La vitamine K, amie de votre pancréas

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carence et complémentation vitamine k

Elle est l’amie du pancréas… mais aussi du système osseux.

Et puis… elle est aussi l’ennemie des états inflammatoires ou hémorragiques.

La vitamine K et ses différentes déclinaisons en K1, K2, K3 et surtout MK7 sont des compléments nutritionnels relativement méconnus… bien à tort !

Elle est connue pour être la vitamine antihémorragique et régulatrice de la coagulation par excellence.

Mais la vitamine K – ou plutôt les vitamines K puisqu’on en reconnaît sept sortes bien que trois seulement semblent présenter un réel intérêt – a des propriétés thérapeutiques infiniment plus étendues qu’il n’y paraissait il y a encore quelques années.

Et c’est ainsi qu’on l’emploie aujourd’hui dans le traitement de l’ostéoporose, pour réguler les phénomènes inflammatoires et pour protéger le pancréas

 

La vitamine et ses trois formes

Synthétisée en partie par la flore intestinale, la vitamine K se trouve également dans certains aliments comme le foie, l’argouse, le noni, la luzerne, la fraise, les algues, la tomate, l’huile de soja, les jus d’herbe d’orge ou de blé, les céréales germées, le chou et d’ailleurs l’ensemble des crucifères et des feuilles vertes, et enfin, dans une moindre mesure, dans le beurre, la carotte, les fromages gras, le lait, le maïs, l’œuf, les pois, les pommes de terre, le riz complet et le rognon de veau…

C’est en se livrant à des études sur le cholestérol que des scientifiques ont découvert cette vitamine en 1929, et plus exactement à la suite d’une expérience sur des poulets carencés en lipides.

Les pauvres bêtes présentaient une tendance aux hémorragies par manque d’un facteur coagulant, de nature justement lipidique, que l’on nommera plus tard Prothrombine, elle-même, directement liée à la vitamine K.

Aujourd’hui, bien sûr, on distingue :

  → la K originelle, que l’on dénomme à présent K2 ou Naphtoquinone, découverte en son temps dans les bactéries et les poissons,

  → la K1 ou Phylloquinone, essentiellement présente dans des plantes comme la luzerne,

  → la K3 ou Ménadione qui est le radical commun à la K1 et la K2.

La médecine conventionnelle, qui utilise relativement volontiers sa forme synthétisée, considère que la vitamine K1 est la plus intéressante de ce trio.

Mais c’est là un jugement que remettent vivement en question les médecines alternatives !

Ainsi, dans les compléments nutritionnels naturels on retrouve fréquemment les deux premières vitamines K ensemble, et quelquefois même la seule K2, voire la plus intéressante de toutes, la MK7 ou Ménaquinone 7, une fraction extrêmement biodisponible de la K2.

 

Un antihémorragique notoirevitamine k anti-hémorragique

En allopathie, on utilise la vitamine K1 qui, rappelons-le, est fabriquée par la flore intestinale, s’il y a déséquilibre et dysfonction de cette flore, ou encore en cas d’absence ou d’insuffisance de bile rendant impossible l’assimilation de la vitamine.

Mais c’est surtout pour son rôle dans la synthèse hépatique de la Prothrombine, donc dans le mécanisme de la coagulation sanguine, qu’on l’emploie dès que besoin, c’est-à-dire en cas d’hémorragie.

Les principales manifestations hémorragiques traitées par la vitamine K1 touchent principalement les nouveau-nés puisque ceux-ci n’ont pas suffisamment de flore intestinale pour la synthétiser.

Ils peuvent donc facilement se trouver dans toutes sortes de situations d’hémorragies : intracrâniennes, ombilicales, gastriques, nasales, cutanées ou autres, à l’occasion desquelles le taux de Prothrombine s’effondre toujours dangereusement.

Bien sûr, toutes les hémorragies médicales et chirurgicales, ainsi que les blessures, troubles de la coagulation sanguine, ou encore l’hémophilie, sont également susceptibles d’être traités à l’aide de la vitamine K1 synthétisée par les laboratoires pharmaceutiques.

Mais en fait la liste des indications thérapeutiques secondaires de la K1 est relativement importante puisqu’elle englobe les hépatites avec hémorragies, les ictères par rétention, les rétinites hémorragiques des cardio-rénaux, les cirrhoses, colites ulcéreuses, coqueluches, dysenteries, engelures, fièvres typhoïdes, rachitisme, rectocolites hémorragiques, rhumatismes articulaires aigus, toxicoses du nourrisson, accouchements et même cancers.

Bien qu’il n’y ait pas de possibilité d’hypervitaminose K1 puisque ce produit n’est absolument pas toxique, certains emplois allopathiques se sont toutefois révélés risqués avec de la K1 synthétique sous forme injectable, provoquant notamment des accidents hémolytiques chez le nouveau-né.

Si bien que les médecins conventionnels, eux-mêmes, admettent maintenant que la version naturelle de la K1, ne présentant pas, pour sa part, ce caractère de dangerosité, s’avérerait donc supérieure… ce dont n’ont évidemment jamais douté les naturothérapeutes.

 

Un complément contre l’ostéoporosecomplémentation vitamine k ostéoporose

Du coté des médecines alternatives, on n’emploie inévitablement que les formes naturelles de cette vitamine liposoluble qui, par conséquent, se présentera toujours en softgels huileux.

On les prendra par conséquent quotidiennement avec des aliments gras ou tout simplement avec des huiles d’olive ou de colza.

Son utilisation sous cette forme et à d’autres fins qu’antihémorragiques remonte à une date relativement récente puisque c’est en 1995 que les médecins japonais ont commencé à l’intégrer à leurs traitements de l’ostéoporose et de la fracture du col du fémur.

Cette remarquable vitamine régule en effet le métabolisme du calcium et favorise la calcification des os.

Mais, de plus et toujours grâce à sa fonction régulatrice, elle prévient la calcification des artères et des tissus mous, une conséquence invalidante du processus de vieillissement.

Ainsi contribue-t-elle à maintenir la fonctionnalité du système vasculaire, de la glande pinéale et des reins qui, chez les personnes âgées, sont souvent hyper calcifiés alors que le squelette manque de calcium.

Mais c’est bien, avant tout, pour l’ostéoporose, ce fléau qui touche un pourcentage élevé des personnes âgées de plus de cinquante ans, que la vitamine K, et plus singulièrement la K2 et la MK7, sont utiles.

Ces vitamines, par le processus de carboxylation, stimulent l’activité de l’ostéocalcine, une protéine qui agit comme une colle et incorpore le calcium aux os.

En réalité, ces vitamines redirigent naturellement le calcium des artères vers les os ; et la supplémentation aide donc à régler ces deux graves problèmes simultanément.

Alliée à d’autres micronutriments comme les vitamines A, C, D, B9, B11 et B12, ainsi qu’à des minéraux comme le calcium, silicium, bore, manganèse, zinc et aux caroténoïdes, la vitamine K complète et naturelle constituera donc le pilier central de la supplémentation anti-ostéoporose.

Pour plus d’efficacité, il est encore possible d’employer l’excellente Dolomie, issue de sédiments marins et composée d’un rapport idéal de 20% de calcium et de 11% de magnésium.

Rappelons aussi que les études ont démontré qu’un taux de DHEA inférieur à la normale dans certaines classes d’âge augmentait considérablement les risques d’ostéoporose… et que le Yam, pour sa part, stimulait la synthèse de la DHEA et s’employait donc aussi pour lutter contre la dégénérescence osseuse chez les femmes.

Enfin, on pourra faire appel à certains biothérapiques tels que le nébulisât de prêle, extraordinaire reminéralisant de l’organisme, ou à des lithothérapiques comme Calcaire de Versailles D8, Apatite D8 et Orpiment D8, à raison d’une ampoule de chaque, matin, midi et soir, par cure de deux mois avec repos d’un mois et renouvellement.

 

Un protecteur du pancréas

Ce sont toujours des chercheurs japonais, décidément grands spécialistes en matière de vitamine K, qui viennent de démontrer qu’une carence a des effets similaires à ceux du diabète.

En fait, le pancréas, qui produit l’insuline, est le deuxième organe le plus riche en vitamine K de l’organisme.

Ainsi, cette vitamine joue effectivement un rôle important dans la régulation du taux de sucre sanguin et dans la protection du pancréas.

Pour l’y aider, il est conseillé de la prendre en synergie avec du Chrome, qui est le principal constituant du facteur de tolérance au glucose, et des enzymes digestives, qui compenseront la déficience enzymatique d’un pancréas vieillissant.

Rappelons, pour finir, que certains compléments nutritionnels comme la Gymnema sylvestre, la polyenylphosphatidylcholine, l’acide corosolique et la phaseolamine sont classiquement indiqués dans ce domaine.

 

Un puissant anti-inflammatoire

Dernière grande indication de la vitamine K naturelle : elle prévient l’élévation de l’interleukine-6, une cytokine prévalente chez les personnes âgées, et qui aggrave les phénomènes inflammatoires, en particulier dans le cerveau et les articulations.

La vitamine K trouvera donc sa place parmi les meilleurs compléments anti-inflammatoires, auprès de la boswellia, de la griffe de chat, de la corne de cerf, du cumin noir, de la curcumine, de l’échinacée, de l’extrait d’écorce de pin, de l’harpagophytum, du Lyprinol, des Oméga 3, du silicium et des pousses d’orge vert contenant elles-mêmes cette précieuse vitamine en bonne quantité.

 

Mode d’emploi

Les besoins en vitamines correspondant évidemment, avant tout, au moment de leur présence minimum dans l’organisme, si, en dehors de toute pathologie spécifique, on veut faire une cure de vitamine K, c’est en hiver qu’il faudra la mener.

Dans tous les cas, on en prendra un softgel quotidien avec le repas le plus gras de la journée, et éventuellement en même temps que les divers autres compléments nutritionnels liposolubles qui pourraient s’avérer utiles, comme le bêtacarotène, les Oméga 3 ou la Coenzyme Q10…

Quelques contre-indications existent malgré la parfaite non toxicité de la vitamine K :

  → il ne faut jamais prendre ce produit avec des médicaments anticoagulants ;

  il faut éviter de consommer de la vitamine E à haute dose lorsqu’on est carencé en vitamine K, généralement par suite de traitements aux anticoagulants ;

  il est vivement déconseillé, afin de ne pas risquer la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins, de faire des cures de vitamine K en cas d’hypertension ou de pathologies imposant la fluidification du sang, comme artérite, phlébite, infarctus, gangrène, thrombose, embolie ou coronarite…

 

La ménaquinone 7

La ménaquinone 7 (MK7) est la fraction la plus biodisponible et la plus active des ménaquinones constituant la vitamine liposoluble K2.

Elle est dix fois mieux absorbée que la K1 et, contrairement à celle-ci, elle l’est préférentiellement dans les tissus extra-hépatiques.

Cette MK7 est généralement produite au Japon par fermentation de graines de soja non génétiquement modifiées avec le bacille Subtilus natto, et concentrée ensuite sans usage de solvants.

Le natto, un aliment japonais traditionnel, est en effet la source naturelle la plus riche en MK7.

 

L’avitaminose K

L’avitaminose K peut être intestinale, et alors causée par la destruction de la flore, par exemple suite à une antibiothérapie.

Mais il s’agit aussi quelquefois d’un défaut d’assimilation dû au manque de bile, tel qu’on le rencontre par exemple dans l’ictère par rétention ou dans la fistule biliaire.

Il arrive encore que l’avitaminose soit d’origine médicamenteuse, notamment, bien sûr, lorsqu’on a pris des anticoagulants.

Enfin, d’autres avitaminoses, sans doute plus graves dans la mesure où elles ne peuvent pas être combattues par l’apport de vitamine K1, se présentent en cas d’hémopathies, ou bien de cirrhoses, d’hépatites ou autres déficiences hépatiques… d’où l’utilité d’employer alors la Ménaquinone 7, qui, elle, est majoritairement absorbée en dehors du foie.

 Jean-Baptiste Loin 

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1 Commentaire sur "La vitamine K, amie de votre pancréas"

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Martine83
Invité
Martine83

Bonjour,

Je prends un veinotonique en continu et j’ai été opérée des varices, est-ce que je peux faire une cure de vitamines D3-MK7 malgré cela ? Je suis en début d’ostéoporose également… J’ai 55 ans.
Merci pour votre réponse…
Cordialement

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