Une plante contre la dépression et l’insomnie : le millepertuis

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millepertuis anti-dépresseur naturel

On le connaît depuis l’antiquité sous le nom de « Chasse diable » parce qu’on l’utilisait contre les mauvais esprits.

En Allemagne, le Millepertuis est venu prendre la tête des traitements antidépresseurs.

Les Américains, eux aussi, lui vouent un réel engouement. On le surnomme à présent « Prozac naturel » dans la mesure où il agit sur les cellules du cerveau à la manière des pilules du bonheur chimiques, mais sans avoir leurs effets indésirables.

Cette jolie plante vivace aux fleurs jaune d’or porte le nom « d’herbe au mille trous », mais les innombrables petits trous (pertuis) dont la feuille semble percée quand on la regarde par transparence sont en réalité des petites glandes renfermant des huiles essentielles.

Ces fausses lésions des feuilles et le suc rouge sang qu’elles renferment ont fait penser que le millepertuis était la plante des coups et des blessures ; et, traditionnellement, on s’en servait pour préparer un macérât connu pour ses propriétés astringentes, antiseptiques et cicatrisantes.

Dans la Grèce antique, on la surnommait « chasse diable » parce qu’on l’utilisait contre les mauvais esprits.

Paracelse, au 16ème siècle, l’employait contre les idées délirantes.

Dans tout le monde Chrétien, on l’appelait « plante de la Grâce divine » ou « sang du Dieu tout puissant »…

 

Une grande concentration en principes actifs

Longtemps avant de connaître son succès actuel, le Millepertuis était déjà apprécié en homéopathie, sous le nom d’Hypericum, remède des nerfs arrachés ou contusionnés.

Hypericum agissait sur le système nerveux central et les nerfs périphériques lorsqu’il y a hypersensibilité douloureuse.

Enfin, il était utilisé dans les états dépressifs avec prostration et tremblements, notamment après un traumatisme nerveux, et épuisement général.

Bien sûr, il existait aussi des teintures mères homéopathiques de Millepertuis, mais dans la mesure où les principes actifs y restaient très dilués (puisque 500 gouttes, ou 10 ml, de TM correspondent à 1 g de plante cryobroyée ou 150 mg d’extrait), elles n’étaient considérées que comme un calmant assez quelconque, très loin, en tout cas, du puissant pouvoir antidépresseur de l’extrait.

Dans cet extrait, donc, on retrouve, considérablement concentrées, toutes les vertus des constituants des sommités fleuries.

Le plus important, servant à titrer l’extrait, est l’hypéricine, pigment rouge possédant des propriétés photodynamiques, c’est à dire permettant de transformer la lumière en énergie.

Il faut savoir que la plante cryobroyée contient 0,05% d’hypéricine alors que l’extrait de Millepertuis est dosé à 0,3% d’hypéricine.

Mais le Millepertuis contient encore d’autres principes actifs, comme l’hyperforine, qui est une substance que l’on trouve dans le houblon et à laquelle on attribue une action calmante, ou des flavonoïdes semblables à ceux de l’aubépine, ou encore un certain nombre de xanthones non identifiées.

Sur la base des études réalisées, le mode d’action du Millepertuis s’effectuerait au niveau des synapses des cellules nerveuses, avec une activité IMAO (Inhibitrice de la Mono Amine Oxydase) empêchant la dégradation enzymatique des neurotransmetteurs, et une activité IRSN (Inhibitrice de la Recapture de la Sérotonine et de la Noradrénaline)…

En fait, il s’agirait d’une activité équilibrée sur ces deux systèmes de neurotransmission.

Ces mécanismes d’inhibition conduisent à une augmentation de la concentration des neurotransmetteurs dans l’espace synaptique et donc a une amélioration de la transmission de l’influx nerveux.

L’amélioration clinique de la dépression en découle.

Enfin, le Millepertuis est riche en mélatonine, puisqu’il en contient 4,39 µg/g.

De plus, la consommation de cette plante chez les animaux augmente leurs taux sanguins de mélatonine et en favorise la production par l’épiphyse du cerveau.

Rappelons que cette hormone, produite en plus grande quantité la nuit, joue un rôle considérable dans la régulation des rythmes biologiques.

Or, on a montré une diminution de la sécrétion nocturne de mélatonine au cours de la dépression.

Ainsi, au-delà de son action antidépressive, l’utilisation du Millepertuis s’explique dans les troubles du sommeil, la fatigue due au décalage horaire, les problèmes d’inadaptation à la vie moderne, et les désordres liés au changement de saison.

 

Avant tout antidépresseurvertus du millepertuis pour soigner la dépression

Il semble donc acquis que le Millepertuis exerce un très net effet positif sur le moral et le psychisme, tout en étant sédatif, puisqu’on le conseille non seulement en cas d’état dépressif ou de déprime, de troubles passagers de l’humeur, de baisse du tonus psychique, de mauvaise gestion du stress, ou de soucis, mais aussi dans les troubles du sommeil…

Toutefois, les phytothérapiques anti-insomnie de qualité ne manquant pas, c’est surtout comme antidépresseur que l’on retiendra le Millepertuis.

Et dans ce domaine, l’extrait de Millepertuis est réellement exceptionnel puisque, dans les années 90, c’est par dizaines que des études cliniques ont prouvé son efficacité.

En 94, dix sept études concernant 3250 sujets ont montré 80% d’amélioration en quatre semaines.

En 96, vingt trois études randomisées et contrôlées, portant sur 1757 patients ont établi que l’extrait de Millepertuis était significativement supérieur au placebo et similaire aux antidépresseurs chimiques standard, tout en étant mieux supporté et en n’engendrant aucune accoutumance.

En 97, une autre étude souligne une nette amélioration des signes de la dépression pour 61% des sujets prenant 1,2 mg d’hypéricine par jour, et pour 75% des sujets traités à la dose de 2,7 mg d’hypéricine par jour.

 

Une indéniable action sur le sommeil

Au-delà de son action connue et reconnue sur la dépression, on a vu qu’il avait  également été démontré que l’ensemble des constituants des sommités fleuries du millepertuis améliorait la transmission de l’influx nerveux et stimulait la sécrétion nocturne de mélatonine, ce qui joue un rôle considérable dans la régulation des rythmes biologiques et du sommeil en particulier.

Rappelons que la mélatonine est une hormone neurosécrétoire présidant à la régulation du rythme des périodes du sommeil.

Or, sa concentration dans le sérum diminue conjointement à l’augmentation des troubles sommeil… et à l’âge.

Autrement dit, une personne souffrant d’insomnie, surtout si elle est âgée, a beaucoup moins de mélatonine qu’une personne dormant bien.

Le drame, c’est que beaucoup d’insomniaques usent et abusent de benzodiazépines qui diminuent encore plus la production de mélatonine.

Ce que ne fait évidemment pas le Millepertuis, bien au contraire !

Tous les tests de laboratoires qui ont été effectués en double aveugle et  à l’aide d’électroencéphalographes prouvent clairement que la prise d’extrait de Millepertuis entraîne, dans un premier temps, une diminution des ondes alpha accompagnée d’une augmentation des ondes bêta, autrement dit un passage de l’état de veille relaxée à l’état de sommeil léger, puis, dans un deuxième temps, une augmentation très importante des phases de sommeil profond.

En fait, le Millepertuis n’a aucune influence sur la durée totale du sommeil, ni même sur le temps nécessaire au sujet pour trouver le sommeil ; mais son influence est considérable sur la durée et la fréquence des phases de sommeil profond.

Bref, le Millepertuis améliore grandement la qualité du sommeil !

 

Comment l’employer ?

Sachant que seul l’extrait de Millepertuis a fait l’objet d’études cliniques validées, personne ne peut affirmer que les autres formes sous lesquelles la plante est proposée dans le commerce donnent les résultats escomptés dans le traitement de la dépression ou de l’insomnie.

Il faut savoir que la dose usuelle retenue est de trois cents milligrammes d’extrait de Millepertuis titré à 0,3% d’hypéricine, trois fois par jour, ce qui totalise 2,7 mg d’hypéricine par 24h.

Or, on l’a vu, les experts remarquent que la plupart des produits actuellement commercialisés sous forme de jus, huile, teinture mère ou poudre contiennent des concentrations nettement trop faibles d’hypéricine, soit moins de 0,2 mg, ce qui rend la plante impuissante.

Une attention toute particulière est donc plus que jamais requise, lors de l’achat du produit.

D’autre part, les bienfaits du Millepertuis n’apparaissent que progressivement ; et ce n’est généralement qu’après trois semaines que les premiers résultats se manifestent.

Enfin, pour obtenir un résultat durable, il est indispensable de poursuivre la cure durant un minimum d’un trimestre.

Mais attention : les personnes au teint clair doivent éviter les bains de soleil prolongés après l’ingestion de Millepertuis.

 

Indications de l’extrait de Millepertuisantidépresseur et somnifère naturel : le millepertuis

  Amélioration de l’état dépressif.

  Contrôle des troubles de l’humeur.

  Stimulation du tonus psychique.

  Installation d’une sensation de bien-être.

  Induction de l’endormissement.

  Régulation du sommeil.

  Diminution des problèmes d’inadaptation à la vie moderne.

  Action calmante et équilibrante.

  Réduction de la fatigue due au décalage horaire.

  Meilleure gestion du stress, des soucis, des problèmes de la vie quotidienne en assurant une conception plus positive de l’existence.

 Jean-Baptiste Loin 

se soigner avec les plantes

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Guesdon
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Guesdon

Comment trouver de l’extrait de millepertuis

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