5 raisons de refuser la serviette hygiénique jetable

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Au cours de son existence, une femme en consomme une moyenne de dix mille.

À simple titre d’exemple, en 2009, l’Ocean Conservancy en a ramassé près de 25 000 sur les plages.

Leur décomposition prend cinq à huit cent ans, tout en polluant terres, mers, et empoisonnant les animaux.

En cause, des protections hygiéniques jetables non recyclables bourrées de produits chimiques.

Une catastrophe aussi bien écologique que sanitaire, face à laquelle vous auriez tort de croire qu’il n’existe pas d’alternatives.

Raison numéro 1 : l’opacité des fabricants

Avez-vous remarqué qu’a contrario de n’importe quel produit alimentaire, de soin ou même d’entretien, les composants des protections hygiéniques ne figurent jamais sur les emballages ?

Malgré les demandes de nombreuses consommatrices ayant signifié leur volonté à travers des pétitions, il n’existe aucune réglementation exigeant une transparence en la matière.

Par ailleurs, si les produits d’hygiène et de santé passent généralement par des processus d’autorisations de mise sur le marché censés analyser la nocivité d’un produit, ce n’est pas le cas des tampons et serviettes hygiéniques.

Quand bien même une femme les utilise au contact direct de son corps, voire à l’intérieur de son intimité pour les tampons, pendant une période relativement brève mensuellement, mais représentant plus de deux mille jours à l’échelle d’une vie.

Le peu des dommages collatéraux ayant été démontrés, malgré la pression du lobby du papier auquel cette industrie semble appartenir… sont déjà alarmants.

Par ailleurs, qu’elles soient liées aux matières premières ou aux procédés de fabrication, toutes sortes de substances nocives sont régulièrement retrouvées dans les analyses de ce type de produits.

En plus des résidus plastiques, parfums, dérivés pétrochimiques et autres cocktails synthétiques, on y trouve régulièrement :

  • du chlore, oxydant et corrosif
  • du formaldéhyde, classé comme « matière très toxique » par la classification SIMDUT de 1988, pouvant notamment causer allergies, irritations, démangeaisons, gonflements ou affections du système nerveux
  • des dioxines, molécules à la fois persistantes et toxiques
  • des phtalates, poisons issus du plastique non alimentaire
  • du DEPH, au potentiel toxique le plus élevé parmi les phtalates, altérant notamment la fertilité
  • des pyréthrinoïdes, dangereux tant pour le système nerveux que la sphère vasculaire…

Ce n’est probablement pas tout, pourtant cette petite liste non exhaustive devrait suffire pour délaisser une bonne fois pour toutes les serviettes et tampons jetables.

Même le tristement célèbre herbicide de Monsanto qu’est le glyphosate, est présent dans la quasi totalité des marques de protections intimes.

Ce stérilisant cancérigène, finalement interdit dans les potagers, est bel et bien autorisé à entrer au contact de l’intimité de toutes les femmes du monde, par le biais de leur utilisation de serviettes hygiéniques.

Hélas, le label « bio » ne sera d’aucun secours en la matière, étant généralement attribué honteusement à des marques non exemptes de ces pollutions.

Raison numéro 2 : Des risques évitables

Sans même poursuivre l’inquiétante liste de composants toxiques contenus dans les tampons, il faut savoir que certains véhiculent une importante quantité de fibres synthétiques entrant en contact avec les muqueuses.

Il s’agit en l’occurrence de fibres microscopiques directement absorbées par les tissus adipeux et le flux sanguin.

Elles peuvent être à l’origine de futures ulcérations, conséquences de la friction provoquée par le retrait du tampon ainsi que des produits chimiques qui le composent.

Mais c’est surtout depuis la mise au grand jour du risque de syndrome du choc toxique, ou SCT, que les consciences ont commencé à s’éveiller sur le sujet.

Cette infection liée à une toxine produite par le « staphylocoque doré » – Staphylococcus aureus -, est connue depuis longtemps pour provoquer de mortelles septicémies s’il n’est pas correctement identifié et traité.

Or, des études ont montré que les fibres synthétiques génèrent un environnement idéal pour la croissance des bactéries Staphylococcus aureus.

De même, lorsqu’elles sont mal utilisées, les coupes menstruelles permettant la pratique du sport et de la baignade, représentent des risques similaires.

Pour éviter d’avoir à la désinfecter entre chaque utilisation, il est possible d’en avoir toujours deux préalablement stérilisées avec soi.

Cependant, les études au sujet des coupes menstruelles étant peu nombreuses, la prudence reste de mise.

Raison numéro 3 : L’inconfort des protections jetables

Parmi les inconvénients des serviettes hygiéniques, beaucoup de femmes témoignent de désagréables problèmes de fuite durant la nuit.

En outre, les protections jetables sont source d’inconvénients autrement plus sérieux pour la sphère uro-génitale :

  • irritations
  • démangeaisons
  • infections
  • brûlures
  • sécheresse vaginale
  • allergies
  • mycoses vaginales
  • etc.

Qui à terme, peuvent engendrer des problèmes chroniques.

Raison numéro 4 : Éviter les montagnes de déchets

Chaque année, une femme n’utilise pas moins de 200 à 300 serviettes hygiéniques.

Mondialement parlant cela représente une consommation de 1447 serviettes hygiéniques chaque seconde, soit 45 milliards par an.

Ces chiffres ne sont pas à prendre à la légère lorsque l’on sait qu’il faut compter cinq à huit cent ans de dégradation pour ce genre de matériaux… tout simplement autant que pour une bouteille en plastique.

Quarante cinq milliards de déchets de la taille d’un petit animal, s’empilant les uns sur les autres, année après année.

C’est le résultat d’une des industries les plus polluantes au monde.

Générant des déchets que l’on retrouve régulièrement dans les rivières et les océans, sur les plages et les décharges en tous genres.

Raison numéro 5 : Couper le profit aux multinationales toxiques

Comme vous pouvez le constater de façon générale, les produits d’hygiène coûtent très cher à la planète.

Acheter ce type de produits signifie donner davantage de moyens à des entreprises polluantes pour pousser les femmes à une surconsommation.

Ainsi toutes les modes du jetable devraient, dans la mesure du possible, être remplacées au profit de solutions durables.

Sans oublier que, plus ou moins directement, c’est l’industrie pharmaceutique et pétrochimique la vraie gagnante de cette surconsommation.

La solution conseillée par le comité de Réponses Bio

La solution à tous ces écueils serait simplement d’opter pour des protections lavables en coton bio.

Les utilisatrices témoignent d’un confort largement supérieur ainsi que d’une meilleure absorption qu’avec les serviettes jetables.

Conservant la peau et les muqueuses au sec tout en évitant naturellement les mauvaises odeurs, c’est l’alternative idéale en cas d’allergie, irritation ou mycose.

Pour le lavage il suffit de les rincer à l’eau tiède, puis de les frotter au simple savon de Marseille, avant de les passer éventuellement à la machine à 30° (40° maximum), avant de les faire sécher, idéalement au soleil.

Pour votre tranquillité nous avons choisi une gamme en coton biologique certifié GOTS, réunissant protège-slips, serviettes pour flux « normal », ainsi que serviettes « maxi » pour la nuit.

Selon Nina, qui les a adoptées depuis plusieurs mois, cela demande « à peine plus d’organisation qu’une serviette jetable, et pour un flux normal durant 4 jours, un ensemble de 6 serviettes normales, 2 serviettes « maxi » et 3 protège-slips suffit amplement ».

Enfin, en fonction du soin que vous apporterez à leur entretien, elles vous rendront service pendant trois à huit ans.

Ainsi, sur la base de l’investissement pour un lot complet, cela représentera un coût unique d’une soixantaine d’euros, à quoi on ajoutera seulement l’achat d’un simple et bon pain de savon de Marseille.

Économiques et faciles d’entretien, ces protections hygiéniques lavables ont tout pour plaire :

  • 100% naturelles, exemptes de tout produit chimique
  • certifiées bio
  • très absorbantes
  • douces et confortables
  • discrètes
  • aux coloris variés
  • fabriquées à la main en France
  • et durables.

Si la fin du tout jetable n’est probablement pas programmée pour demain, les petits gestes du quotidien sont bien les plus déterminants.

Bien à vous,

Jean-Baptiste Loin

Rendez-vous sur cette page pour trouver un ensemble de protections hygiéniques conçu pour un cycle complet :

Ensemble de protections hygiéniques lavable en coton bio CYCLE COMPLET

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Babsie
5 mois il y a

je n’ai jamais utilisé des serviette hygiénique jetable. Étant jeune mon intuition me disait n’utilise pas ça! Je le fabriquais moi même mes serviette à base de Cotton.😜

tesson
tesson
5 mois il y a

Urgent de diffuser cette info car les femmes n’ont pas conscience de l’impact sur elles et sur la planète de ce geste de facilité qui semble si anodin.

Chantal
Chantal
5 mois il y a

Merci pour tous ces conseils.

Pat
Pat
5 mois il y a

merci pour ces conseils

ludo
ludo
5 mois il y a

Cela fait 15 ans que ma femme utilise la même « Mooncup », caoutchoux ecolo rétulisable à vie. encore mieux que les serviettes, sans parler de l’économie

Pierrette
Pierrette
5 mois il y a

merci beaucoup !

Mauricette
Mauricette
5 mois il y a

Bonjour et merci de cette information. Je n’en ai plus besoin et je trouve essentiel de mettre des serviettes réutilisables et donc lavables. Je vais le conseiller bien sûr. Mauricette

Annette
Annette
5 mois il y a

Bonsens, RESPONSABILISER LES DOCTEURS – PROFESSEURS ET MEDECINS pour le VACCIN CONTRE SOIT DISANT LE COVID: DEMANDEZ AUX MEDECINS QU ´IL VOUS FASSENT UN CERTIFICAT QUI STIPULE QUE VOUS NE SEREZ PAS MALADE PAR LA SUITE ET LES ANNÉES APRÈS; PARCE QU´ IL A DES CONSÉQUENCES GRAVES POUR BEAUCOUPS CONCERNANT SES VACCINS QUI EST LE PIRE DES VACCINS: RESPONSABILISEZ SES DOCTEURS DE LA LOI DIALECTIQUE: SES VACCINS SONT EN PARTI GENETIQUEMENT MODIFIÉ. SANS COMPTER LE FORMOL ET LE MERCURE ETC… IL VEULENT VACCINER QU´ILS PRENNENT LEURS RESPONSABILITES. LA LOI DU 27 JANVIER 2021 STIPULE; LA LIBERTÉ DES VACCINS CONTRE COVID… Lire la suite »