à l’origine de la quasi-totalité des maladies, soit les 860 millions de cas annoncés. Tandis que les dangers chimiques, ne représentant pas plus de 7 % des maladies, causent à eux seuls 73 % des décès, soit 1,12 million de morts.

Neuf substances chimiques ont ainsi été évaluées :

  • aflatoxines B1 et M1
  • arsenic inorganique
  • plomb
  • méthylmercure
  • cadmium
  • dioxine
  • arachide
  • et cyanure de manioc.

Pour la première fois, l’OMS chiffre le résultat de maladies non transmissibles à l’origine de cardiopathies, cancers et déficiences intellectuelles, résultant de l’exposition alimentaire aux métaux lourds.

Ce que les chiffres ne disent pas

La première estimation de l’OMS parue en 2010 portait sur seulement quatre substances :

  • Le cyanure de manioc
  • L’arachide vecteur d’allergies
  • Les aflatoxines B1
  • Et les dioxines.

Sur cette base, elle comptait environ 20 000 décès.

Mais l’édition 2026, doublant littéralement le compte des polluants, dont quatre métaux lourds, dépasse dorénavant le million d’individus.

Montrant, en réalité, que la gravité du problème ne fait que commencer à montrer son étendue, après plus de trente ans de statistiques inutiles.

Par ailleurs, l’écart entre 20 000 et 1,12 million est méthodologique, il n’est pas lié aux dangers avérés des polluants visés. Dire que le nombre de morts dues à des substances chimiques a été multiplié par cinquante-six serait donc faux, il serait plus juste de dire que la gravité des contaminants véhiculés a dangereusement augmenté conjointement avec les méthodes de surveillance.

Le silence

Il est donc clair que la partie la plus importante du rapport n’est pas dans les chiffres, mais dans la note destinée aux rédactions, en fin de communiqué, que personne ne lit.

L’OMS y précise que de nombreux dangers potentiellement importants n’ont pas pu être inclus faute de données suffisantes, dont, entre autres :

  • les bactéries résistantes aux antimicrobiens
  • les résidus de pesticides
  • les substances per- et polyfluoroalkylées, ou PFAS.

Auxquels on peut ajouter le retard de croissance dû aux aflatoxines ainsi que la mortinatalité par listériose.

Et l’OMS rappelle prudemment qu’il existe “plus de deux cents dangers biologiques connus transmissibles par l’alimentation, dont de nombreux dangers chimiques”.

Si elle en compte aujourd’hui quarante-deux supplémentaires, dont de nouveaux types de nanoparticules, comme le vecteur de graphène, qui ne seront pas intégrés aux calculs avant plusieurs années, devrons-nous attendre bien sagement ce moment pour réaliser que nous sommes victimes d’une hécatombe ?

1,52 million de morts est un chiffre effrayant, pourtant la réalité se compte probablement déjà en dizaines, voire centaines de millions de morts et malades résidant dans les pays les plus opulents de la planète.

Pour fuir le choléra ils ont apporté la peste

Au Bangladesh, il existe un cas d’école que nos civilisations modernes auraient dû scruter attentivement pour en tirer des leçons, et les appliquer.

Dans une région ayant connu une terrible épidémie de choléra à cause d’eaux de surface contaminées, des ingénieurs occidentaux ont décidé de creuser en profondeur à l’aide de puits tubés. Mais, en éliminant la présence virale se répandant en surface, ils ont créé un problème plus grave, puisque l’eau souterraine de cette région est naturellement riche en arsenic, à des niveaux de concentration létaux à court terme.

À cause d’une ignorance gouvernée par la science et le progrès, les ingénieurs ont échangé le choléra contre un cancérogène de groupe 1, et il a fallu trente ans ainsi que de nombreuses victimes pour en prendre conscience.

Or, cet écart générant des victimes par wagons, c’est justement ce que mes différents articles tentent de vous éviter.

Je vous demande donc de conserver l’épisode de l’arsenic bengali comme un précédent historique de notre chapitre sur l’osmose et les lacunes de l’OMS, afin d’identifier exhaustivement la nature des polluants auxquels vous êtes quotidiennement confrontés.

Si l’eau est le vecteur des polluants, combien de morts peuvent être évités grâce à un accès à une eau sûre ?

Eh bien, ce chiffre existe.

En 2019 l’OMS a estimé, à partir d’une analyse portant sur 183 États membres, que 1,4 million de décès et 74 millions de “DALYs”, à traduire par individus physiquement diminués par une maladie liée à un empoisonnement, auraient pu être évités par un accès sûr à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène. Soit près de 2,5 % des décès mondiaux et 2,9 % des DALYs toutes causes confondues.

Le problème de la cuisine et des aliments précuisinés

À travers l’eau d’irrigation des champs, les bengalis ne sont pas les seuls concernés, le riz qui leur est acheté à bas prix par une marque d’agroalimentaire française peut arriver jusque dans votre assiette, ou celle de votre restaurant préféré.

La seule façon de s’en débarrasser au maximum étant d’utiliser une méthode testée en laboratoire à l’Université de Sheffield, en s’assurant de ne consommer que ce que l’on peut cuisiner soi-même.

L’Institute for Sustainable Food y a comparé quatre traitements culinaires domestiques avec spéciation de l’arsenic par LC-ICP-MS. Le gagnant étant la précuisson-absorption, pouvant s’utiliser en combinaison avec des blocs de charbon Moso.

En pratique :

  • Précuire le riz cinq minutes dans une eau osmosée déjà bouillante.
  • Jeter cette eau.
  • Remettre de l’eau fraîche pure.
  • Ajouter un ou plusieurs bâtons de Moso
  • Cuire à feu doux jusqu’à absorption complète.

tableau_2_riz_arsenic_micronutrimentsIl est aussi possible de cuire à grande eau et égoutter, mais si cette méthode retire elle aussi de l’arsenic, elle embarque 40% à 45 % du fer issu du riz blanc, et jusqu’à 75 % lorsqu’il est étuvé.

Sans oublier que, pour éviter une contamination avec l’eau du robinet, l’apport d’une eau pure est essentiel. Des polluants comme le cadmium, par exemple, contrairement à l’arsenic, ne peuvent pas être éliminés par cette technique.

Et, pour insister sur le fait que cela n’est pas une vue de l’esprit issue d’un vieux journaliste méfiant, des travaux antérieurs de la même équipe avaient établi que la moitié du riz consommé au Royaume-Uni dépassait la réglementation européenne sur l’arsenic.

Le seuil des 5 µg/L

L’étude de Mandal montre aussi que la même casserole peut décontaminer ou contaminer selon l’eau utilisée :

tableau_3_eau_cuisson_arsenicMalheureusement, concernant l’arsenic, le robinet français passe déjà allègrement le seuil fixé par l’équipe de Mandal. Et ce seuil, si vous voulez mon avis, est bien trop large en regard de la capacité d’élimination naturelle de l’organisme face à des métaux lourds absorbés quotidiennement pendant des années.

L’osmose prévient le pire

Il existe des exemples de polluants de plus en plus investigués par les autorités sanitaires françaises, illustrant parfaitement le propos de cet article, comme le scandale du TFA.

La campagne nationale de l’ANSES ayant eu cours entre 2023 et 2025 a montré que sur 35 PFAS recherchés, 20 ont été détectés dans des eaux en bouteille et 19 dans l’eau du robinet. Le TFA, ou acide trifluoroacétique, y a été détecté dans 92 % des prélèvements de tous types d’eaux confondus.

Par ailleurs, des relevés associatifs conduits par l’UFC-Que Choisir et Générations Futures révèlent une présence dans les réseaux de 6 200 ng/L de TFA dans le 10e arrondissement parisien et 2 600 ng/L près de Poitiers. Soit plus de soixante-deux fois la limite de 100 ng/L.

Scheurer, pour sa part, a testé les techniques permettant d’éliminer le TFA, et il disqualifie toutes les solutions grand public, sauf une :

tableau_4_techniques_elimination_TFAL’osmose inverse retire de votre eau une substance reprotoxique présente dans 92 % des robinets français, que la loi ne réglementera pas avant 2027, et que votre carafe filtrante n’élimine pas un tant soit peu.

Une réalité qu’il n’est pas facile d’accepter, mais qui est vérifiable et ne demande aucun cadavre pour ce faire.

En 1993, personne n’a vu venir l’arsenic parce que personne ne le cherchait. Il a fallu trente ans, des milliers de cancers et une littérature entière pour qu’une évidence devienne criante. Là où cette conscience a existé, l’eau courante gérée en sécurité a effacé plus d’un million de morts par an ; là où elle a manqué, les tombes ne se comptent plus.

Reste la part qui vous revient, à vous, résidant d’un pays où le robinet passe déjà la plupart des seuils acceptables. Une fontaine de comptoir comme le Perfect’Eau n’est rien d’autre que ce geste préventif qui sauve des vies, faisant passer à votre eau l’épreuve d’une membrane filtrant à un dix-millième de micron contre ce que le siècle de l’ère moderne y a dissous, sans l’assumer.

Bien à vous,

Jean-Baptiste Loin

Jundo-Technologies-Fontaine-Perfect-EauJusqu’à ce soir à minuit, vous avez encore le temps de précommander votre Perfect’Eau à un tarif spécial, avec en bonus, un TDS externe offert venant compléter les mesures du TDS intégré, et un système de préfiltration à visser sur votre robinet pour éviter les dégâts dus aux eaux trop calcaires.

Un ensemble prêt à l’emploi garantissant des décennies d’utilisation continue en vous mettant à l’abri des polluants tout en profitant d’une eau neutre, ionisée négativement, légèrement minéralisée et oxygénée naturellement.

Sources :

Sources primaires : OMS et Lancet Global Health
Organisation mondiale de la santé. « Unsafe food causes 866 million illnesses and 1.5 million deaths annually, young children at highest risk ». Communiqué, 4 juin 2026. Mandat : résolution WHA 73.5.

WHO estimates of the global, regional, and national burden of 42 foodborne infectious and chemical hazards, 2000-21: an updated data synthesis. The Lancet Global Health, PII S2214-109X(26)00156-7. Auteur senior : Yuki Minato. Licence CC BY 3.0 IGO.

Jakobsen LS, Agudo A, Vaes L, et al. WHO estimates of the global, regional, and national disease burden of nine foodborne chemicals, 2000-21: an updated data synthesis. The Lancet Global Health, PII S2214-109X(26)00148-8.

Robertson LJ, Minato Y, Devleesschauwer B, et al. WHO estimates of the global, regional, and national foodborne burdens of 14 invasive parasitic diseases, 2000-21. The Lancet Global Health (sous presse).

OMS. Burden of disease attributable to unsafe drinking-water, sanitation and hygiene: 2019 update. Executive summary, 27 juin 2023. 183 États membres, indicateur ODD 3.9.2.

Gibb HJ, Barchowsky A, Bellinger D, et al. Estimates of the 2015 global and regional disease burden from four foodborne metals: arsenic, cadmium, lead and methylmercury.

Arsenic : chaîne de contamination

Arsenic Contamination in Food-chain: Transfer of Arsenic into Food Materials through Groundwater Irrigation. PMC3013251. Analyses de 2 500 échantillons d’eau, de sol et de végétaux, 1999-2004.

Arsenic and Cadmium in Food-chain in Bangladesh: An Exploratory Study. PMC2995026.

The Arsenic Contamination of Drinking and Groundwaters in Bangladesh: Featuring Biogeochemical Aspects and Implications on Public Health. Archives of Environmental Contamination and Toxicology, 2018. DOI 10.1007/s00244-018-0511-4.

Arsenic contamination in food chain in Bangladesh: a review on health hazards, socioeconomic impacts and implications. 2022.

Cuisson du riz

Improved rice cooking approach to maximise arsenic removal while preserving nutrient elements. Science of the Total Environment. PMID 33153748. Institute for Sustainable Food, université de Sheffield. Spéciation par LC-ICP-MS.

A comparison of the effects of two cooking methods on arsenic species and nutrient elements in rice. Science of the Total Environment, 2024. Contient les données Mandal et al. (2019) sur le seuil des 5 µg/L.

TFA, PFAS et traitement

ANSES. « PFAS : les résultats de la campagne nationale de mesure dans l’eau destinée à la consommation ». Campagne 2023-2025 : 35 PFAS recherchés, TFA détecté dans 92 % des prélèvements d’eau distribuée.

Scheurer M, et al. Small, mobile, persistent: Trifluoroacetate in the water cycle. Overlooked sources, pathways, and consequences for drinking water supply. Water Research, 2017. [1re main]

Arp HPH, Gredelj A, Glüge J, Scheringer M, Cousins IT. The Global Threat from the Irreversible Accumulation of Trifluoroacetic Acid (TFA). Environmental Science & Technology, 2024;58(45):19925-19935. DOI 10.1021/acs.est.4c06189. PMID 39475534. Article PMC en accès libre.

Combining Nanofiltration and Adsorbents to Achieve Effective PFAS Removal in Wastewater Effluent. Environmental Science & Technology, avril 2026. DOI 10.1021/acs.est.5c17011. Rétention effective négative du TFA à 90 % de récupération.

Removing arsenic and co-occurring contaminants from drinking water by full-scale ion exchange and point-of-use/point-of-entry reverse osmosis systems. PMC7453620. US EPA Arsenic Treatment Demonstration Program. Rendements As(V) 80 à 99 %, As(III) variables.

ARS Auvergne-Rhône-Alpes et ARS Grand Est. PFAS : surveillance dans l’eau de consommation. Arrêté du 11 janvier 2007 modifié ; directive européenne 2020 transposée fin 2022 ; intégration du TFA prévue janvier 2027.

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