Les études cliniques des huiles essentielles

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Il n’existe que peu d’études cliniques démontrant l’efficacité des huiles essentielles, cependant il y en a quelques unes.

Réalisées un peu partout dans le monde, bien que « timidement », depuis des dizaines d’années des recherches scientifiques prouvent ce que les aromathérapeutes savent depuis toujours : les huiles essentielles tiennent leurs promesses.

Que ce soit en France, en Allemagne, en Chine, en Iran, aux États-Unis, en Angleterre, au Nigeria, en Corée, à Madagascar… les études menées en milieu hospitalier prouvant l’efficacité des huiles essentielles ne peuvent plus être ignorées.

Contre des pathologies allant du simple trouble cutané jusqu’au cancer, en passant par les maladies nosocomiales, les preuves scientifiques abondent.

Cependant, afin de démontrer en quelques paragraphes l’immense potentiel des huiles essentielles, et bien que cela puisse être comparable à sauter à cloche-pied, en aveugle, devant un peloton d’exécution, nous allons en profiter pour tenter un exercice périlleux.

Parler de l’intérêt thérapeutique des huiles essentielles, non pas en faisant référence à leurs mémorables bienfaits relatés de par le monde, depuis la nuit des temps jusqu’à présent.

Non pas en se référant aux dernières études in vitro, montrant la faculté des huiles essentielles d’Eucalyptus et de Laurier noble, grâce à leur richesse en 1,8-cineole, à se lier à la principale protéinase du Covid-19, créant un mécanisme hydrophobe ayant pour conséquence d’inhiber la réplication du virus, donc d’éviter l’aggravation des symptômes. (1)

Ni en citant les études compilées dans la thèse de docteur en pharmacie rédigée par Nawel Ziti-Freville (2), invitant à tester plus en profondeur non seulement l’action inhibante des huiles antivirales, mais également leur capacité à :

  • neutraliser le virus avant qu’il n’ait eu le temps d’envahir les cellules,
  • détériorer l’enveloppe du virus,
  • se fixer sur les récepteurs de la membrane cellulaire, empêchant les virus de s’y installer,
  • détruire l’enveloppe protégeant le virus, le rendant infiniment plus facile à vaincre par le système immunitaire.

En d’autres termes, la facilité immémoriale des huiles essentielles à parasiter les virus, tout en endiguant l’apparition de symptômes infectieux.

Non, je m’en abstiendrai, et nous n’aborderons pas non plus directement le problème des coronavirus.

À la place je vous propose de vous focaliser sur les dommages collatéraux que le manque de reconnaissance des huiles essentielles implique en général, et plus particulièrement dans le cadre de la présente crise.

La mémoire de l’humanité

Lors d’une épidémie, la partie de la population courant le plus de risques est bien évidemment la plus vulnérable.

En particulier les personnes âgées et les malades, au système immunitaire déficient.

Soit une partie conséquente de la population mondiale, représentant plusieurs centaines de millions de personnes, pour lesquelles le taux de mortalité du Covid-19 n’est pas de l’ordre des 3,4% actuellement affichés, mais pouvant atteindre, en fonction des antécédents et de l’âge, jusqu’à 27%. (4)

Par ailleurs, qui s’étonnerait vraiment si, avec le recul, ces pourcentages doublaient ?

Or, il est intolérable d’entendre certaines personnes déclarer qu’elles sont prêtes à mourir sous prétexte qu’elles sont vieilles ou malades, comme si elles en développaient une sorte de culpabilité, de honte.

Non, il va de soi que la honte retomberait instantanément sur les survivants n’ayant rien tenté pour prêter assistance à leurs anciens.

Les maladies nosocomiales : un facteur aggravant

Depuis des décennies, des études montrent que les hôpitaux sont le théâtre d’étranges cortèges microscopiques peuplant les coins, les recoins et les espaces invisibles.

Des virus, oui, mais aussi des microbes, des bactéries et des champignons, un microcosme sporadique apparaissant de-ci, de-là, résistant aux désinfectants comme aux antibiotiques, se baladant de lits en lits, cherchant de nouveaux univers à coloniser.

Indépendamment, les maladies nosocomiales sont peu préoccupantes puisqu’elles peuvent être relativement facilement traitées.

Cependant, en cas d’épidémies, elles représentent un facteur aggravant que l’on aurait tort de négliger.

Voir mon précédent article « Le furoncle, peut-être plus grave qu’il n’y paraît »

Par exemple, un individu, même jeune, contaminé par un Staphylocoque doré à l’hôpital, sera bien plus sensible aux risques de septicémie accrus par le coronavirus.

En fonction de la médication et de la capacité du personnel soignant à déceler ce détail, la probabilité de décès par prolifération du virus, qui était comparativement bien en-dessous de celle d’un sexagénaire, s’en trouvera fortement augmentée.

Prenons un instant pour imaginer le même scénario avec une personne âgée ou convalescente…

Les huiles essentielles dans les hôpitaux

Dans son étude intitulée « Aromathérapie clinique en Europe », Annelise Lobstein, du Laboratoire d’Innovation thérapeutique de la Faculté de Pharmacie de Strasbourg, a compilé d’impressionnantes statistiques concernant l’utilisation des huiles essentielles en milieu hospitalier. (5)

Malheureusement cantonnées à des pratiques qu’elle juge encore trop « timides » en France, Annelise Lobstein fait état d’une volonté globale à intégrer les précieuses huiles aux protocoles :

En Allemagne, sur 46 hôpitaux de la région ouest, 28 ont confirmé avoir régulièrement recours aux huiles essentielles pour des cas plus ou moins graves.

En Suisse le service de maladies infectieuses du Centre Hospitalier Universitaire Vaudois, à Lausanne, utilise fréquemment les huiles essentielles en cas de :

  • douleurs,
  • maux de tête,
  • inconforts digestifs,
  • stress,
  • anxiété…

Pour l’unité de soins palliatifs de l’hôpital de Belle-rive, à Genève, les huiles sont destinées à soulager les douleurs et à assainir les chambres.

En Belgique, sur 37 hôpitaux francophones, les huiles essentielles sont utilisées dans 42% d’unités de soins palliatifs, 23% de services d’oncologie, 23% de maternités et 12% de services divers.

La majorité n’utilisent les huiles que pour optimiser le bien-être des patients, mais une bonne partie tout de même, soit 37%, les emploient efficacement à des fins thérapeutiques.

En France, il n’y a comparativement que peu d’institutions de santé ayant recours aux huiles essentielles, mais nous pouvons tout de même d’ores et déjà compter parmi elles :

  • Le CHU de Rennes et son équipe mobile de soins palliatifs.
  • Le Centre J. Perrin de Clermont-Ferrand avec son département d’oncologie médicale.
  • Le centre hospitalier de Valenciennes et son pôle gériatrie, où une dizaine de protocoles d’aromathérapie validés par l’équipe médicale sont pratiqués depuis des années.
  • L’Hôpital St Nicolas d’Angers, également avec son pôle gériatrie où l’on pratique la diffusion d’huiles essentielles ainsi que des massages relaxants, ayant un impact positif à la fois sur les patients, leur famille, et les soignants.
  • L’Hôpital Pasteur de Colmar et son service d’oncohématologie, ayant régulièrement recours aux huiles essentielles contre les troubles nerveux, les insomnies, les problèmes digestifs dont, notamment, les nausées induites par les chimiothérapies.

Où, la satisfaction des patients témoignant de résultats positifs auprès des équipes de soignants, a permis d’intégrer l’utilisation des huiles essentielles aux services de réanimation médicale.

  • Les maisons de retraite de Nancy, utilisant la diffusion par nébulisation dans les chambres et les lieux communs pour purifier, désinfecter et relaxer l’atmosphère.
  • Et enfin, le Centre Pierre Valdo de Marmoutier, qui a mis en place depuis plusieurs années des protocoles d’aromathérapie contre la nervosité, l’épilepsie, l’automutilation, le mutisme, les ulcères, les reflux gastriques, les troubles du transit, les infections ORL, respiratoires, grippales, et la prévention des épidémies.

Des études cliniques sur la diffusion d’huiles essentielles contre les maladies nosocomiales

Dans son mémoire de fin d’études, Justine Monvoisin a réalisé une intéressante synthèse des études cliniques de l’aromathérapie, et ce plus spécifiquement contre les maladies nosocomiales. (6)

Les preuves in vitro concernant l’efficacité des huiles essentielles antibactériennes contre E. Coli sont frappantes.

D’autant plus frappantes qu’on y découvre que la diffusion sous forme de particules ultra fines, appelées nanoemulsion en anglais, amplifie la capacité des huiles essentielles à modifier l’intégrité de la membrane cellulaire des bactéries. (7)

Une étude similaire menée par des chercheurs tchèques à l’Université des Sciences de la Vie de Prague, montre quant à elle l’activité de plusieurs huiles essentielles contre le Staphylocoque doré. (8)

Aux États-Unis cette fois, l’action anti-microbienne de plusieurs huiles essentielles s’est avérée plus efficace que les antibiotiques utilisées contre Pseudomonas airuginosa et le Staphylocoque doré. (9)

Nous pourrions en citer encore quelques autres, cependant nous nous arrêterons à une dernière publication comparant pour sa part l’utilisation des huiles essentielles avec les procédures standard d’assainissement, visant à éviter les maladies nosocomiales.

Menée sur cent douze lits et couloirs pendant plus de cinq mois, cette vaste étude montre non seulement qu’en pratiquant la nébulisation d’huiles essentielles les maladies nosocomiales à l’hôpital ont reculé de 90%, mais aussi que la prescription de médicaments avait très rapidement diminué comme suit :

  • plus aucun besoin de mucolytiques ou bronchodilateurs,
  • 70% d’antibiotiques prescrits en moins,
  • 67% d’anti-inflammatoires stéroïdiens en moins,
  • et une diminution de 33% d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Cela, bien évidemment, sans accuser le moindre effet indésirable sur les patients.

Sur la base de ces travaux l’équipe de chercheurs conclut que les huiles essentielles testées ont « un grand potentiel pour réduire la contamination microbienne dans les environnements hospitaliers critiques tels que les salles d’hospitalisation ». (10)

Et vous, faites-vous confiance à la diffusion d’huiles essentielles ?

Jean-Baptiste Loin

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Sources et références scientifiques :

(1) Étude in vitro de Sharma, A.D., montrant l’inhibition de la principale protéinase du Covid-19 par l’eucalyptol à partir d’huile essentielle d’Eucalyptus : https://www.preprints.org/manuscript/202003.0455/v1

(2) Thèse de docteur en pharmacie de Nawel ZITI-FREVILLE : https://pepite-depot.univ-lille2.fr/nuxeo/site/esupversions/af28f865-0202-44b7-9486-f8144803237a

(3) Site d’échange en aromatologie : https://aromatologie.wixsite.com/rencontres-digitales/1eres-rencontres

(4) Étude américaine sur le taux de mortalité du Covid-19 en fonction de l’âge : https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/69/wr/mm6912e2.htm

(5) Étude d’Annelise Lobstein sur l’ « Aromathérapie clinique en Europe » : http://www.ethnopharmacologia.org/boutique/article-aromatherapie-clinique-en-europe-aperc%CC%A7u-de-quelques-pratiques-hospitalieres-et-des-difficultes-rencontrees-n52-decembre-2014/

(6) L’aromathérapie dans les études cliniques : https://pepite-depot.univ-lille2.fr/nuxeo/site/esupversions/3f1e0bd7-ac43-46c4-9fad-a1ed3969a6ca

(7) R. MOGHIMI and al, 2016, Superior antibacterial activity of nanoemulsion of Thymus daenensis essential oil against E. coli, Food Chemistry, Vol. 194, pp 410-415

(8) L. NEDOROSTOVA and all, 2011, Antibacterial effect of essential oil vapours againstdifferent strains of Staphylococcus aureus including MRSA, Flavour and Fragrance Journal, Vol. 26, pp 403-407

(9) N. L. KAVANAUGH – K. RIBBECK, 2012, Selected Antimicrobial Essential Oils Eradicate Pseudomonas spp. and Staphylococcus aureus Biofilms, Applied and Environmental Microbiology, Vol. 78, No. 11, pp 4057–4061.

(10) Études comparative de la diffusion d’huiles essentielles contre les procédures standard d’assainissement : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27062958

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irmaSylvieRéponses BioClaudemyma Auteurs de commentaires récents
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Sylvestre
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Sylvestre

merci

Chriss
Invité
Chriss

merci infiniment, et l’homéopathie alors ?

Amatxi
Invité
Amatxi

Merci beaucoup j’utilise souvent es tu He

Gilbert
Invité
Gilbert

merci

ANNIE HUMBRECHT
Invité
ANNIE HUMBRECHT

cela est tout recent : étant en confinement je ne pouvais aller chez ma dentiste suite à une inflammation de ma gencive autour d’une couronne; j’ écouté ses conseils et je me suis fait des bains de bouche avec huile d’olive et HE de giroflier en alternance avec tee Trea; au bout de é jours ça allait nettement mieux et au bout de 5 jours tout était rentré dans l’ordre, je peux à présent manger normalement et l’inflammation s’est envolée

katia
Invité
katia

Bonjour et Merci!

Pat
Invité
Pat

Merci pour votre super article, moi je me sers des huiles essentielles également et pour presque tout et j’en suis extrêmement contente.

ANITA
Invité
ANITA

merci

Ceppi
Invité
Ceppi

Merci je suis convaincue et diffuse des huiles chez moi

benoit janine
Invité

merci de tout cœur pour vos textes. il faut absolument que les instances reconnaissent le bien fondé de l’usage des huiles essentielles. Moi qui les conseille depuis 40 ans je n’ai aucun doute sur leur efficacité.

benoit janine
Invité

a la liste des hôpitaux il vous manque Montélimar
merci pour vos articles

VILEO
Invité
VILEO

très instructif pour compléter des connaissances déjà acquises et mettre en pratique les conseils donnés Merci pour votre aide

Anne
Invité
Anne

Je suis au Canada. Comment est-il possible de se procurer votre didacticiel des huiles essentielles? Merci de votre considération.

Réponses Bio
Admin

Bonsoir Anne,
Vous pouvez le commander sur cette page :
https://reponsesbio.shop/boutique/maison/fragrances/diffuseur/aromatherapie-quotidien/
Étant complètement numérique, vous pourrez télécharger l’ensemble des fichiers depuis chez vous, et les consulter où et quand vous le souhaitez.
A bientôt,
Nina

myma
Invité
myma

Merci

Claude
Invité
Claude

Merci et on lâche pas

Sylvie
Invité
Sylvie

Merci

irma
Invité
irma

Merci à vous