
La bonne nouvelle pour les Français habitant près d’une usine chimique, fumant trois paquets par jour ou buvant de l’eau de pluie non filtrée, c’est que vous n’êtes pas les seuls à être contaminés au cadmium.
La mauvaise nouvelle, c’est que même si vous mangez bio et êtes végétarien ou vegan, il vous suffit de manger régulièrement du pain, des pâtes, des biscuits, et de vivre dans une habitation ayant des canalisations un peu anciennes pour être tout autant, voire bien plus contaminé.
Selon un récent rapport de l’Anses publié en mars 2026 [1], 47,6% de la population adulte française dépasse les seuils toxicologiques maximaux pour le cadmium présent dans les urines.
Soit pratiquement un Français sur deux dont les niveaux ont doublé en moins de vingt ans. Hissant la France à un taux trois à quatre fois supérieur à ceux observés chez ses voisins belges, britanniques et italiens.
Impossible à montrer, ne laissant pas de traces oranges fluo dans les fleuves, ne décimant pas les troupeaux à son contact, silencieux, invisible, le cadmium s’installe confortablement dans vos reins, votre foie, sur vos signaux immunitaires depuis des années… avant de provoquer d’irréversibles dégâts.
Un métal lourd hyper toxique
Au cas où vous n’auriez jamais entendu parler de ce métal lourd faisant partie des plus toxiques pour l’humain, il peut être utile de rappeler ici les fondamentaux.
● Le cadmium est un élément chimique naturellement présent dans la croûte terrestre, dont la concentration dans votre organisme est particulièrement néfaste.
● Ce métal lourd s’accumule dans vos reins et votre foie, sans pouvoir s’éliminer par les mécanismes naturels. Une fois installé, il entame une demi-vie biologique de 10 à 30 ans avant de commencer à se dégrader. Autrement dit, le cadmium que vous ingérez aujourd’hui sera encore présent dans votre corps en 2055.
● Il est classé cancérogène avéré du groupe 1 par le CIRC ou Centre international de recherche sur le cancer [2], montrant un niveau de certitude similaire à celui du tabac industriel et de l’alcool. Pouvant provoquer principalement des cancers au niveau des poumons, du pancréas, de la vessie, de la prostate et du sein.
● Loin d’être exotique ou réservé aux pays en plein développement industriel, comme nous allons le voir tout de suite, il est présent partout dans la chaîne alimentaire, qu’elle soit industrielle ou bio.
Pourquoi la France est-elle la plus contaminée d’Europe ?
Pourquoi la France, ayant fait des efforts depuis des années pour l’innovation de cultures et artisanats biologiques est-elle quatre fois plus touchée que ses voisins ?
La réponse est simple. Alors que tous les pays du monde commençaient à prendre la mesure du danger pour les populations en abaissant leurs seuils de tolérance contre le cadmium, discrètement, en 2023, le gouvernement français fait exactement le contraire en permettant l’exception européenne la plus haute en acceptant un taux de 90mg par kilo.
Pourtant l’ANSES tire la sonnette d’alarme depuis des années en préconisant un taux maximal de 20mg par kilo, qui, si vous voulez mon avis, est déjà suffisamment risqué.
Mais pourquoi la France est l’un des deux seuls pays d’Europe à proposer des produits présentant un taux de cadmium anormalement élevé ?
Et comment se fait-il qu’elle aille dans le sens d’une augmentation des seuils lorsque tout le monde tente de faire machine arrière ?
Pour des raisons purement pécuniaires concernant le coût de l’achat des engrais, et la capacité de production du pays.
En effet, grâce à un accord spécial existant depuis des décennies, une énorme quantité d’engrais phosphatés sont régulièrement importés du Maroc et de Tunisie pour être épandus massivement sur les grandes plaines céréalières françaises.
Bien que fabriqués à partir de phosphates naturels extraits de roches sédimentaires, qu’ils soient transformés chimiquement ou utilisés tels quels en bio, les roches dont ils sont issus contiennent les plus hauts taux de cadmium enregistrés dans ce type de productions.
Tandis que les pays à l’est de la France, ne profitant pas de ce partenariat historique avec le Maroc, se fournissent auprès de mines slaves n’enregistrant pas un taux de cadmium aussi élevé.
Pendant ce temps, un Français sur deux, les enfants et les personnes âgées en première ligne en faisant les frais à bien plus court terme, sont victimes, ou sur le point de devenir victimes d’un empoisonnement au cadmium.
Étant donné la probabilité que vous puissiez, et ayez pu être ne serait-ce que partiellement confronté à ce poison, je vous propose sans plus tarder d’évaluer le plus précisément possible votre profil d’exposition personnelle.
Votre profil d’exposition personnelle
Vous mangez surtout des végétaux ?
Les végétariens, devant souvent trouver des protéines végétales dans les aliments céréaliers et légumes confrontés aux engrais, sont bien malheureusement les plus exposés à l’accumulation de cadmium.
Parce qu’ils consomment plus d’aliments cultivés que les autres, mais aussi parce qu’ils sont plus souvent confrontés à des carences en fer.
Or, si votre taux de fer est bas, votre intestin compense en absorbant davantage de cadmium, partageant le même transporteur d’assimilation que ce dernier.
Vous mangez de tout, normalement ?
Bien que les végétariens puissent dépasser les 50% de chance de contamination, les 47,6% de la population testés au-delà des seuils ne sont pas nécessairement végétariens, ce sont des consommateurs ordinaires de pain, de pâtes, de biscuits et de céréales.
Le risque ne résidant pas dans l’excès occasionnel de l’une de ces denrées, mais dans la consommation quotidienne de l’une ou plusieurs d’entre elles.
Vous fumez ?
Après le végétarisme, le tabac est la seconde source de cadmium.
Une cigarette apporte entre 0,1 et 0,2 microgramme de cadmium inhalé directement absorbé par les poumons, et ce sans passer par les filtres digestifs.
Ainsi, des tests ont montré que le groupe témoin de fumeurs, contre celui des non-fumeurs, avec une alimentation identique, présente des taux de cadmium supérieurs de plus de 50% à ceux des non-fumeurs.
Vous vivez dans un vieil immeuble ou une maison des années 50 ?
Les contrôles officiels de la qualité de l’eau potable affichent des concentrations en cadmium proches de zéro, mais ces analyses sont réalisées en sortie de station de traitement, pas à votre robinet. Entre la station et votre verre, plusieurs kilomètres de canalisations peuvent suffire à tout changer.
Dans les habitations avec plomberie galvanisée antérieure à 1960, des concentrations allant jusqu’à 1,4 µg/L ont été mesurées au premier jet du matin [6]. L’eau stagne la nuit dans les vieilles canalisations, se charge en cadmium par corrosion de l’acier galvanisé, et vous l’avalez avec votre premier verre d’eau matinal.
Concernant l’eau, la réglementation française est de 5 µg/L tandis que l’OMS recommande 3 µg/L. Cependant, même 1,4 µg/L, quotidiennement, pendant des années, peut générer une accumulation provoquant à terme des troubles aussi imprévisibles, qu’irréversibles.
Ce que le cadmium vous fait
Les reins : C’est l’organe qu’il cible en priorité. Le cadmium s’y accumule et détruit progressivement les tubules rénaux, ces micro-canaux qui filtrent les déchets sanguins. Les premiers signes, incluant des pertes de protéines et de minéraux dans les urines, arrivent bien avant que les analyses standard puissent montrer quoi que ce soit d’alarmant. Environ 25% des insuffisances rénales chroniques lui sont imputables.
Les os : Perturbant le métabolisme du calcium et du phosphore, le cadmium fragilise la structure osseuse, et contribue à l’ostéoporose indépendamment à toute carence en vitamine D ou en calcium. La maladie Itai-Itai au Japon, qui a commencé en 1912 dans la vallée de la rivière Jinzu suite aux pollutions minières de Kamioka, a mis des décennies à être reconnue comme intoxication au cadmium [7]. Les victimes, majoritairement des femmes ayant vécu plusieurs grossesses, souffraient de fractures osseuses spontanées. Une intoxication vraisemblablement provoquée par une importante contamination du riz par le cadmium.
Le cœur et les artères : Des études épidémiologiques mettent en corrélation un risque cardiovasculaire accru, même avec des niveaux sanguins de cadmium modérés.
Le système immunitaire : Faisant l’objet d’une attention croissante dans la littérature scientifique, une revue systématique de 2023 parue dans Science of the Total Environment [8] établit que l’exposition à certains métaux lourds dont le cadmium, le plomb, l’arsenic et le mercure réduit le nombre de lymphocytes, perturbe la réponse immunitaire adaptative, et altère les anticorps des enfants exposés.
La question des vaccins ARNm et des nanoparticules
La directive ICH Q3D (R2) est un texte européen fixant les limites d’impuretés en métaux lourds, dont le cadmium, le plomb, l’arsenic et le mercure, dans les médicaments injectables [10].
Étrangement, elle admet cependant une liste d’exclusions où apparaissent explicitement… les vaccins.
Autrement dit, les contrôles indépendants de lots de vaccins réalisés par les laboratoires officiels européens portent tous sur l’identité de l’ARNm, la stérilité, l’encapsulation, la puissance immunologique [11], mais l’obligation réglementaire de tester les traces de métaux lourds ou nanoparticules ne s’applique pas.
À ce sujet, une étude publiée en octobre 2024 par des chercheuses argentines du CONICET, Diblasi et Sangorrín, avec leurs co-auteurs Monteverde et Nonis, s’avère fort parlante.
Après avoir analysé par spectrométrie de masse à plasma inductif, soit une méthode analytique très officielle, 13 flacons de six marques de vaccins COVID [12], 55 éléments chimiques non déclarés ont été détectés, dont :
- du cadmium dans 18% des échantillons
- du chrome dans 100%
- de l’arsenic dans 82%
- et du nickel dans 59%.
Mais suite à cette étude spontanée, le CONICET a ouvert des procédures disciplinaires contre les deux chercheuses après la publication [13].
Le CONICET, ou Consejo Nacional de Investigaciones Científicas y Técnicas, est le Conseil national des recherches scientifiques et techniques d’Argentine, l’équivalent argentin du CNRS français.
Toutefois, la législature de la province de Río Negro a demandé au président du CONICET de justifier ces procédures.
Menant, lors d’une audience judiciaire en 2022, l’ANMAT, soit l’ANSM argentin, à reconnaître publiquement ne pas analyser les composants des vaccins, mais seulement valider les déclarations des fabricants [14].
Un manque de transparence réglementé officieusement, qui, à mon avis, ne gangrène pas que l’Argentine.
Les zones géographiques vous exposant le plus au cadmium
En dehors de la contamination alimentaire concernant toute la population, certains territoires cumulent une exposition supplémentaire ayant pu vous exposer au fil des ans à travers votre eau du robinet :
● Bassin Lens-Douai (Pas-de-Calais) Noyelles-Godault, Courcelles-lès-Lens, Évin-Malmaison, Dourges, Leforest et communes adjacentes.
Sur un périmètre de 650 hectares de sols contaminés, héritage de l’ancienne fonderie Metaleurop ayant déversé ses déchets entre 1894 et 2003. La HAS a recommandé un dépistage cadmium spécifique en octobre 2024, qui n’a toujours pas eu lieu [15].
● Viviez (Aveyron)
Anciens sites métallurgiques du bassin Tarn-Aveyron, il entraîne depuis longtemps des restrictions préfectorales concernant l’usage des puits et jardins potagers.
● Chauny (Aisne)
Les nappes phréatiques y sont contaminées par l’ancienne usine Rhône-Poulenc, l’usage de l’eau du robinet y est formellement interdit.
● Beauce (Eure-et-Loir, Loiret, Essonne, Loir-et-Cher)
Première région céréalière française, c’est aussi celle utilisant le plus intensivement les engrais phosphatés depuis les années 1950.
● Brie (Seine-et-Marne, Marne)
Mêmes caractéristiques que pour la Beauce, grandes cultures, sols argilo-limoneux calcaires, accumulation connue.
● Soissonnais (Aisne)
Région de grandes cultures et contamination historique industrielle, voir Chauny.
● Picardie (Somme, Oise)
Combinaison engrais phosphatés et retombées atmosphériques historiques des bassins industriels nordistes.
● Nord-ouest parisien
À cause de ses activités industrielles, la région parisienne et du nord de la France montre des teneurs en métaux lourds supérieures aux valeurs observées dans les sols ordinaires, mais surtout à cause d’apports de boues d’épandage de la plus grande station de traitement des eaux usées d’Europe située au nord-ouest de Paris. Menant les populations y consommant régulièrement de l’eau du robinet non osmosée, à des contaminations cumulées de cadmium, zinc, plomb et nickel. Phénomène enregistré dans la base ANADEME de l’ADEME sur la base de 11000 échantillons géoréférencés.
● Bassin Seine-Normandie, rivière Seine et flux
Le bassin Seine-Normandie regroupe 17,25 millions d’habitants dont 55 % concentrés sur l’agglomération parisienne. L’agriculture et l’industrie y sont très importantes et entraînent des pollutions additionnelles des cours d’eau en cadmium. Selon Gonzalez, la Seine fait partie des estuaires les plus contaminés au monde, avec un flux de cadmium annuel de 2590kg. Flux descendant vers les zones agricoles de Beauce/Brie/Soissonnais avant de traverser l’agglomération parisienne pour rejoindre l’estuaire normand.
● Alsace, contamination agricole diffuse et nappe rhénane
En Alsace, les lieux les plus touchés sont la plaine d’Alsace (Bas-Rhin, Haut-Rhin) associant grande intensité agricole céréalière et viticulture, deux secteurs gourmands en engrais phosphatés. La nappe phréatique rhénane, première réserve d’eau souterraine d’Europe, historiquement exposée à des contaminations par l’activité industrielle du couloir rhénan et des lessivages agricoles. Mais aussi le chlorure de potassium extrait des mines de potasse d’Alsace, bien que fermées, ayant été associé à des impuretés de cadmium dans les gisements.
● Bassin Loire-Bretagne
La contamination chimique au cadmium et métaux a été analysée dans plusieurs régions du bassin Loire-Bretagne. À savoir le bassin de Marennes-Oléron et le littoral vendéen pour le cadmium et autres métaux issus de la Gironde, la Loire pour le cadmium et le plomb, et l’Aulne pour des contaminations d’origine minière dans les monts d’Arrée près des mines de Poullaouen-Huelgoat.
● Sud-Ouest
Les flux de cadmium entrant et sortant à la parcelle dans les exploitations porcines du Sud-Ouest de la France ont été quantifiés lors d’un programme de recherche nommé CETIOM. Le transfert et l’accumulation du cadmium au long des différentes étapes de la production porcine ont pu y être étudiées en détail. Le Grand Sud, incluant la Nouvelle-Aquitaine, y associe élevage intensif, alimentation animale phosphatée chargée en cadmium, et épandage de lisier sur des sols agricoles, créant un vecteur de contamination cumulatif.
Afin d’y voir plus clair, et pour vous permettre d’identifier facilement les vecteurs de pollution en fonction des zones, voici une carte de France illustrée accompagnée de légendes.
Les 5 solutions naturelles et mesures préventives
Heureusement, le monde hystérique dans lequel nous vivons, confrontant les populations les moins informées aux pires dangers, vient avec ses antidotes. En termes de prévention, mais aussi de soins et désintoxications salvatrices.
● 1 – Osmoser l’eau du robinet
C’est la mesure la plus simple et rapide à appliquer.
L’osmose inverse est la seule technologie domestique qui élimine au niveau moléculaire le cadmium, les pesticides, PFAS, résidus médicamenteux, nanoparticules, substances de synthèse et nitrates. La membrane osmotique présente une porosité de l’ordre de 0,0001 micromètre, soit environ 500 fois plus petite qu’une bactérie.
La Perfect’Eau de Jundo est une fontaine à osmose inverse à 4 niveaux de filtration, conçue pour se poser sur un plan de travail sans installation de plomberie ou intervention extérieure. Elle intègre un bloc de charbon Moso artisanal dans son pichet externe pour reminéraliser l’eau osmosée avant consommation, ce qui résout l’inconvénient classique de l’eau osmosée trop déminéralisée. Une cartouche tout-en-un à changer une fois par an. Cinq températures disponibles, y compris eau chaude pour le thé et la cuisine.
Ce geste, à lui seul, élimine l’une de vos sources d’exposition quotidienne figurant parmi les plus importantes.
● 2 – Le Moso 3000 en cure interne
Le charbon de bambou Moso ultra-activé est un charbon végétal produit artisanalement au Japon à partir du bambou Phyllostachys edulis, dont la croissance exceptionnelle génère un bois d’une densité microporale que l’industrie n’a jamais réussi à reproduire synthétiquement.
Activé dans des fours de briques de terre crue hermétiques, sans acide, sans résidu chimique, micronisé à moins de 10 microns, il développe une surface d’adsorption de 3000 m²/gramme, tandis qu’un charbon activé ordinaire développe au maximum 800 m²/g à 2000 m²/g pour les plus industriels.
Le Moso 3000 est le seul charbon activé présent sur le marché à adsorber efficacement le cadmium et les nanoparticules de cadmium dans un même temps.
Pour vous aider à procéder à une détox globale comprenant les adipocytes, la lymphe et la sphère cérébrale, je propose jusqu’au 2 Avril un accompagnement sur mesure en promotion pour le Printemps. Vous pouvez réserver votre place sur cette page, ou en apprendre plus en cliquant ici.
● 3 – La Phycocyanine pour réparer le terrain abîmé et réinformer l’immunité
Le cadmium génère un stress oxydatif permanent dans les cellules. Un peu comme une rouille à l’intérieur des tissus, elle fragilise exponentiellement les membranes cellulaires tout en perturbant les signaux immunitaires.
Même si une détox intégrale au charbon et à la NAC peut vous libérer du pire, votre terrain n’en restera pas moins déréglé et épuisé par cette longue contamination.
La Phycocyanine est le pigment bleu extrait de la spiruline, étant à ce jour l’un des antioxydants naturels les plus étudiés pour son action sur les cellules souches hématopoïétiques, à l’origine de la production des cellules sanguines, y compris les lymphocytes du système immunitaire. Ré-informant l’immunité déréglée par les polluants, elle offre aussi une capacité antioxydante supérieure à la vitamine E ainsi qu’une faculté à produire une énergie cellulaire indispensable au tonus et au moral.
Utilisée en cure après ou en parallèle d’une cure de charbon, à 3 heures d’intervalle, après un nettoyage interne garantissant l’évacuation du cadmium, elle répare en profondeur.
À considérer éventuellement conjointement avec une cure de Vitamine C liposomale pour les cas les plus graves.
● 4 – La Spiruline pour reminéraliser
Le cadmium étant à l’origine de déficits minéraux fonctionnels vous privant de fer, zinc, cuivre et calcium, vous pouvez avoir une alimentation en apparence parfaite et présenter des carences en zinc ou en fer, simplement à cause de la présence de cadmium.
La spiruline (Arthrospira platensis) est l’une des sources les plus concentrées en fer biodisponible, zinc, cuivre, magnésium et protéines complètes. Elle contient de la chlorophylle, dont la structure moléculaire est proche de l’hémoglobine, des phyconutriments soutenant la détoxification hépatique, et une densité nutritionnelle que peu d’aliments atteignent avec la présence équilibrée de fer et de calcium.
À prendre en cure parallèle au charbon, en respectant la règle des 3 heures, pour reconstituer ce que les polluants ont siphonné.
● 5 – Manger autrement, sans privation majeure
Réduire son exposition alimentaire au cadmium ne demande pas de devenir expert en toxicologie alimentaire ni de renoncer aux plaisirs de la table. Mais tout simplement de varier autant que possible ce que vous consommez au quotidien.
Ce qu’il est important de réduire :
● Le pain blanc, les pâtes et les biscuits industriels et bio de grande distribution intensive qui accumulent une exposition chronique via le blé.
Les remplacer partiellement par :
○ Le riz basmati (faible absorbant du cadmium)
○ Le sarrasin, le millet, le quinoa
○ Les flocons d’avoine bio pour le petit-déjeuner, à la place des céréales de blé
Ce que vous pouvez mettre davantage en avant :
● Légumes verts feuillus (épinards, brocolis, blettes, haricots verts), le calcium et le magnésium étant les antagonistes naturels du cadmium.
● Légumineuses (lentilles, pois chiches, haricots) en remplacement partiel des céréales. Elles sont moins chargées en cadmium, riches en zinc et en fer.
● Œufs, dont la teneur en cadmium est négligeable, et permettant un apport de protéines complètes et de zinc.
● Produits laitiers fermentés (yaourt, kéfir, fromage de qualité), étant donné que le calcium inhibe directement l’absorption intestinale du cadmium.
● Fruits riches en vitamine C (agrumes, kiwis, fraises, poivrons crus), la vitamine C soutient l’élimination des métaux lourds et protège les cellules du stress oxydatif.
● Ail, persil, coriandre, dont les propriétés chélatrices douces, documentées dans la littérature naturopathique, participeront à son élimination des voies rénales.
● Curcuma + poivre noir ou Lait d’or, pour profiter de sa puissante action anti-inflammatoire et antioxydante.
Plus spécifiquement pour les végétariens :
● Varier les glucides est encore plus important que pour les omnivores
● Un bilan ferritine annuel peut s’avérer utile
● Associer systématiquement de la vitamine C aux repas riches en légumineuses avec tomate, poivron, kiwi, baies en dessert, pour maximiser l’absorption du fer non héminique et bloquer au maximum l’absorption du cadmium.
Ce que vous pouvez demander à vos élus et à votre médecin
À votre médecin vous pouvez demander un dosage de la cadmiurie, ou cadmium urinaire, lors de votre prochain bilan sanguin. Ce test est remboursable dans certains cas mais peu prescrit parce que peu demandé.
À votre maire pourquoi la limite française est instaurée à 90 mg/kg de cadmium dans les engrais tandis que l’Anses demande depuis 2021 un abaissement à 20 mg/kg. La Hongrie, par exemple, est à 20 mg/kg depuis longtemps et ces informations sont publiques.
À tout hasard si vous habitez dans le périmètre Metaleurop et que votre médecin ne sait pas encore qu’un dépistage cadmium y a été recommandé par la HAS en octobre 2024, montrez-lui ce dossier.
Bien à vous,
Jean-Baptiste Loin
Ressources et sources :
[1] Rapport Anses, mars 2026 – Exposition de la population française au cadmium https://www.anses.fr/fr/content/cadmium-reduire-exposition
[2] CIRC / IARC – Monographies groupe 1, cadmium https://monographs.iarc.who.int/
[3] Règlement européen (UE) 2019/1009 sur les engrais https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/?uri=CELEX:32019R1009
[4] Arrêté ministériel français février 2023 – Seuil engrais cadmium porté à 90 mg/kg (Journal officiel de la République française, source primaire)
[5] Étude ESTEBAN, Santé publique France, 2021 – Imprégnation de la population française par le cadmium https://www.santepubliquefrance.fr/docs/impregnation-de-la-population-francaise-par-le-cadmium.-programme-national-de-biosurveillance-esteban-2014-2016
[6] Santé Canada – Cadmium dans l’eau du robinet, canalisations vieillissantes https://www.canada.ca/fr/sante-canada/services/substances-chimiques/trousse-outils-evaluation-risque/cadmium.html
[7] Maladie Itai-Itai, Japon – Centre de recherche sur la maladie de Toyama http://www.city.toyama.lg.jp/sections/1098/
[8] Zheng K et al., Science of the Total Environment, 2023 – Effets des métaux lourds sur l’immunité des enfants (revue systématique) PMID : 36669659 – https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36669659/
[9] Li et al., Environmental Pollution, 2025 – Association métaux sériques et anticorps vaccinaux, 1 076 enfants de Guangzhou https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0269749125016501
[10] ICH Q3D (R2) – Directive EMA sur les impuretés élémentaires dans les médicaments (exclusion explicite des vaccins, p. 1) https://www.ema.europa.eu/en/ich-q3d-elemental-impurities-scientific-guideline
[11] EDQM – Contrôle officiel de libération de lots (OCABR) vaccins COVID https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9950138/
[12] Diblasi L, Sangorrín M, Monteverde M, Nonis D – « At Least 55 Undeclared Chemical Elements Found in COVID-19 Vaccines » – ICP-MS, octobre 2024 https://www.researchgate.net/publication/384844917
[13] Proyecto Comunicación N° 1220/2025 — Législature de la Province de Río Negro, Argentine – Demande d’explication au CONICET https://web.legisrn.gov.ar/legislativa/proyectos/ver?c=P&n=1220&a=2025
[14] TierraPura – Documentation audience judiciaire ANMAT 15/11/2022, Tribunal Fédéral 4 Mar del Plata (Argentine) https://tierrapura.org/2025/09/03/argentina-el-conicet-sumario-a-cientificas-que-analizaron-de-manera-independiente-vacunas-covid-19/
[15] Association PIGE / ARS Hauts-de-France – Dépistage Metaleurop Nord 2022 + demande HAS octobre 2024 (Sources : presse locale Pas-de-Calais, communications association PIGE)
[16] Neuvonen PJ et al. – « Effect of activated charcoal on hypercholesterolaemia » – Lancet, 1986 PMID : 2874369 – https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/2874369/
[17] Hung KC et al. – « Efficacy of novel activated bamboo charcoal in reducing uremic toxins » – PeerJ, 2025 PMID : 40093417 – https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40093417/
[18] Position Statement AACT/EAPCCT – Multi-dose activated charcoal in acute poisoning https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/10581339/
Pour un maximum de praticité, vous pouvez télécharger le tableau de synthèse des zones contaminées au cadmium, en cliquant ici.


































