L’huile Mahanarayan pour se recentrer en douceur

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huile mahanarayan massage ayurvédique pour l'hiver

Braver le froid, l’humidité et le vent, ne peut qu’être le résultat d’un effort momentané.

Quel que soit le mode de vie que l’on ait choisi, il viendra toujours un temps où la sagesse hivernale nous amènera naturellement à retrouver notre for intérieur.

A l’image des arbres délaissant nonchalamment leur parure afin de concentrer leur sève vers l’élan vital des racines, le moment de raviver le feu du foyer restituant le superflu à la gravité, est enfin arrivé.

Bien qu’élaborée dans un pays où le froid n’a rien de comparable avec celui de nos régions occidentales, la philosophie ayurvédique comprend fort bien le cycle énergétique des saisons et nous instruit tout particulièrement au sujet de Shishira, la saison de l’obscurité.

Principalement associée au dosha Vata, Shishira est liée aux éléments Terre et Air, et se caractérise par :

  • le vent,
  • le froid,
  • la rugosité,
  • et l’obscurité.

A l’image des forêts environnantes, la peau, principalement au niveau des mains, des pieds, des lèvres et du visage, a tendance à s’assécher.

A l’image de la sève des arbres et des flux organiques en particulier, le transit intestinal se ralentit.

Le soleil diminuant, l’ensemble du règne animal est livré à un sentiment d’anxiété, poussant les uns à trouver une terre plus accueillante et les autres à bâtir une tanière protégeant des rigueurs du climat.

Or, il est bon de savoir que l’ensemble de ce phénomène augmente significativement le Dosha Vata, qui, s’il n’est pas maîtrisé à temps, peut entrainer un excès fort dommageable.

Pourquoi ?

Parce que dans le même temps, plus l’hiver s’épaissit plus le Dosha Kapha s’installe, et avec lui les caractéristiques liées aux éléments de l’Eau et de la Terre, à savoir :

  • la masse,
  • la densité,
  • la lourdeur,
  • la lenteur,
  • la mollesse,
  • le flegme, ou littéralement en sanskrit « ce qui lie les choses entre elles » tel un principe de cohésion,
  • et la stabilité.

Le corps ralentit, s’engourdit, et devient plus sensible aux agressions extérieures.

On a tendance à dormir plus longtemps et à consommer des aliments plus nourrissants et réchauffants.

Principalement localisée dans la poitrine, la gorge, la tête, le nez et les sinus, en fonction de son équilibre avec le Dosha Vata, Kapha peut aussi bien mener à un renforcement de la détermination nécessaire à l’ancrage d’une stabilité saine, qu’à une stagnation symptomatique.

Ce qui explique littéralement les raisons de l’accumulation des mucosités dans les zones régies par ce Dosha, poussant l’organisme jusqu’à la congestion lorsqu’il se trouve en excès.

Toutefois c’est la surabondance simultanée de ces deux Dosha qui mènera à des affections hivernales, s’avérant plus ou moins graves et chroniques en fonction des natures, et de l’approche thérapeutique que nous en avons.

Parmi ces troubles nous pouvons généralement compter :

  • sinusite,
  • rhinite,
  • toux,
  • expectoration excessive,
  • bronchite,
  • constipation,
  • troubles nerveux,
  • déséquilibres circulatoires,
  • rhumatismes,
  • agitation et dispersion de l’énergie…

Qui, lorsqu’ils se transforment en maladies chroniques, constituent un terrain médiocre où de nombreuses autres affections trouveront le terreau de leur enracinement.

Mais bien évidemment, rien de tout cela n’est inévitable !

En prenant soin de considérer les réactions avant-coureuses du corps, et en ajustant ses habitudes en fonction de ses messages, l’Ayurveda garantit à tous qu’il est possible de vibrer à l’unisson avec les saisons sans être perturbé par une quelconque affection.

L’alimentation et la complémentation de la saison froide

L’alimentation joue un rôle prépondérant dans la gestion des énergies circulant à travers le corps.

Le côlon étant l’organe principalement lié à Vata, l’équilibre digestif doit faire partie de votre préoccupation essentielle.

Il est donc crucial de veiller à ce que votre premier cerveau diffuse une douce chaleur s’y enracinant progressivement au cours de la digestion.

Ne serait-ce que par le biais de cette dynamique salvatrice, votre peau se réhydratera et votre mental s’apaisera presque immédiatement.

En voici les principales fondations :

  • Manger chaud.
  • Eviter les boissons froides.
  • Limiter drastiquement les laitages.
  • Si vous consommez tout de même des produits laitiers, favorisez par exemple le Lassi : 1 tasse d’eau + 1 tasse de yaourt + épices ou sucres ou fruits mixés + fouettez jusqu’à obtenir une texture mousseuse.
  • Les fruits de saison cuits à basse température sont tout indiqués, à consommer avec des épices et éventuellement du miel, à condition qu’il soit ajouté après cuisson.
  • Cuisiner les légumes de saison vapeur ou sautés : potirons, châtaignes, carottes, patates douces…
  • Manger toutes sortes de noix, sans exagération toutefois pour les constitutions à tendance Kapha.
  • Varier les épices : cannelle, gingembre, curcuma, coriandre, cardamome, poivre noir, muscade, piment, piment doux…
  • Boire des tisanes épicées.
  • Eviter les excès de sucre.
  • Manger régulièrement des céréales complètes, riz, avoine, millet, sarrasin, amarante ou quinoa.
  • Et si possible, jeûner à l’aide de tisanes de sauge par exemple, une journée par semaine.

Tout en veillant à éviter les aliments trop secs et froids, et en favorisant ceux étant toniques, réchauffants et apaisants.

Quant à l’équilibre des saveurs, il permet à lui seul d’éviter un sentiment de confinement alimentaire.

Un tel sentiment n’est pas à négliger totalement, dans la mesure où il prend appui sur les faiblesses passagères qu’il rencontre, et risque à tout instant d’installer une morosité à même de ruiner votre détermination.

C’est pourquoi, ancestralement, les Indiens, même lorsqu’ils ne disposent que de quelques aliments de bases, ont toujours avec eux un cortège d’épices des plus raffinées.

Par ailleurs chaque saveur apporte, au-delà de la diversité enchantant les papilles et indépendamment des spécificités physico-chimiques des aliments, ses propres vertus.

Par exemple :

  • La saveur légèrement piquante active le métabolisme et accroît la production de chaleur, mais sans excès afin de ne pas aggraver Vata. Elle se trouve dans le gingembre, le raifort, le poivre, la girofle…
  • La saveur salée, pour sa part, régularise l’hydratation. Elle se trouve dans la sauce soja, les algues, le sel de mer non raffiné, le sel de l’Himalaya naturel…
  • La saveur astringente tonifie les tissus et élimine les excès de toxines et de gras. Elle se trouve dans les graines d’alfalfa germées, les lentilles, les fèves, le fruit de l’argousier, le thé…
  • La saveur acide favorise l’assimilation et assouplit le corps. Elle se trouve dans le citron, le kiwi, le radis, le vinaigre…

Et, en cas de constipation récalcitrante, une cure de Triphala, à raison de 6 à 8 gélules le soir avant le coucher accompagnées d’un verre d’eau tiède, fera merveille.

Les soins du corps

Loin des considérations esthétiques superficielles telles que nous les concevons souvent en Occident, l’Ayurveda intègre au processus global de santé les soins du corps et de la peau, s’en servant à la fois comme d’une jauge et un vecteur d’application thérapeutique.

Comme tout le monde le sait, il crucial de commencer par préserver son intégrité du froid.

Un seul choc thermique de plusieurs dizaines de degrés touchant des zones comme le cou, la poitrine, les chevilles ou les pieds, peut mener directement au mal.

On veillera également à se ménager un peu d’exercice quotidien, sans excès, que ce soit du yoga bien sûr, mais aussi du Qi Gong, ou tout simplement une longue promenade en forêt.

Pour enrayer le surplus de mucus présent dans les sinus, on commencera et l’on finira chaque journée par un nettoyage nasal à l’eau et au sel de mer non raffiné.

Sans oublier de se nettoyer la langue tous les matins, à l’aide d’un râpe-langue, afin d’augmenter le feu digestif et de désencombrer les voies respiratoires, tout en réduisant les toxines.

En complémentarité de ces gestes salvateurs, la puissance de l’Ayurveda s’exprime pleinement par la formulation d’huiles de massages tant réconfortantes, apaisantes, qu’hautement thérapeutiques.

La véritable huile de massage ayurvédique

Douceur, chaleur, apaisement et fluidité sont, vous l’aurez compris, à mettre au programme des plus courtes journées de l’année.

Mais ce n’est pas tout, puisque si la peau permet d’évacuer constamment des toxines, elle est aussi capable d’absorber des remèdes bien plus en douceur, justement, que par le biais d’une absorption stomacale.

Mais attention, l’intensité de la sécheresse cutanée et des tissus internes, ne sera pleinement vaincue qu’à condition que le massage soit pratiqué au moins trois fois par semaine.

Il est d’ailleurs possible de se masser seul afin de s’assurer de la fréquence appropriée, toutefois, lorsque cela est possible, n’hésitez pas à trouver un partenaire compétent et bienveillant.

Quant au choix de l’huile qui correspondra à la fois à la saison et aux besoins spécifiques de chacun, c’est tout un poème.

Lorsque l’on n’a pas la chance de pouvoir se la procurer dans un centre ayurvédique sur les conseils d’un thérapeute, les néophytes opterons souvent, et à raison, pour les grands classiques de la saison.

Et en ce qui concerne la saison hivernale, le plus grand trésor de la tradition ayurvédique n’est autre que l’huile Mahanarayan.

Déjà présente dans le Bhaishajya Ratnavali, faisant partie des plus anciens textes de l’Ayurveda, cette formule est un chef d’œuvre d’herboristerie et de compréhension, tant des aspects basiques que subtils, de l’organisme.

Sur une base d’huile de sésame et de lait, les propriétés de plusieurs dizaines de racines, tiges, feuilles, rhizomes, fleurs, écorces de bois et minéraux, y sont intégrées par le biais de longues et savantes cuissons douces.

Alternées afin de ne pas laisser la température monter au-delà d’un certain niveau, les cuissons successives sont pensées dans le but de préserver l’intégralité des propriétés de chaque composant.

Ainsi, l’huile Mahanarayan harmonise facilement Vata, qui crée, lorsqu’il est en excès, des désordres dans les sphères articulaires et musculaires tout en fragilisant les tissus, tant internes qu’externes.

La plante dominante de la composition de cette huile est le Shatavari ou Asparagus Racemosus, connue depuis la nuit des temps pour ses fabuleuses propriétés astringentes, toniques et rajeunissantes. Quant à la complémentarité des principales plantes qui composent ce remède, je vous en laisse seul juge :

  • de la racine de Witharia Somnifera, vitalisante et régénérante,
  • du Tribulus Terristris, puissant adaptogène,
  • de la racine de Stereospermum Suaveolens, excellente antioxydante,
  • du Solanum Xanthocarpum ou Kantakari, à la fois expectorant et carminatif, anthelminthique et astringent, amer et digestif,
  • de la racine de Sidacordifolia, stimulante,
  • de la racine de Premnia Integrifolia, anti-inflammatoire,
  • de la racine de Boerhavia Diffusa, stimulante cardiaque, diurétique et tonique hépatique,
  • de l’Abutilon Indicum, diurétique et anti-inflammatoire,
  • de la racine de Valeriana Wallichii, expectorante, circulatoire et calmant le système nerveux,
  • de l’Uraria Picta, antiseptique et stimulant la circulation des fluides corporels,
  • du Teramnus Labialo spreng, anti-inflammatoire, circulatoire, bénéfique pour les problèmes articulaires et la peau,
  • de la tige de Rubia Cordifolia, détoxifiante, anti-inflammatoire, circulatoire et anti-acnéique,
  • de la feuille de Pluchea Lanceolata, immunostimulante, bénéfique pour les bronches, agissant sur l’arthrose et les rhumatismes,
  • de la racine de Phaseolus Trilobus, antioxydante et protectrice du foie,
  • des fleurs de Mesuaferrea, circulatoires et facilitant le transit,
  • des graines de Foeniculum vulgare, digestives, atténuant les douleurs d’estomac et galactogènes, c’est à dire favorisant la lactation,
  • de la racine de Desmodium, tonifiante et fébrifuge,
  • des rhizomes de Cyperus Rotundus, relaxants musculaires, digestifs, détoxifiants, soutenant le foie et facilitant les menstruations,
  • des rhizomes de Curcuma Longa, anti-inflammatoires, antioxydants, bénéfiques pour le foie, l’estomac, les intestins, dépuratifs sanguin et agissant sur l’arthrose,
  • du Cinnamomum tamala nees, antidiabétique, régulateur de la circulation sanguine et anti-obésité,
  • du bois de Cedrus deodara, anti-ulcères, bénéfique pour les systèmes digestifs et respiratoires,
  • des fleurs de Butea Monosperma, digestives, traitant les désordres intestinaux et les hémorroïdes,
  • de la tige d’Aquilaria Agallocha, circulatoire sanguine, anti-inflammatoire, bénéfique pour les rhumatismes et l’arthrose, relaxant la vessie et traitant l’énurésie,
  • des rhizomes d’Acorus Calamus, traitant l’épilepsie, les maux de tête et les problèmes oculaires, bénéfique pour les sphères cérébrale et nerveuse…

Le tout régénérant non seulement la peau, mais agissant également à travers les pores comme un remède à diffusion lente.

En pratique…

Tout d’abord, afin de pratiquer un véritable massage ayurvédique, on utilisera l’huile Mahanarayan pure, ni diluée ni additionnée de quoi que ce soit.

Cependant il sera tout indiqué de la faire chauffer au bain-marie, à environ 40°, pendant deux à trois minutes, afin de bénéficier de l’intégralité de ses bienfaits.

Ensuite, on fera impérativement suivre le massage d’une application de tampons de sable chaud en cas de douleur intense, ou d’une serviette humide très chaude ou, mieux encore, d’un bain ou d’une douche chaude.

Dans la mesure où elle tonifie le système nerveux, restaure les fonctions vitales des organes et régule la formation des sept tissus, l’huile Mahanarayan agit à plus ou moins long terme sur :

  • les inflammations,
  • les douleurs articulaires,
  • les raideurs musculaires,
  • l’arthrose,
  • l’arthrite,
  • les tensions ligamentaires,
  • les courbatures,
  • les maux de dos,
  • les faiblesses locomotrices,
  • les blessures,
  • l’insuffisance cardiaque,
  • la goutte,
  • mais aussi l’anxiété,
  • le stress,
  • la fatigue psychique,
  • l’épuisement,
  • l’anxiété,
  • la dépression,
  • et même les cauchemars…

Traditionnellement, les massages réguliers à l’huile Mahanarayan sont réputés pour venir à bout de l’infertilité comme de la stérilité et de l’impuissance.

La complémentarité thérapeutique va jusqu’à englober l’impact olfactif du parfum que diffuse le remède, le favorisant et le considérant comme tout à fait déterminant pour ses vertus revigorantes, apaisantes et harmonisantes.

La couleur foncée du mélange et sa viscosité caractéristiques témoignent généralement de sa pureté, tandis que la douceur de son odeur rappelle le caramel, le bois, la sève et la résine.

Elle apporte immédiatement un fort sentiment d’ancrage, de quiétude, et apaise le mental sans peine.

Jean-Baptiste Loin

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6 Commentaires sur "L’huile Mahanarayan pour se recentrer en douceur"

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Malika
Invité
Malika

Merci pour le partage et la diffusion de vos connaissances….

Bien amicalement

Saïda
Invité
Saïda

Bonjour !

Ce courriel et ces conseils tombent à pic pour moi. Alors Merci !

Serait-il possible de savoir s’il existe un (bon !) thérapeute en médecine ayurvédique près de Vienne dans l’Isère. ?

Merci encore.

Donatien
Invité
Donatien

Bonjour !
Merçi de la missive

Chantal
Invité

Très intéressant. Merci merci.

nadia
Invité

Merci beaucoup pour tout et belle Année de Sagesse et de nature

Michel
Invité
Michel

Bel article ! Un seul bémol pour moi ; l’alimentation s’agissant des céréales complètes conseillées, qui, en effet, très fortes en lectines risquent de contribuer à acidifier le terrain sans compter les effets allergènes par la sphère intestinale.

Très respectueusement,

Michel

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