
Chronologie de la chute d’un empire
Depuis les débuts des propagandes sur le réchauffement climatique, mais surtout à partir du Covid et des confinements, j’ai l’étrange sentiment que ces affaires sont liées.
Naturellement, un pressentiment ne faisant pas une réalité, j’ai pris le temps de chercher.
Un temps relativement long, je vous l’accorde, qui a peut-être donné à certains l’impression que j’abandonnais ma mission.
Abandonner non, mais il est vrai que j’attendais le moment opportun pour en faire une juste synthèse.
Et il vous fera peut-être plaisir d’apprendre que ce moment, c’est maintenant.
Je vous dirai à la fin, plus en détail, pourquoi.
Pour le moment, votre attention va se porter sur la chronologie la plus surprenante et la mieux sourcée que la presse libre de santé naturelle puisse vous livrer.
Cette chronologie parle de votre passé, d’un futur auquel vous ne serez peut-être jamais confronté, mais surtout du présent, seule alternative à l’enfermement de l’un ou de l’autre.
Cet article étant lui-même une petite offrande discrète dédiée à la réémergence de ce présent dans nos sociétés.
Peur, dépendance collective et surveillance globale
Derrière les bonnes intentions apparentes de politiques comme One Health, que l’on peut traduire par « Une seule santé », ou des lois, normes et contraintes se dégageant du constat de l’arrêt progressif du Gulf Stream, ou encore de techniques paranoïaques faisant la guerre à un virus fabriqué par l’homme… se trouve un fil conducteur.
Un fil destiné à relier des politiques de peur et d’inéquité à une dépendance, ainsi qu’à une surveillance collective et globale.
Un fil se déroulant sur le terrain de la soumission des esprits et de l’impression de pauvreté.
Celle de corps, de consciences, de communautés confrontés à des forces colossales qui s’appuient sur certaines réalités du dérèglement climatique, de l’érosion sociale et de la surmédicalisation de la santé pour vous dicter faits et gestes depuis des bureaux climatisés, entre Davos et Washington.
Pourtant, avant de dire passivement oui, ou de ne rien dire, il peut être instructif de passer quelques minutes à comprendre ce qui se déroule depuis vingt ans dans l’hémisphère ouest du globe, et quel était le plan des élites pour régenter officiellement la planète.
Dans différents articles traitant d’entomophagie, de la suprématie du pétrole, du pétrodollar, de la crise du Covid, ou encore de la reprise de techniques nazies à l’échelle industrielle, je parlais d’un plan semblant avoir été prémédité depuis des décennies ; aujourd’hui, je parle d’une seule et même volonté.
Mais c’est vraiment par le biais de la santé, c’est-à-dire le domaine à la fois le plus sensible, le plus intime et le plus vital d’un être humain, que cette volonté de contrôle a été la plus flagrante.
C’est pourquoi, pour couronner la suite d’articles ayant déroulé la saga et les manigances de l’empire américain, voici les origines du projet One Health.
Au commencement, ils étaient tous vétérinaires
Ce qui a tout d’abord attiré mon attention, dans le sens de projets soutenus par les mêmes entités et groupes d’intérêts, c’est leur source globale au XIXe siècle.
Tout comme le désir de régir l’entomophagie, la recherche sur les nanoparticules de graphène ou l’inquiétude d’une crise climatique devant la surexploitation des ressources naturelles, One Health est un concept qui a été repris des prémisses de l’époque de la domination coloniale, avant d’être adapté à ses propres populations.
C’était d’ailleurs une époque où la frontière entre médecine animale et humaine n’existait pas, où le pathologiste allemand Rudolf Virchow, qui forgea aussi le mot « zoonose » en étudiant un ver porcin, affirmait bien volontiers que la médecine ne fait qu’une [1].
Enfin, avant que cette vision ne soit brisée par les sciences modernes, créant entre médecins et vétérinaires une scission qui a amené ces derniers, pendant près d’un siècle, à réclamer la reconnaissance d’une parité de leur activité médicale.
Puis c’est seulement en 1984 qu’un certain Calvin Schwabe, vétérinaire épidémiologiste de l’université de Davis, reprit la philosophie tronquée de Virchow à partir d’une note qui traînait dans les archives du CDC, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, pour l’appliquer à son traité.
Traité où apparaît pour la première fois l’expression « One Medicine », soit Une seule médecine [1].
Et c’est le 29 septembre 2004 que tout se met en place.
La Wildlife Conservation Society réunit à l’université Rockefeller de New York, avec le soutien de la Fondation Rockefeller, médecins et vétérinaires autour de la circulation des maladies entre humains, animaux domestiques et faune sauvage. À cette occasion, les douze « principes de Manhattan », comme on allait les appeler, furent présentés publiquement [1] [2]. Le SRAS venait de passer sans que l’on en comprenne l’origine, et la grippe aviaire courait d’une volaille à l’autre ; toutes les audiences étaient déjà happées par la peur de la bête contaminante.
Quant aux principes de Manhattan, ils sont tout aussi archaïques que le complexe de supériorité qui hante les esprits les ayant forgés, si vous voulez mon avis.
Une parodie d’empathie visant au contrôle total, osant parler de vision holistique alors même que ses auteurs chassent toute autre méthode de santé que l’allopathie, au mépris de tout bon sens.
Cependant, à vous de vous faire votre propre idée :
- Reconnaître le lien essentiel entre la santé des humains, des animaux domestiques et de la faune sauvage, et la menace que la maladie fait peser sur les populations, leur alimentation, leurs économies et la biodiversité dont dépendent les écosystèmes.
- Reconnaître que les décisions sur l’usage des terres et de l’eau ont des conséquences sanitaires réelles : quand on l’oublie, la résilience des écosystèmes se dégrade et les schémas d’émergence des maladies se déplacent.
- Intégrer la science de la santé de la faune sauvage comme composante essentielle de la prévention, de la surveillance, du suivi, du contrôle et de l’atténuation des maladies à l’échelle mondiale.
- Reconnaître que les programmes de santé humaine peuvent grandement servir les efforts de conservation.
- Concevoir des approches adaptatives, holistiques et tournées vers l’avenir, qui tiennent pleinement compte des interconnexions entre espèces face aux maladies émergentes et résurgentes.
- Chercher à intégrer pleinement les perspectives de conservation de la biodiversité et les besoins humains, y compris ceux liés à la santé des animaux domestiques, dans les réponses aux menaces infectieuses.
- Réduire la demande et mieux réglementer le commerce international d’animaux sauvages vivants et de viande de brousse, pour protéger les populations sauvages mais aussi limiter les transmissions entre espèces ; ce commerce y est qualifié de menace réelle pour la sécurité socioéconomique mondiale.
- Restreindre l’abattage massif d’espèces sauvages en liberté aux seuls cas où un consensus scientifique international et pluridisciplinaire établit une menace urgente et significative pour la santé humaine, la sécurité alimentaire ou la santé de la faune.
- Accroître l’investissement dans les infrastructures mondiales de santé humaine et animale, à la mesure des menaces ; une meilleure capacité de surveillance et de partage rapide d’informations doit améliorer la coordination entre agences publiques et ONG, institutions de santé publique et animale, fabricants de vaccins et de produits pharmaceutiques et autres parties prenantes.
- Nouer des relations de collaboration entre gouvernements, populations locales, secteur privé et secteur associatif pour relever ensemble les défis de la santé mondiale et de la conservation.
- Doter de ressources suffisantes des réseaux mondiaux de surveillance de la santé de la faune, qui échangent leurs informations avec la santé publique et la santé animale agricole, au titre des systèmes d’alerte précoce.
- Investir dans l’éducation et la sensibilisation des populations du monde, et dans l’influence sur le processus politique, afin de faire reconnaître le lien entre santé et intégrité des écosystèmes.
Le texte se conclut sur l’affirmation qu’aucune discipline ni aucun secteur ne détient seul le savoir et les ressources nécessaires, qu’aucune nation ne peut inverser isolément la perte d’habitats, et que seule la suppression des barrières entre agences, individus, spécialités et secteurs permettra d’y parvenir.
Vous m’en direz tant.
Puis, le 14 avril 2007, l’American Veterinary Medical Association adopte la proposition de son président, Roger Mahr, de créer un groupe de travail « One Health » de treize personnes, chargé de définir le concept plus en détail et d’étudier une campagne de coopération entre professions de santé, universités, agences et industries contre les maladies transmises d’une espèce à l’autre [3].
En juillet de la même année, c’est au tour de l’American Medical Association, dirigée à l’époque par Ronald Davis, de voter à l’unanimité une résolution jumelle [1], et du CDC, par la voix de sa directrice, Julie Gerberding, de plaider devant les vétérinaires pour un front commun des deux professions [4].
L’année d’après, en juillet 2008, le rapport final porte un titre censé resserrer les rangs, « One Health : un nouvel impératif professionnel » [3].
À l’époque, comme pour le Club de Rome, l’ONU, l’OMS, puis plus tard le CDC, Médecins sans frontières et, plus tard encore, le Téléthon… on aurait pu croire que cela partait d’une bonne intention.
Mais avec le temps, il a bien fallu se résigner à ranger nos espoirs au placard et à réaliser que ce nouveau système politique hors frontières avait choisi comme arme principale, en plus des canons, d’avoir l’air innocent et doué de bonnes intentions.
Et le concept One Medicine était un parfait prétexte pour restructurer les fondations de la profession médicale.
Si ce n’est, comme vous avez pu le constater pendant la crise du Covid, qu’au lieu d’élever la santé animale au rang de la santé humaine, ils ont plutôt décidé d’abaisser la médecine humaine au rang des connaissances vétérinaires.
Lorsque le CDC s’en empare… à nouveau
En 2009, Lonnie King, vétérinaire, alors directeur du centre national du CDC pour les maladies zoonotiques, propose la création d’un Bureau One Health, le premier de ce genre dans une agence fédérale américaine [1] [5]. À ce sujet, le CDC explique, et la phrase vaut le détour, la raison justifiant que cette initiative récupérée dans les tiroirs des archives des années 40 ait fait le tour des médias :
Le bureau fut créé « comme point de contact pour les organisations de santé animale et pour maximiser les possibilités de financement externe » [1].
L’aveu, en d’autres termes, que cette belle initiative est en réalité un guichet de banque déguisé.
L’année suivante, du 4 au 6 mai 2010, le CDC accueille en Géorgie, et plus exactement à Stone Mountain, l’OMS, la FAO, ou Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, ainsi que l’Organisation mondiale de la santé animale, dans le but de rendre One Health opérationnel à grande échelle.
Au programme : formations, réseautage mondial, évaluation des besoins par pays et, en toutes lettres, élaboration d’un « argumentaire commercial » destiné aux bailleurs [1].
Le concept est alors mûr pour devenir un programme étendant la juridiction de la santé publique, qui ne concernait auparavant que les êtres humains, aux animaux, aux aliments, à l’eau, aux sols et au climat [6].
Incluant dans une même surveillance chaque citoyen, au même rang que le bétail et les espèces sauvages.
Tout cela débouchant bien entendu sur une normalisation de la santé par le vide.
Elle contraint à des études, dont le terrain est l’univers pharmaceutique, des laboratoires qui n’en ont pas les moyens, et qui se font racheter ou mettre en faillite pour défaut de conformité.
En Europe, le règlement de 2006 sur les allégations de santé exige des études d’intervention humaine pour chaque plante, et en 2009, pas une seule allégation végétale n’a obtenu d’avis favorable, pendant que la Commission suspendait l’examen de 2 078 allégations, qui attendent bien sagement leur mise sur le marché depuis seize ans [7].
Un rapport remis à un ministère français en 2010 avertissait déjà du risque « d’assécher le marché » des remèdes de plantes et « d’écarter les PME » mécaniquement [8]. Pourtant, sans sourciller, le 30 avril 2025, la Cour de justice de l’Union a tranché qu’en dehors de la liste officielle, aucune vertu ne peut être vantée pour un remède naturel [9].
Pendant ce temps, Nestlé rachetait Nature’s Bounty et Solgar pour 5,75 milliards de dollars [10] et Sanofi s’offrait Qunol, leader américain de la coenzyme Q10 et du curcuma [11].
Personne n’a interdit les plantes, non : on leur a juste imposé un examen qu’elles ne peuvent payer, face à une série de rachats de petites entreprises respectueuses des pratiques naturelles, pour être transformées en usines à produits de synthèse.
One Health n’en est pas la cause, c’est une des branches menant au fantasme d’élites financières convaincues qu’elles pourront contrôler le monde par un système de santé lié à la surveillance.
L’OMS en a profité au passage pour adopter, en mai 2025, un vieux projet ayant échoué en France : une stratégie mondiale pour la médecine traditionnelle, assortie de la condition expresse d’une intégration « fondée sur des données probantes » [12]. Soit, pour ainsi dire, un tribunal du médicament dopé aux amphétamines pour juger les plantes et leurs bienfaits.
La mondialisation de la santé
À présent, revenons à notre chronologie. En octobre 2008, en Égypte, devant plus de 120 pays réunis contre la grippe aviaire, la FAO, l’OMS, l’OMSA, l’UNICEF et la Banque mondiale publient un cadre stratégique commun qui transforme One Health, selon les mots du CDC, en « une approche recommandée et une réalité politique » [1].
En 2010, l’accord entre la FAO, l’OIE et l’OMS formalise ladite coopération [1].
Ce n’est pourtant qu’en 2022 que le Programme des Nations unies pour l’environnement s’y joint, en publiant un plan d’action conjoint pour 2022 à 2026 en six axes :
- capacités des systèmes de santé ;
- zoonoses émergentes ;
- zoonoses endémiques et maladies vectorielles ;
- sécurité des aliments ;
- antibiorésistance ;
- environnement [13].
Et le 14 août 2026, autant dire hier, ce plan a été prolongé jusqu’en 2029 [14].
Notons que sa définition a été réécrite en 2021 par un panel d’experts dont le rôle était d’adapter la propagande aux esprits du Vieux Continent, avant d’être reprise par la Commission européenne : une approche se voulant « intégrée et unificatrice », visant à « équilibrer et optimiser durablement la santé des personnes, des animaux et des écosystèmes » [15].
Autant dire que l’Union européenne, dont les compétences en santé humaine demeurent très limitées, a sauté sur la proposition en y voyant un levier par la santé animale [16].
La France, le bon élève de la soumission
Depuis quelques années, Paris s’est juré de tenir l’étendard, tentant de profiter de la brèche créée par la rupture des États-Unis avec l’OMS.
Le 7 avril 2026, à l’initiative du président de la République, Lyon a accueilli le premier sommet de chefs d’État consacré à One Health, dans le cadre de la présidence française du G7, avec l’ambition déclarée de « repenser le cadre institutionnel mondial en santé » pour faire de cette approche une « boussole » des politiques publiques [17] [18].
Une déclaration sur la réforme de l’architecture mondiale de la santé y a été adoptée par une vingtaine d’États, mais aussi par Gavi, le PNUD, l’UNICEF, Unitaid et l’OMS [19], et le lendemain, l’OMS prenait la présidence de cette jolie petite Quadripartite [20]. Résultat en France ? L’Anses l’applique à ses évaluations, le CESE lui a consacré une déclaration en mars 2026 et la Bretagne en a fait l’axe de sa feuille de route santé [21] [22].
Et ce, après que McKinsey a été reconnu comme « la clef de voûte de la campagne vaccinale » française, pour 11,63 millions d’euros et sept commandes entre novembre 2020 et février 2022, comprenant des documents préparés jusqu’au Président de la République et au Conseil de défense, sous une clause contractuelle exigeant que le cabinet reste « derrière les rideaux », sans logo sur ses livrables [23]. Étonnant que personne ne s’en insurge ?
Le traité contre les pandémies
Le 20 janvier 2025, le président américain signait un décret ordonnant le retrait de son pays de l’OMS et refusant par avance d’être lié par le futur accord sur les pandémies [24], décision devenue effective le 22 janvier 2026 [25].
Mais, comme vous le savez si vous avez suivi nos actualités sur Substack, le traité sur les pandémies, lui, n’a pas disparu.
Il a été adopté à Genève le 20 mai 2025, après un vote en commission de 124 voix pour, aucune contre et onze abstentions, dont l’Italie, la Pologne, la Slovaquie, Israël, la Russie et l’Iran [26] [27]. Et en y regardant de plus près, son article 5 est entièrement consacré à l’approche One Health [28].
À cela près que le texte ne peut être signé tant que son annexe sur l’accès aux agents pathogènes et le partage des avantages n’est pas globalement adoptée. C’est pourquoi, malgré son empressement, en mai 2026, l’Assemblée mondiale de la Santé a dû renvoyer la question à mai 2027, ou à une session extraordinaire pouvant se tenir d’ici là [29].
Certains y lisent l’esquisse d’un gouvernement mondial de la santé, ou en tout cas la volonté d’un conformisme unilatéral des comportements en la matière. Une affirmation qu’il me serait difficile, en tant que journaliste spécialisé, de réfuter, et, en tant qu’être humain, de nier.
L’ambition de « repenser le cadre institutionnel mondial » figure noir sur blanc dans les documents du sommet de Lyon [18], tandis que le calendrier, lui, se lit sur toutes les cartes publiées par les instances en question depuis des décennies.
Une urgence, une désorganisation et une pagaille que nous avons ressenties face à l’agitation que provoque, chez les élites occidentales, l’émergence des BRICS. Cette organisation financière de l’ancien « tiers-monde » pèse désormais plus du tiers de la richesse mondiale en parité de pouvoir d’achat, devant le G7, et plus de la moitié de la population de la planète, tout en ne détenant encore que 15 % des droits de vote au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale [30] [31].
Par réflexe, un centre qui vacille cherche un cadre qui lui survive, et il semble raisonnable de penser que l’architecture sanitaire mondiale en fait partie.
Jacques Attali, au début de 2010 sur Public Sénat, disait « rêver d’un Jérusalem devenant capitale de la planète », un jour unifiée autour d’un gouvernement mondial [32]. Ce qui n’était pas un plan sournoisement orchestré par un émissaire de l’ombre, mais l’aveu d’un vieil appétit, venu de la bouche d’un homme acclimaté aux dommages collatéraux et aux tentatives d’amélioration de la nature, du temps où il fut conseiller spécial de François Mitterrand.
De la ferme (d’insectes) à l’assiette
Et pendant que les sommets se succèdent à coups de caviar et de champagne, l’assiette du contribuable se vide.
J’ai consacré à cette question une enquête de trois cents pages, commandée par les éditions Trédaniel dans la foulée d’un article de Réponses Bio sur le même sujet, réécrite trois fois à la demande de directrices de collection successives, puis abandonnée par lettre recommandée de rupture, destinée à ne jamais paraître.
Pourtant, inutile de faire des cachotteries d’éditeur : le plan est public.
Dès 2013, la FAO présentait les insectes comme une réponse à la sécurité alimentaire mondiale [33] ; le 20 janvier 2025, la Commission européenne autorisait la poudre de larves de ver de farine dans le pain, les gâteaux, les pâtes, les fromages et les compotes [34].
Le terrain a été clairement préparé.
Alors que 16 % des Français ne mangent pas à leur faim, une proportion qui a doublé entre 2016 et 2023 [35], 31 % peinent aujourd’hui à s’offrir trois repas sains par jour [36] ; les prélèvements obligatoires atteignent des records historiques dans toute l’Union, avec la France en tête [37]. Et pendant que le contribuable est ruiné par l’impôt, la norme, la bureaucratie et l’inflation, des firmes comme Innovafeed, qui ont étonnamment ramifié leurs réseaux internationaux tandis que les éleveurs agonisaient, préparent une protéine de remplacement déjà intégrée aux partenariats agroalimentaires. Appelez cela famine organisée ou incurie : qui fera la nuance, la faim au ventre ?
L’abondance du vivant
Ceux qui font la guerre à la famine, au dérèglement climatique, aux virus, à la pauvreté, au chaos… sont ceux qui les apportent.
D’une part parce qu’au lieu d’atténuer le mal, cette obsession devient rapidement amplificatrice, et d’autre part parce que leur pouvoir se nourrit de ce qu’ils prétendent combattre. Les mêmes acteurs y créent le danger, contraignent à une parade sans alternative, et la vendent sans précaution.
Quand le mal et le remède sortent de la même maison, la prudence n’est pas du complotisme, c’est un réflexe de survie.
La souveraineté, ici, ne se décrète pas à Genève, elle se construit dans votre cuisine, votre cave et votre carnet d’adresses.
Une réserve de trois mois de denrées sèches.
Une eau que vous savez filtrer en toutes circonstances.
Un carré de terre, même un balcon, avec des semences vivaces et une dizaine de plantes que vous savez reconnaître, préparer et doser.
Un producteur dont vous connaissez le visage et la qualité du travail.
Un dossier médical que vous tenez vous-même, en y intégrant sans hésiter tout ce qui guérit sans vous mettre en danger.
Et surtout une compréhension suffisante de votre organisme pour ne déléguer à personne ce dont le reste dépend.
Quand un organisme entend réguler la santé à l’échelle de la planète, il est plus important que jamais de réaliser que la vôtre commence à l’échelle de votre conscience individuelle.
Or, devant ce constat, je pense, sans pouvoir me tromper dans une très large mesure, que nous sommes face au déclin final de cette volonté avilissante.
Jérusalem aurait dû être sécurisée depuis longtemps pour que l’ambition d’y installer une capitale mondiale puisse encore atteindre l’agenda 2030 initialement fixé.
Mais la guerre entre l’Iran et les États-Unis, Israël et le Liban, la Palestine, et finalement l’embrasement global du Moyen-Orient, trouvant un nouveau front d’alliance avec la Russie, la Chine et la Corée du Nord, ne semblent pas près de prendre fin sans l’application de mesures qui ruineraient toutes les parties, voire pire.
L’horloge tourne, et il n’est plus tout à fait sûr qu’un second Covid fasse les choux gras des Occidentaux.
Le dragon chinois est prêt à engloutir les marchés en s’adaptant à toutes les réticences.
Les bastions occidentaux en Extrême-Orient coupent leurs attaches pour prendre leur destin en main.
L’horloge tourne, et le seul gouvernement mondial à l’horizon est l’agitation meurtrière de systèmes issus de démocraties gâtées par la corruption et le désir de pouvoir, engraissées par des entreprises carnassières victimes de leur propre cannibalisme.
En d’autres termes, et les années à venir le diront, bien qu’il soit plus mal en point qu’il ne l’a jamais semblé, le monde libre a gagné.
Comme prévu, de l’Occident en décomposition va bientôt renaître la sagesse que l’Orient vient d’oublier.
Une sagesse qui infuse depuis les années soixante et qui, comme une graine prête à s’ouvrir, est en train de germer dans un jardin secret.
Bien à vous,
Jean-Baptiste Loin
Sources :
- CDC, One Health History, chronologie officielle, mise à jour du 14 avril 2025. https://www.cdc.gov/one-health/about/one-health-history.html
- Lee K., Brumme Z. L., Operationalizing the One Health approach: the global governance challenges, Health Policy and Planning, 2013. https://academic.oup.com/heapol/article/28/7/778/826736
- American Veterinary Medical Association, One Health: A New Professional Imperative, rapport final du groupe de travail, 15 juillet 2008. https://www.avma.org/sites/default/files/resources/onehealth_final.pdf
- One Health Commission, History. https://www.onehealthcommission.org/en/why_one_health/history/
- CDC, About CDC’s One Health Office. https://www.cdc.gov/one-health/php/about/index.html
- CDC, About One Health, périmètre des sujets One Health. https://www.cdc.gov/one-health/about/index.html
- Commission européenne, document de travail de 2020 sur l’évaluation des allégations de santé relatives aux plantes, résumé par RNI Consulting (aucune allégation végétale favorable en 2009, liste « on hold » de 2 078 allégations). https://www.rni-consulting.com/en/ec-evaluation-of-botanical-health-claims-and-nutrient-profiles/ ; Parlement européen, service de recherche, Health claims made on foods, 2023 (44 000 allégations déposées, 4 600 retenues, 222 autorisées). https://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/STUD/2023/747456/EPRS_STU(2023)747456_EN.pdf
- Assemblée nationale, question écrite n° 83400 de Véronique Besse, 13e législature, 2010, citant le rapport remis à un ministère français et présenté au Parlement européen le 28 avril 2010. https://questions.assemblee-nationale.fr/dyn/13/questions/QANR5L13QE83400.pdf
- Cour de justice de l’Union européenne, arrêt du 30 avril 2025, affaire C 386/23 Novel Nutriology, analysé par King et Spalding. https://www.kslaw.com/news-and-insights/european-court-of-justice-restricts-advertising-for-food-with-botanicals
- Nestlé, communiqué, acquisition des marques de The Bountiful Company pour 5,75 milliards de dollars, 30 avril 2021. https://www.nestle.com/media/pressreleases/allpressreleases/nestle-acquire-core-brands-the-bountiful-company-health-nutrition-portfolio
- Sanofi, communiqué, Sanofi completes acquisition of Qunol, 29 septembre 2023. https://www.sanofi.com/en/media-room/press-releases/2023/2023-09-29-15-59-05-2752155
- OMS, Stratégie mondiale pour la médecine traditionnelle 2025-2034, adoptée à la 78e Assemblée mondiale de la Santé, mai 2025. https://www.who.int/fr/publications/i/item/9789240113176 et https://www.who.int/fr/news/item/26-05-2025-seventy-eighth-world-health-assembly—daily-update–26-may-2025
- Quadripartite, Plan d’action conjoint « Une seule santé » 2022 à 2026, version française. https://www.woah.org/app/uploads/2022/04/plan-daction-conjoint-une-seule-sante-fr.pdf
- OMS, Quadripartite collaboration extends the One Health Joint Plan of Action to 2029, 14 août 2026. https://www.who.int/news/item/14-08-2026-quadripartite-collaboration-extends-the-one-health-joint-plan-of-action-to-2029
- Commission européenne, One Health, définition reprise du panel d’experts de haut niveau. https://health.ec.europa.eu/one-health/overview_en ; version française : https://www.paca.ars.sante.fr/une-seule-sante
- Brosset E., Première approche de l’approche One Health en droit de l’Union européenne, HAL, 2025. https://hal.science/hal-05444913v1/file/Premiere-approche-de-l-approche-One-Health-en-droit-de-l-Union-europeenne-E-Brosset-03-25.pdf
- Présidence de la République, One Health Summit, 7 avril 2026. https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2026/04/07/one-health-summit-pour-une-meilleure-sante-du-vivant-et-de-la-planete
- Ministère de la Transition écologique, La France accueillera le One Health Summit à Lyon, communiqué. https://www.ecologie.gouv.fr/presse/france-accueillera-one-health-summit-lyon-du-lundi-6-mardi-7-avril-2026
- Geneva Environment Network, One Health and the Role of Geneva, déclaration adoptée en marge du sommet de Lyon. https://www.genevaenvironmentnetwork.org/resources/updates/one-health/
- OMS, One Health Summit, Lyon, 7 avril 2026, présidence de la Quadripartite au 8 avril 2026. https://www.who.int/fr/news-room/events/detail/2026/04/05/default-calendar/one-health-summit
- Anses, One Health : une seule santé pour les êtres vivants et les écosystèmes. https://www.anses.fr/fr/content/one-health-une-seule-sante-pour-les-etres-vivants-et-les-ecosystemes
- CESE, Déclaration du Bureau, One Health pour toutes et tous, mars 2026. https://www.lecese.fr/sites/default/files/pdf/Avis/2026/DC202603_01_OneHealth.pdf ; Région Bretagne : https://www.biotech-sante-bretagne.fr/europe-one-health-une-approche-devenue-incontournable-en-europe-et-en-france/
- Sénat, commission d’enquête sur l’influence croissante des cabinets de conseil, rapport n° 578 (2021 à 2022), étude de cas Covid, 16 mars 2022. https://www.senat.fr/rap/r21-578-1/r21-578-124.html
- Maison Blanche, décret 14155, Withdrawing the United States from the World Health Organization, 20 janvier 2025. https://www.whitehouse.gov/presidential-actions/2025/01/withdrawing-the-united-states-from-the-worldhealth-organization/ ; analyse KFF : https://www.kff.org/global-health-policy/the-u-s-government-and-the-world-health-organization/
- Département américain de la Santé, United States Completes WHO Withdrawal, 22 janvier 2026. https://www.hhs.gov/press-room/united-states-completes-who-withdrawal.html
- OMS, L’Assemblée mondiale de la Santé adopte un accord historique sur les pandémies, 20 mai 2025. https://www.who.int/fr/news/item/20-05-2025-world-health-assembly-adopts-historic-pandemic-agreement-to-make-the-world-more-equitable-and-safer-from-future-pandemics
- ONU Info, Nations adopt historic pledge to guard against future pandemics, liste des abstentions, 21 mai 2025. https://news.un.org/en/story/2025/05/1163451
- Assemblée mondiale de la Santé, résolution WHA78.1 et texte de l’Accord de l’OMS sur les pandémies. https://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA78/A78_R1-fr.pdf ; clause de souveraineté citée par l’OPS : https://www.paho.org/fr/nouvelles/20-5-2025-lassemblee-mondiale-sante-adopte-accord-historique-sur-les-pandemies-afin
- OMS, 79e Assemblée mondiale de la Santé, bulletin du 19 mai 2026. https://www.who.int/fr/news/item/19-05-2026-seventy-ninth-world-health-assembly—daily-update–19-may-2026
- Banque de France, Élargissement des BRICS : quelles conséquences potentielles pour l’économie mondiale ?, janvier 2024 (31,6 % du PIB mondial en parité de pouvoir d’achat en 2022, devant le G7). https://www.banque-france.fr/fr/publications-et-statistiques/publications/elargissement-des-brics-quelles-consequences-potentielles-pour-leconomie-mondiale
- Le Grand Continent, Les BRICS s’élargissent, 2 janvier 2025 (40,4 % du PIB mondial en parité de pouvoir d’achat et 51 % de la population avec les partenaires). https://legrandcontinent.eu/fr/2025/01/02/les-brics-se-dotent-de-9-nouveaux-etats-partenaires-le-groupe-represente-desormais-51-de-la-population-et-40-du-pib-mondial/ ; Agence Ecofin, 7 avril 2023 (15 % des droits de vote au FMI et à la Banque mondiale). https://www.agenceecofin.com/gestion-publique/0704-107263-les-brics-depassent-pour-la-premiere-fois-le-g7-en-termes-de-contribution-au-pib-mondial-en-parite-de-pouvoir-d-achat
- Jacques Attali sur Public Sénat, extrait vidéo (Dailymotion, 2010). https://www.dailymotion.com/video/xecywq ; commentaire de JForum, 13 mars 2012. https://www.jforum.fr/Jerusalem-capital-du-nouvel-ordre-mondial-par-Jacques-Attali-VIDEO.html
- FAO, Edible insects: future prospects for food and feed security, Forestry Paper 171, 2013. https://www.fao.org/4/i3253e/i3253e.pdf
- Règlement d’exécution (UE) 2025/89 de la Commission du 20 janvier 2025. https://eur-lex.europa.eu/eli/reg_impl/2025/89/oj/fra
- Crédoc, Les multiples facettes de la précarité alimentaire, juillet 2025 (16 % de la population). https://www.credoc.fr/publications/les-multiples-facettes-de-la-precarite-alimentaire ; doublement entre 2016 et 2023 : https://www.ici.fr/infos/economie-social/precarite-alimentaire-16-des-francais-declarent-ne-pas-manger-a-leur-faim-selon-une-etude-du-credoc-4334316
- Secours populaire et Ipsos, 19e baromètre de la pauvreté et de la précarité, septembre 2025. https://www.secourspopulaire.fr/barometre-ipsos-spf-2025-des-millions-de-francais-dans-la-crainte-du-lendemain/
- Insee, Taux de prélèvements obligatoires au sein de l’Union européenne, données Eurostat extraites le 12 février 2026 (45,3 % du PIB en France en 2024, 40,4 % dans l’Union à 27). https://www.insee.fr/fr/statistiques/2381410
































Totalement consciente et en accord avec votre vision ! Merci
Je vous rejoins de près car j’ai toujours été assoiffée de connaissances diverses. Et j’apprends aussi bien sûr, donc merci. Mais je ne suis pas aussi « optimiste » que vous. Si j’en juge par les gens que je côtoie, je ne peux qu’être déçue et désespérée d’un monde un peu moins horrible. Ils sont tous pro-vaxx, m’enjoignaient à être prudente avec l’hantavirus, etc. Mes propos lucides les dérangent et, parfois, je les sens sidérés et leurs regards en disent long sur ce qu’ils pensent de ma santé mentale…
Isabelle Bonjour, Dans un monde normalisant, tout est pensé pour vous donner l’impression qu’il n’y a que la norme, mais ce n’est qu’une impression. La majorité suit des directives contre son propre intérêt, et c’est déplorable de le constater, mais cette majorité suivra aussi ce qui la libère de ses chaînes quand elle en aura retrouvé le pouvoir. Pas tous, certes, mais c’est bien de diversité que le monde est fait, et personne ne va contre la diversité. Le terrorisme intellectuel de cette dernière décennie est tel que les sains d’esprit ont de bonnes chances de se croire fous. Mais… Lire la suite »