Moins manger pour mieux vivre

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le jeûne, une pratique de santé pour tous

A mille lieues des régimes et des gourous de la nutrition, Bernard Clavière, fondateur de l’association Nature et Partage, propose une réflexion aussi juste que décapante sur les véritables causes de la malbouffe, de la maladie et du conditionnement social, ainsi que le premier moyen de s’en libérer définitivement.

Pour beaucoup d’entre nous, éviter de s’empoisonner en mangeant est un réel problème demandant une attention quotidienne.

Problème qui ne trouvera d’ailleurs un écho que chez les plus conscients des immenses dangers que l’industrialisation fait courir au vivant.

Puisqu’aujourd’hui il est clair que certains entretiennent la volonté d’asservir le monde par la chimie et la technologie, ce qui n’a pas seulement un impact dramatique sur les êtres humains, mais aussi sur les espèces animales et l’environnement.

Comme le montre Bernard Clavière dans son ouvrage : Et si on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps, la difficulté croissante que nous éprouvons à nous nourrir sainement est issue d’un conditionnement tenace, dont il est de plus en plus urgent de se défaire.

Il rappelle notamment que les pays pauvres souffrent encore de malnutrition, tandis qu’il est possible de produire bien plus de ressources alimentaires qu’il n’en faudrait pour nourrir la planète entière, et que nous entamons pour la première fois dans l’histoire de l’humanité un millénaire où, pour d’autres raisons, cette malnutrition touche aussi les pays riches.

On ne peut s’empêcher de s’attarder sur ce paradoxe saisissant en constatant que ceux qui mangent le plus, font partie de ceux qui sont les plus mal nourris.

 

Qui est Bernard Clavière ?Bernard Clavière

Comme beaucoup d’autres, Bernard Clavière a découvert les principes de santé naturelle après avoir été un enfant toujours malade que le corps médical s’évertuait à empoisonner avec des médicaments chimiques.

Etant donné que dans les années cinquante, bien plus que de nos jours, la médecine officielle n’était que très rarement remise en question et les alternatives semblaient peu nombreuses.

C’est pourquoi il lui fallut attendre d’être majeur avant de s’émanciper complètement d’un système de santé qui ne faisait qu’aggraver son cas, afin de trouver le moyen de guérir par lui-même, à l’aide de la plus ancienne médecine du monde : Le jeûne.

Fermement convaincu que le mieux était de se tenir le plus loin possible des prescriptions allopathiques et de détoxiner son organisme des pollutions qu’il avait subies, il se libéra complètement de ses maladies chroniques et entreprit bientôt une véritable croisade en invitant chacun à redevenir maître et par conséquent responsable de sa santé.

Il explique d’ailleurs dans son best-seller réédité en 2016 à la demande du public : « Nous vivons n’importe comment, nous mangeons n’importe quoi, et nous comptons sur la richesse publique pour résoudre nos problèmes de santé, dont nous sommes le plus souvent personnellement responsables. »

Prenant conscience de la modeste place que le monde moderne entend laisser à l’être humain, son parcours professionnel est à l’image du personnage :

Après avoir fini ses études de commerce, il enseigne la méditation transcendantale et le hatha yoga, suit aux Etats-Unis Ann Wigmore, la pionnière de l’alimentation vivante et de la thérapie par « le sang vert de plantes », devient tour à tour pianiste, pilote, photographe, guide touristique, créateur d’affaires, tout en déclarant ne jamais avoir travaillé : «  Je vis mes rêves, et mes rêves me font vivre ».

Et cela sans doute parce qu’un de ses plus grands et plus anciens rêves est justement de « contribuer à l’élimination de la souffrance, due principalement à la méconnaissance des lois de la vie saine. »

 

Pourquoi manger moins ?

Plutôt que de plaidoyer catégoriquement pour le jeûne, Bernard sensibilise le lecteur à des manières de s’alimenter moins gloutonnement, amenant à notre attention les principes de la nature et les recherches scientifiques ayant été menées sur l’alimentation.

Il propose notamment d’observer la faculté de certaines espèces animales à jeûner lorsqu’elles n’ont rien à manger, qu’elles hibernent, ou encore pendant la couvaison comme chez le manchot empereur. 

Cette loi de la nature s’appliquant aussi à l’homme, quand il dort ou qu’il est malade. 

Il rappelle que l’absence d’alimentation, loin d’être un sacrifice, est un moyen unique pour que l’organisme puisse remettre sa santé à zéro, c’est à dire sa capacité spontanée à s’orienter vers une autoguérison et un renforcement de son activité immunitaire.

Selon lui, la nourriture est devenue une véritable drogue que l’industrialisation a définitivement pervertie en créant la malbouffe ou « junk food ».

Et c’est précisément en sortant du cercle vicieux de cette accoutumance que Bernard suggère non pas de devenir nécessairement un fanatique du jeûne, mais d’acquérir les clés indispensables pour s’extraire de ce conditionnement social créant de plus en plus d’obèses souffrant de malnutrition.

Pour ce faire il démontre, preuves à l’appui, que la croyance populaire selon laquelle on serait totalement inefficace si on ne mangeait pas trois fois par jour, ou si l’on sautait le petit déjeuner du matin, est totalement fausse.

Toutes les études sérieuses réalisées sur le sujet se rejoignent bel et bien, montrant qu’on est largement plus disponible, que ce soit intellectuellement ou physiquement, lorsque l’on évite l’apathie d’une longue et laborieuse digestion.

Mais bien entendu, étant donné que les principales subventions de l’Université de Harvard pour la recherche en nutrition sont financées par les lobbies agroalimentaires du sucre, des produits laitiers, de la viande ou plus précisément par MacDonald et Coca-Cola, ce sont ces grands trusts qui dictent les recommandations en matière nutritionnelle, permettant avant tout de promouvoir leurs produits de base.

Il dira à ce propos : «  Un esprit libre ne peut être que surpris, atterré même, devant une telle résignation face à une condition de dépendance aussi extrême. »

Tandis qu’à l’inverse tous les grands médecins d’antan et d’aujourd’hui prônent le jeûne comme étant la base de toute rémission durable. 

Hippocrate affirmait par exemple : «  Nos aliments devraient être nos seuls médicaments. Mais manger quand on est malade, c’est nourrir la maladie. »

Connaissance aussi authentique qu’ancienne, qui amène Bernard à s’indigner du non-sens dû à une mauvaise compréhension de ces principes de santé fondamentaux, détournés par la société de consommation :

En Occident, « nous mourons dans de grandes souffrances de trop manger, alors que par ailleurs cinq cents millions d’êtres humains se trouvent en permanence au seuil de la mort parce qu’ils n’ont pas assez à manger, et chaque année quelques trente cinq millions succombent dans la quasi indifférence des privilégiés et nantis que nous sommes. »

Ainsi cette croyance-obéissance envers les instances de santé qui nous empoisonnent avec pesticides, médicaments chimiques, additifs alimentaires, pollution atmosphérique et malbouffe, nous rend esclaves de protocoles auto-destructeurs, tandis que la désobéissance civique nous invite à prendre du recul en mangeant moins et en appréciant chaque aliment à sa juste valeur.

 

Jeûner pour se déconditionner

Que ce soit vis à vis de l’Ordre des Médecins exerçant une sacro-sainte autorité et dictant arbitrairement le sort des acteurs de la santé en dépit des gouvernements et de l’opinion publique, ou encore de n’importe quel imbécile en blouse blanche vénéré comme ayant la science infuse, un déconditionnement de ces croyances passe également par un déconditionnement de l’emprise sociale, un déconditionnement de la manière de s’alimenter.

Si la peur est l’arme que brandissent sans cesse les instances officielles de santé pour vous en empêcher, ce n’est qu’en connaissant son corps et en prenant conscience du rôle fondamental de ce principe que l’on pourra totalement s’en affranchir.

Refuser de faire comme tout le monde étant le premier pas vers une responsabilisation totale de sa santé.

Albert Einstein, dont les recherches ont été malgré lui reprises pour créer l’arme la plus destructrice jamais conçue, disait bien : « Ne faites jamais rien contre votre conscience, même si l’Etat vous le demande ».

Autrement, comme l’explique Bernard Clavière, la croyance vous livrera à l’obscurantisme le plus acharné où vous risquerez de prendre pour argent comptant de fausses études délivrées par de prétendus scientifiques ayant pourtant pignon sur rue, comme par exemple la déclaration du Dr Sandra Capra, spécialiste en santé publique à l’université de technologie de Queensland et présidente de l’association des diététiciens d’Australie, affirmant qu’il est dangereux de rester plus de trois ou quatre jours sans manger et que les conséquences d’un jeûne prolongé peuvent induire le scorbut, le béribéri, des crises cardiaques, des problèmes métaboliques majeurs, des AVC, etc.

Tandis que de leur côté, Moïse, David, le Christ, Bouddha et tous les grands sages ayant illuminé le monde prouvent que des jeûnes de plus de quarante jours sont non seulement possibles, mais salvateurs.

C’est en définitive dans un récit passionnant et indispensable que nous plonge Bernard Clavière, où sa précision et ses recherches historiques mettent en corrélation tant de témoignages, que maîtriser son alimentation nous apparaît subitement comme une évidence que nous étions incapable d’apprécier à sa juste valeur tant elle était là, juste sous notre nez.

Trop évidente, comme cette inscription gravée sur une pyramide, plus de 3800 ans avant J.C. : « Un quart de ce que l’on mange nourrit le corps, le reste nourrit le médecin ».

Le docteur Stephan Rossner, directeur de l’hôpital de l’unité de l’obésité de Suède, déclare d’ailleurs à ce sujet : «  L’obésité est la première épidémie que l’homme s’inflige à lui-même. »

Suivant cette logique, le jeûne deviendra le moyen idéal de « re-formater votre disque dur mental… afin de repartir sur de nouvelles bases ».

En 1914 Sri Aurobindo disait déjà : « La science médicale a été une malédiction plus qu’une bénédiction pour l’humanité. Certes, elle a brisé la force des épidémies et découvert une chirurgie merveilleuse, mais elle a aussi affaibli la santé naturelle de l’homme et multiplié les maladies individuelles ; elle a implanté la peur et la dépendance dans le mental et dans le corps ; elle a appris à notre santé à ne pas s’appuyer sur les ressources naturelles du corps… »

 

Avez-vous besoin d’un jeûne ?

Afin de savoir si la détoxination par le jeûne vous est nécessaire, Bernard a bâti un petit questionnaire auquel vous serez en mesure de répondre facilement. 

A chaque fois que vous direz oui, vous pourrez considérer que vous faites partie de ceux qui ont besoin d’entamer un jeûne et un nettoyage intestinal au plus tôt :

1. Fumez-vous ou avez-vous fumé ?

2. Côtoyez-vous des fumeurs ?

3. Mangez-vous beaucoup de viande ?

4. Prenez-vous beaucoup de produits laitiers ?

5. Allez-vous à la selle moins d’une fois par jour ?

6. Prenez-vous ou avez-vous pris beaucoup de médicaments ou de drogues (légales ou illégales) ?

7. Faites-vous de l’exercice physique moins de trois fois par semaine ?

8. Avez-vous plus de dix kilos de trop ?

9. Conduisez-vous souvent dans des endroits de forte circulation ou vivez-vous dans un environnement pollué ?

10. Les fruits et légumes crus constituent-ils moins de 50% de votre ration alimentaire ?

11. Prenez-vous des laxatifs ?

12. La longévité des membres de votre famille est-elle réduite ?

13. Avez-vous beaucoup de mucus (nez bouché, sinus congestionnés…) ?

14. Avez-vous des odeurs corporelles fortes (haleine, aisselles, etc.) ?

15. Attrapez-vous facilement des rhumes, grippes, etc. ?

16. Avez-vous un problème de santé majeur ?

17. Consultez-vous souvent votre médecin ?

18. Avez-vous des problèmes de peau (psoriasis, acné, etc.) ?

Mais attention : si vous répondez oui à plusieurs de ces questions, cela signifie qu’un jeûne radical sera susceptible déclencher de fortes crises d’élimination des toxines.

Les conseils de Bernard vous seront alors vivement recommandés pour mieux aborder votre détox pas à pas.

 

La pratique du jeûne pour guérir et perdre du poids

Une fois maîtrisé, le jeûne vous servira souverainement à :

   guérir,

   perdre du poids,

   éliminer les intoxications par radiations,

   améliorer votre santé mentale,

   être plus efficace,

   cultiver force et jeunesse.

Un remède d’autant plus miraculeux, puisque par définition il ne coûte rien, est accessible à tous et vous économise l’acquisition de nombreux remèdes de santé.

Ainsi, le jeûne préventif vous permettra de diminuer les facteurs de risque :

   des excès de poids,

   du taux élevé de graisse dans sang, de cholestérol et d’acide urique,

   de stress oxydatif,

   du diabète mellitus de type II (diabète sucré),

   de l’hypertension

   et du tabagisme.

Et le jeûne thérapeutique de guérir les :

   troubles cardiovasculaires,

   problèmes de dos et d’articulations,

   maladies de la sphère digestive,

   affections chroniques du foie,

   fatigues générales,

   pathologies diverses telles que les bronchites, allergies, cystites, sinusites, migraines, diminution de la fertilité, fibromyalgies, glaucome, acné, etc.

Il est donc fondamental d’apprécier le jeûne à sa juste valeur, et pour y parvenir, tous ses aspects et ses secrets vous seront magistralement dévoilés dans l’ouvrage de référence de Bernard Clavière.

 Jean-Baptiste Loin 

Et si on s'arrêtait un peu de manger, Bernard Clavière

 

Pour vous procurer Et si on s’arrêtait un peu de manger… de temps en temps,  il vous suffit de cliquer sur ce lien

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14 Commentaires sur "Moins manger pour mieux vivre"

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Ghania
Invité
Ghania

merci c’est??

Chantal
Invité
Chantal

Bonjour, je trouve cet article extrêmement intéressant. J’aimerais jeûner de temps en temps . Mais, à 68 ans, je pèse 43 kilos pour 1, 55 m. « On » me trouve trop maigre….Je mange normalement, par petites quantités il est vrai. Donc, jeûner me fait un peu peur : peur de maigrir….Merci de vos conseils. Cordialement.

Réponses Bio
Admin

Bonjour Chantal,

Chacun doit prendre en âme et conscience son propre chemin thérapeutique.

Dans votre cas de figure je vous suggère de lire l’ouvrage de Bernard Clavière qui répond sans aucun doute à cette question.

Bien à vous,

Jean-Baptiste Loin

Josette
Invité
Josette

interessant,merci

Michèle-Anne
Invité
Michèle-Anne

Grand merci

uwambaye Asterie
Invité
uwambaye Asterie

asterie
Infirmation tres interessante.
Je vais essayer de jeuner un seul jour si ca marcher ,je recommencerai pour guerir mes maladies degeneratives

p
Invité

Bonjour,
Oui, vraiment, un grand merci pour ces indications fort utiles, même indispensables, qui ont éclairé (pour moi) d’un jour nouveau le jeûne …
J’ai répondu « oui » à plusieurs des questions du test proposé. Il me semble donc grand temps d’entamer un (ou plusieurs) jeûne(s) dans l’année … Reste à trouver le meilleur moment, compatible avec travail et vie sociale.
Le livre de Bernard CLAVIERE paraît intéressant

allal
Invité
allal

merci beaucoup vraiment c est une meilleur facon d etre bon dans corps

Elisabeth
Invité
Elisabeth

Merci

Maria
Invité
Maria

Merci pour ce texte qui confirme ce à quoi j’ai toujours cru.

Patrice
Invité
Patrice

​Est-ce que le livre existe au format PDF ?​

Réponses Bio
Admin

Bonjour Patrice,

Non pas encore, mais il est en cours d’édition numérique, nous vous préviendrons dès que le format PDF sera disponible.

Bien à vous,

Jean-Baptiste Loin

mortadha mosrati
Invité
mortadha mosrati

merci

Sylvie
Invité
Sylvie

Merci??

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