Comment remplacer le Parlodel ?

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dangers du parlodel et solutions naturelles pour un allaitement réussi

Dans son ouvrage « Une maman bio pour un bébé bio », Françoise Jourdain insiste à juste titre sur l’importance de l’allaitement.

J’aimerais tout d’abord vous rappeler brièvement les principaux inconvénients de l’allaitement artificiel qu’elle dénonce :

Les composants du lait de vache sont trop différents de ceux du lait humain pour convenir à votre enfant.

Le lait artificiel ne stimule ni son système immunitaire ni sa flore intestinale.

Le lait industriel stresse le système digestif de votre bébé à tel point qu’il entraîne des troubles digestifs et rénaux, des maladies infectieuses et des allergies…

Puis Françoise Jourdain parle des deux avantages fondamentaux du vrai lait maternel.

Je reproduis ici ce passage dans son intégralité, tant il m’apparaît crucial:

« Le lait maternel est vivant. Votre bébé y puise des éléments différents chaque jour, et notamment des immunoglobulines et des cellules macrophages qui vont lui permettre de se défendre contre les agents pathogènes et d’éviter nombre de dysfonctionnements physiologiques. »

« Le contact étroit avec sa maman assure à votre bébé une 0sécurité affective que ne permettra jamais un biberon dont la tétine, en plus, entrave bien souvent le développement correct de son palais et de ses dents. »

Indéniablement, l’allaitement maternel, au moins durant les six premiers mois, mais si possible jusqu’à deux ans, constitue un énorme « plus » dans la santé de votre bébé.

Hélas, allaiter n’est pas toujours possible !

Pour des raisons diverses touchant à la constitution ou à la santé de la maman, ou encore à sa profession, etc., le sevrage prématuré du bébé et l’arrêt de la lactation s’imposent quelquefois.

Il faut donc alors trouver un moyen pour inhiber la montée du lait ou stopper le processus d’allaitement.

Or, aller à l’encontre d’un processus naturel n’est pas chose facile…

La lactation présente souvent une opiniâtreté extraordinaire… pour le plus grand inconfort des mères qui doivent cesser d’allaiter.

Ce n’est toutefois pas une raison pour faire appel à des solutions chimiques comme le Parlodel, ce médicament prescrit à une accouchée sur trois en France.

 

Les méfaits du Parlodel

Qu’est-ce donc que ce Parlodel qui permet d’inhiber la sécrétion de prolactine, empêchant ainsi la fabrication du lait ?

Et pourquoi est-il si dangereux ?

Eh bien sachez tout d’abord que la molécule qui compose le Parlodel agit sur les circuits nerveux de la dopamine.

Quel gâchis !

La dopamine est en effet une hormone dite de bien-être, comme l’ocytocyne et la bêta-endorphine.

Ces merveilleuses hormones sont sécrétées durant vos élans vers l’autre, comme par exemple dans vos relations sexuelles ou… vos accouchements !

Avec un effet analgésique, euphorisant et relaxant, la dopamine diminue votre sensation de douleur et vous aide à vous retirer à l’intérieur de vous-même, dans une sphère sécurisante.

N’est-ce pas la sensation idéale pour accueillir votre bébé ?

Pour en revenir au Parlodel, au-delà des dommages qu’il cause à votre métabolisme hormonal, vous devez savoir qu’il s’est aussi rendu responsable d’effets secondaires graves :

  accident vasculaire cérébral

  infarctus du myocarde

  hypertension artérielle

  convulsions

  hallucinations

  confusion mentale…

Mais, tenez-vous bien : ces effets indésirables sont connus depuis 1993!

Et ils ont de nouveau été mesurés en 2011… et découragent désormais jusqu’à l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament.

L’ANSM vient en effet d’annoncer que le rapport risque/bénéfice de ce médicament n’est plus satisfaisant dans la prévention ou l’inhibition de la lactation physiologique.

Il est d’ailleurs interdit aux Etats-Unis et au Canada, où des méthodes non médicamenteuses sont préconisées.

Et même chez nous, dans certaines maternités, comme Jeanne de Flandres à Lille, le médicament n’est déjà plus prescrit qu’aux patientes qui signent un document les mettant en garde contre le grand nombre de ses effets indésirables.

Quant aux autres, on leur propose directement des produits homéopathiques.

Mais les laboratoires ont plus d’un tour dans leur sac…

Figurez-vous que le petit frère du Parlodel, le Arolac, ne saurait tarder à être mis sur le marché.

Cet Arolac enraye lui aussi le métabolisme de la prolactine, l’hormone responsable de vos sensations de satisfaction, notamment après un orgasme.

Encore ! En voudrait-on à votre plaisir ?!

Le pire, c’est que l’efficacité de ce médicament potentiellement dangereux s’est révélée être légèrement supérieure à celle d’un placebo !

Il doit bien exister d’autres solutions que ces médicaments barbares !

Quelles sont donc les solutions naturelles qui s’offrent à vous pour stopper la lactation ?

Explorons-les, si vous le voulez bien, en évoquant tour à tour deux cas de figure :

  le sevrage en cours d’allaitement

  l’inhibition de la montée de lait immédiatement après l’accouchement.

 

Le sevrage

Avant toute chose, prenez le temps de penser à cette décision, qui est irrévocable dans la très grande majorité des cas.

Une fois interrompue, votre lactation ne se remettra naturellement en route qu’à votre prochaine grossesse.

Dites-vous aussi que tout sevrage prend du temps.

Soyez donc patiente et à l’écoute de votre corps et de votre enfant.

Comptez une période d’environ 4 semaines durant lesquelles vous ferez alterner tétées au sein et au biberon, diminuant progressivement le nombre des premières et augmentant les secondes. Mais, là encore il n’existe pas de règle.

Restez flexible !

Expliquez à votre enfant qu’il va découvrir quelque chose de nouveau, présentez-lui le biberon comme une découverte.

Si votre bébé a moins de 6 mois, commencez par lui proposer un biberon (par exemple de lait de jument) en lieu et place d’une tétée au sein.

Vous pouvez d’ailleurs tirer votre lait pour remplir les premiers biberons.

Cela tempèrera le changement pour votre bébé et l’habituera à la tétine.

Pensez à réchauffer la tétine sous l’eau tiède, afin qu’elle soit à température corporelle.

De votre côté, vous sentirez certainement une tension dans la poitrine, signe d’un trop plein de lait.

Vous attendrez avec une certaine impatience la tétée au sein suivante… Tout comme votre bébé !

Certains enfants sont plus enthousiastes avec le biberon s’il est donné par le papa, ou dans d’autres circonstances…

N’hésitez pas à faire preuve d’imagination !

D’autres apprécient que les conditions de la tétée soient scrupuleusement respectées (même position, même fauteuil, etc.).

Si votre bébé a plus de 6 mois, proposez-lui une compote ou un fruit frais en remplacement de la tétée de l’après-midi.

Progressivement, vous remplacerez une autre tétée (non consécutive), puis une autre…

Ainsi vous fabriquerez de moins en moins de lait ; la diminution du nombre de tétées au sein entraînant tout naturellement la baisse de votre lactation.

 

Pour enrayer votre montée de lait

Dans ce second cas de figure, lorsqu’il s’agit, tout de suite après l’accouchement, de ne pas entamer l’allaitement… la difficulté sera évidemment proportionnelle à la persévérance de votre corps à fabriquer du lait.

Pour 70% d’entre nous l’absence de succion de la part du bébé enraye très rapidement le processus de lactation.

Pour les autres, cela peut prendre des semaines et être assez douloureux.

 

Techniques pour soulager vos congestions

Eprouvez-vous une gêne ?

Vos seins sont-ils durs et douloureux ou rougissent-ils ?

Si c’est le cas, ne risquez pas une congestion qui pourrait quelquefois dégénérer en abcès.

Voici quelques astuces :

  si le chaud vous apaise : passez de l’eau chaude sur vos seins et laissez s’écouler le trop plein en évitant de l’exprimer manuellement (cela relancerait le processus de fabrication).

  si c’est plutôt le froid qui vous soulage : placez un bandeau de gel réfrigéré (utilisé pour les migraines ou les coups) sur vos seins, et maintenez-le avec un bandage pas trop serré.

   si la tension n’est pas supportable : tirez un peu de votre lait afin de désengorger vos seins, mais pas plus, sans quoi la production s’intensifierait.

 

Des plantes pour tarir votre lactation

En usage interne :

Abusez du persil, de la sauge et de la menthe fraîche dans vos préparations culinaires.

Buvez des tisanes de sauge et de pervenche : 20 g de feuilles séchées pour 1 litre d’eau bouillante / 3 tasses par jour.

Consommez aussi de l’oseille et de l’artichaut. Ces plantes ont également la réputation d’être des aliments anti-laiteux.

La douce-amère présente elle aussi cette propriété, mais ne devra être utilisée que selon l’avis d’un phytothérapeute, en raison des effets secondaires qu’elle peut entraîner.

En usage externe :

  Les cataplasmes de feuilles d’ache pilées, éventuellement chauffées avec du saindoux, effaceront rapidement vos douleurs liées à un engorgement.

  Hildegarde von Bingen préconise les cataplasmes de feuilles d’aulne fraîches chauffées à sec pour soulager les seins engorgés.

  Vous pourrez également appliquer des cataplasmes de feuilles fraîches de douce-amère, pilées puis chauffées.

  Les cataplasmes de feuilles fraîches et de tiges broyées de persil sont également très efficaces.

 

Mais surtout…

Prenez soin d’éviter toutes les plantes et aliments galactogènes :

  fenouil

  fenugrec

  anis

  cumin

  ortie

  basilic

  verveine

  malt d’orge

  miso

 

L’homéopathie à votre secours

RICINUS 30CH : En cas de persistance d’un écoulement de lait après le sevrage, prenez 5 granules de Ricinus Communis 30 CH matin et soir pendant 10 jours.

CANINUM 9CH : En cas de douleurs ou si l’écoulement de lait persiste après le sevrage, prenez également 5 granules de Lac Caninum 9 CH par jour.

PULSATILLA 12 CH : Une dose.

CALCAREA CARBONICA 5 CH : 3 granules matin et soir jusqu’à l’arrêt complet de la lactation.

 

Et n’oubliez pas que deux autres techniques de médecine naturelle, l’acupuncture et la réflexologie, savent également vous aider à tarir votre lactation en douceur.

Enfin n’oubliez pas non plus qu’une fois sevré et nourri au biberon, votre bébé aura besoin d’autant plus de soins qu’il n’aura pas pu profiter des immunoglobulines et des cellules macrophages de votre lait.

Pour vous aider à choisir les macronutriments et les micronutriments qui, malgré cela, assureront une croissance sans risque à votre enfant, je vous rappelle que Françoise Jourdain a réuni tous les conseils pratiques qui vous seront utiles dans ce domaine dans « Une maman bio pour un bébé bio ».

Cliquez ici pour vous le procurer.

 Natacha Lange 

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