Problèmes psychologiques ? La solution est peut-être homéopathique !

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comment soigner les problèmes psychologiques avec l'homéopathie

Qui ne connaît ces petits troubles psychologiques que l’on appelle nervosité, insomnie, anxiété, déprime, voire idées fixes ou phobies ?

Plutôt que de les trainer tout au long de votre vie en croyant que c’est « normal », pourquoi ne pas y mettre fin à l’aide de quelques granules, complexes et autres préparations homéopathiques ? 

L’homéopathie s’est, depuis longtemps, placée au tout premier rang des médecines naturelles capables d’agir sur votre psychisme

Et pour cause : la conception hahnemannienne de la santé et de la maladie a toujours été de nature franchement psychosomatique

Vos problèmes émotionnels sont donc, la plupart du temps, pris en compte par l’homéopathe sérieux.

D’ailleurs, les patients venant consulter pour des troubles psychiques n’ont jamais manqué dans son cabinet. 

Bien sûr, en disant cela je tiens à ce que les choses soient claires : toute personne souffrant de troubles graves du psychisme doit absolument se rendre auprès d’un homéopathe spécialisé.

L’automédication n’est évidemment possible qu’en cas de troubles légers

Les conseils généraux qui suivent ne s’adressent donc bien qu’aux petits problèmes psychologiques, comme  l’insomnie ou l’anxiété légère.

Et je vous invite même à jauger avec prudence l’importance de vos éventuelles phobies et autres fixations avant d’entreprendre le moindre traitement sans avoir préalablement consulté. 

 

Les troubles légers, nervosité, anxiété, insomnie…soigner les troubles psychologiques avec l'homéopathie

De nombreux médicaments homéopathiques tout préparés conviennent à merveille pour les soins de ces petits troubles du quotidien. 

Par exemple :

  → Contre l’anxiété légère et la nervosité, prenez l’excellent complexe de l’Abbé Chaupitre N°7, une solution buvable que vous consommerez à raison de cinq ou six gouttes trois fois par jour ; et contre l’insomnie à raison d’une quinzaine de gouttes une heure après votre repas du soir.

   En cas de stress ou de trac, les comprimés sublinguaux Anxietum s’adresseront à vous si vous avez… plus de six ans. Prenez-en deux comprimés trois fois par jour en cas d’anxiété, ou deux comprimés la veille au soir et autant le lendemain matin en cas de trac avant un examen. Ne poursuivez pas au-delà de deux semaines.

   En cas de stress, d’anxiété, de nervosité, de perte de mémoire et de crampes associées à une carence en magnésium utilisez le très célèbre Biomag. Laissez fondre un ou deux comprimés matin et soir dans votre bouche après les avoir croqués. 

   Dans les cas d’anxiété, d’émotivité, de nervosité et d’insomnie, un autre grand classique, le L72, en solution buvable, vous calmera efficacement. En cas d’émotivité, diluez-en trente gouttes dans un peu d’eau trois fois par jour. En cas de troubles du sommeil, prenez-en soixante gouttes une heure avant de vous coucher. Enfin, contre les insomnies de vos enfants entre deux et cinq ans, contentez-vous de huit à quinze gouttes trois fois par jour.

   Autre remède à l’usage des enfants souffrant de nervosité passagère ou de troubles du sommeil : Noctium. C’est un sirop destiné à l’enfant de plus d’un an. Donnez-lui en une mesure le soir pendant dix jours. 

   Pour traiter l’anxiété, l’émotivité et l’hyperexcitabilité, le Sédatif PC, un merveilleux médicament sédatif et antispasmodique en comprimés, granules ou suppositoires, vous apaisera presque instantanément. Prenez-le à raison de deux comprimés ou cinq granules trois fois par jour, ou un suppositoire au coucher. 

   Pour traiter l’anxiété, l’hyperexcitabilité, l’irritabilité, le nervosisme et l’insomnie, sucez deux comprimés d’Homéogène 46 trois fois par jour à distance des repas. 

   En cas de nervosité ou d’insomnie, Passiflora composé, de chez Boiron, se décline sous trois formes : comprimés, granules ou solution buvable. Prenez-en soit cinq granules deux fois par jour, soit deux comprimés trois fois par jour, soit dix gouttes trois fois par jour. 

   En cas d’anxiété et d’hyperexcitabilité diluez vingt gouttes de Slipéol dans un peu d’eau au réveil, et autant au coucher. 

 

Les idées fixesremèdes homéopathiques pour soigner angoisses et idées fixes

Avec les idées fixes, on commence à entrer dans des psychopathologies qui, sans être graves à proprement parler, sont tout de même plus sérieuses qu’une simple tendance à l’irritabilité. 

Quoi que ?…

Toujours est-il qu’un minimum de connaissance de soi-même est ici indispensable pour se livrer à l’automédication. 

Au moindre doute en la matière, n’hésitez pas à consulter.

En attendant, vous pouvez commencer à étudier la question sur les bases suivantes :

   Aconit si vos idées fixes sont liées à la peur d’un danger et apparaissent après une frayeur ou un choc. 

   Anacardium orientale lorsqu’elles sont insolites, notamment chez les personnes âgées. 

   Argentum nitricum si elles vous conduisent à accomplir des actes impulsivement, sans pouvoir vous en empêcher. 

   Arsenicum album si vous avez tendance à passer votre temps à tout ranger, et même à vérifier. 

   Aurum metallicum si vos idées fixes sont liées à la mélancolie, à l’obsession de la mort et à la sous-estimation de soi.  

   Cuprum metallicum si vous êtes morose et si vous avez tendance à la méchanceté, aux crampes et aux spasmes. 

   Hyoscyamus si vous vous lavez constamment les mains tout en ayant peur de l’eau, et que vous aimez la symétrie.  

   Ignatia si vous êtes obsédé par l’image d’un visage, si vous êtes hystérique, instable, et si vous pleurez facilement.  

   Lachesis lorsque vos idées fixes sont de nature religieuse ou philosophique, et que vous êtes bavard ou soupçonneux. 

   Pulsatilla si vos  idées fixes concernent le sexe opposé, et que vous êtes timide.  

   Rhus toxicodendron si vous êtes un mélancolique agité et qu’il y a fixation sur l’empoisonnement.   

   Silicea si vous vous découragez facilement et que votre fixation se porte sur de petits objets que vous allez rassembler.  

   Sulfur si vous êtes un dominateur agité, et que vous faites des fixations sur votre propre corps ou une partie de votre corps.  

   Tarentula hispania si vous êtes sujet à de brusques changements d’humeur, et que vous faites des fixations sur ce que vous n’aimez pas. 

 

L’hypochondrie

Des genres d’idées fixes, il y en a évidemment des tas.

Mais, de nos jours, il faut sans doute tenir compte d’une forme plus particulièrement répandue : l’hypochondrie, qui touche un nombre croissant de personnes

Notez bien que, dans un monde comme le nôtre, ça se comprend !

Dans ce cas, vos remèdes seront : 

   Arsenicum album si vous êtes méthodique, agité et nerveux, et que vous désespérez d’aller mieux et de trouver un traitement. 

   Aurum metallicum pour les mélancoliques obsédés par la mort et se demandant comment s’y prendre pour se suicider. 

   Calcarea carbonica si vous avez peur de perdre votre équilibre mental, que vous manquez d’entrain et avez tendance à la congestion. 

   Ignatia en cas de fixation sur la santé, chez les caractères hystériques. 

   Natrum muriaticum si vous êtes un mélancolique aggravé par le réconfort et souffrant de céphalées. 

   Nux vomica si vous êtes colérique et que vous aimez parler de votre santé. 

   Phosphorus si vous avez un tempérament créatif… et peur des maladies incurables, des hémorragies ou des étouffements.  

   Sepia en cas de fixation sur la maladie chez les sujets indifférents ne s’animant que lorsqu’ils font ce qu’ils aiment. 

   Valeriana si vous êtes un hypersensible instable souffrant de douleurs spasmodiques, de flatulences et de tremblements. 

 

L’agoraphobie

Bien que susceptibles d’être également améliorées par certains phytothérapiques, la plupart de vos phobies vont pouvoir se traiter essentiellement – et très efficacement – par l’homéopathie. 

En cas d’agoraphobie, par exemple, il vous est conseillé de prendre :

   Aconit si la peur de sortir s’assortit d’un sentiment de mort ou de traumatisme. 

   Arnica si elle s’accompagne du souvenir d’un accident. 

   Arsenicum album s’il y a nervosité et agacement lorsqu’il faut sortir. 

   Lycopodium si vous avez peur des foules et éprouvez de l’angoisse à parler en public… mais n’aimez pas non plus rester seul. 

   Natrum muriaticum si vous avez une aversion pour la compagnie et recherchez la solitude. 

 

La claustrophobie

Quant à la claustrophobie, vous la traiterez avec :

   Argentum nitricum lorsqu’elle provoque de la diarrhée, avec besoin d’air frais. 

   Carbo vegetabilis quand elle est liée à l’impression de risque d’évanouissement, éventuellement avec sueurs froides. 

   Pulsatilla pour les sujets instables pleurant fréquemment et se sentant toujours mieux à l’extérieur. 

   Sulfur si vous êtes une personne dominatrice et expansive ne supportant pas de se sentir enfermée, dans tous les sens du terme. 

   Valeriana si vous devenez facilement hystérique face à ce qui vous fait peur. 

 

L’acrophobie

L’acrophobie ou, si vous préférez, le vertige se traite avec :

   Argentum nitricum si vous êtes impulsif et que vous craignez la pulsion de sauter dans le vide.  

   Pulsatilla pour les timides pleurant souvent, et craignant d’avoir un étourdissement et de tomber dans le vide. 

   Sulfur chez les sujets dominateurs et agités ayant peur des hauteurs. 

 

La zoophobieremède homéopathique zoophobie

Autre phobie très répandue : la zoophobie.

Qu’est-ce que c’est ?

C’est la peur de certains animaux comme les serpents, les araignées, ou même les chiens et chats.

Beaucoup d’enfants y sont sujets… mais pas seulement !

Quoi qu’il en soit, là encore de nombreux remèdes homéopathiques sont à votre disposition pour en venir à bout :

   Argentum nitricum vous sera utile si vous avez une peur des insectes et des araignées…  associée à de la diarrhée. 

   Causticum s’adresse aux enfants refusant d’aller se coucher par peur des animaux imaginaires. 

   China officinalis vous conviendra bien en cas de peur des animaux et des petites bestioles, aggravée le soir. 

   Gelsemium est indiqué contre la peur des insectes si vous avez tendance aux tremblements. 

   Hyosciamus s’adresse à des enfants sujets aux fous rires et qui ont peur d’être mordu ou griffé par un animal. 

   Nux vomica traite la peur des insectes chez les personnes irritées à l’idée d’avoir peur de quelque chose. 

   Stramonium s’emploie en cas de peur d’être dévoré par un animal chez l’enfant bredouillant et recherchant la compagnie. 

 

La peur de la mort

La peur de la mort, enfin, touche beaucoup de monde… d’une manière qui, d’ailleurs, n’est pas toujours 100% consciente. 

Pour solutionner ce délicat problème, essayez : 

   Aconit en cas de peur d’une mort imminente alors que vous êtes malade. 

   Apis mellifica si vous avez tendance à vous plaindre.

   Argentum nitricum si vous êtes impulsif et tout le temps pressé, et lorsque vos appréhensions entraînent de la diarrhée.  

   Arsenicum album si vous êtes tatillon et désespérez de tout traitement. 

   Bryonia en cas de peur de la mort aggravée par le mouvement. 

   Calcarea carbonica si vous êtes mélancolique et lent, et que vous souffrez de troubles congestifs. 

   Gelsemium s’adresse au sujet prostré quand il est malade, et tremblant de peur à l’idée de la mort. 

   Lycopodium si vous êtes impressionnable.  

   Phosphorus vous sera indiqué en cas de grande sensibilité et de troubles hémorragiques. 

   Pulsatilla intéresse les sujets timides et pleurant facilement, améliorés par la compassion d’autrui. 

 

La tristesse

Ce n’est pas encore tout à fait la dépression mais ça commence à y ressembler…

La tristesse avec ses pleurs fréquents vous indiquent six remèdes spécifiques : 

   Apis melifica si vous êtes généralement apathique ou indifférent, mais actuellement dans une phase de pleurs accompagnés de gémissements. 

   Ignatia en cas de pleurs hystériques avec réactions excessives. 

   Natrum muriaticum si vous êtes un mélancolique aggravé par les consolations prodiguées par autrui, et que vous préférez la solitude pour pleurer. 

   Pulsatilla si vous êtes, au contraire de Natrum mur., un timide amélioré par les consolations, et que vous préférez être à l’extérieur plutôt qu’à l’intérieur. 

   Rhus toxicodendron pour les sujets apathiques, mélancoliques et soufrant de problèmes articulaires, améliorés par le mouvement. 

   Sepia pour les personnes indifférentes mais susceptibles et irritables, améliorées par l’activité physique. 

 

La dépression léthargiqueremède homéopathique déprime

Au-delà de la simple crise de tristesse, la dépression, ce mal du siècle touchant de plus en plus de personnes, doit faire l’objet d’un traitement extrêmement sérieux

La liste qui suit ne vous est donc donnée qu’à titre indicatif et éventuellement en attendant la consultation

   Calcarea carbonica si vous avez tendance à l’inquiétude et à la lenteur, et que vous soufrez de pathologies congestives aggravées par l’effort.  

   China officinalis en cas de dépression due à une perte de sang ou de liquides, avec somnolence physique mais hyperactivité cérébrale.  

   Graphites pour les timides et indécis ayant peur de tout avec, éventuellement, l’impression d’avoir une toile d’araignée sur le visage. 

   Kalium phosphoricum pour les déprimés anxieux avec léthargie et perte de mémoire, appréhendant de rencontrer toute personne. 

   Sepia si vous êtes apparemment indifférent à tout, mais que vous vous « réveillez » lorsque vous pouvez faire ce qui vous passionne.  

   Sulfur en cas de paresse extrême, avec laisser aller quasi généralisé, refus de tout effort vestimentaire, incapacité à se stimuler. 

   Veratrum album pour les épuisés et indifférents ayant tendance à transpirer au-dessus des sourcils et à déchirer toutes sortes de choses en petits morceaux.

 

La dépression agitée

Enfin, si votre dépression est, au contraire, agitée, vous préférerez :

   Arsenicum album si vous êtes de caractère ordonné et tatillon et que vous subissez des crises d’angoisse qui vous agitent et vous poussent à marcher. 

   Aurum metallicum pour ce type de dépressions subites se manifestant sous forme de dégoût vis à vis de soi-même et de la vie, avec un sujet agité et incapable de se calmer. 

   Belladonna dans les cas de dépressions survenant brusquement, avec, comme principaux symptômes joues rouges et chaudes, pupilles dilatées, pouls rapide, agitation, essoufflement. 

   Iodum si vous voyez l’avenir en noir, ne pouvez vous calmer, voulez tout le temps fuir, devenez agressif et destructeur, et pouvez avoir des pensées suicidaires ou vous automutiler. 

   Lilium tigrinum pour les personnes anxieuses pleurant fréquemment, indifférentes et éprouvant le besoin constant de faire quelque chose. 

   Natrum muriaticum si vous êtes précipité et maladroit, et que vous passez votre temps à vous occuper de futilités. 

   Nitricum acidum si vous êtes désespéré, hypersensible, irritable et rancunier.  

   Nux vomica si vous êtes irritable et que vous souffrez souvent de troubles digestifs. 

   Phosphorus pour les sujets nerveux et agités, créatifs et sensibles, et subissant des crises dépressives avec intense besoin de réconfort. 

   Rhus toxicodendron lorsque l’agitation du déprimé atteint des degrés extrêmes, et lorsqu’il s’avère véritablement incapable de tenir en place un seul instant, même la nuit. 

 

Mode d’emploi des remèdes

Première chose à faire : vérifiez !

Ouvrez une bonne Matière médicale homéopathique, et assurez-vous que le remède corresponde effectivement à vos symptômes, caractère et constitution… ou à ceux de la personne de votre entourage que vous voulez aider. 

Si c’est le cas, prenez ce remède à la plus haute dilution, c’est à dire : 30 CH, à raison de trois granules trois fois par jour, au maximum pendant trois jours consécutifs.

Arrêtez toutefois le traitement avant la fin de cette période si vous constatez une amélioration.

Faites, si besoin, un rappel d’une durée identique, trois mois plus tard.

Au cas où vos troubles seraient liés à votre cycle menstruel, ne commencez le traitement que trois jours après vos règles.

Pour le reste, n’oubliez jamais les conseils classiques, toujours de rigueur : 

   ne touchez pas les granules mais faites-les tomber dans le bouchon, 

   laissez-les fondre sous la langue

   prenez-les ½ heure au moins avant tout contact buccal, 

   ne consommez pas de produits à la menthe durant le traitement. 

Enfin, si vous ne vous sentez pas capable de gérer valablement votre automédication, mieux vaut, je le répète, faire appel à votre médecin homéopathe. 

 Jan Kristiansen 

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4 Commentaires sur "Problèmes psychologiques ? La solution est peut-être homéopathique !"

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Ribano
Invité
Ribano

Besoin de conseils en homeopahie

Charpentier
Invité
Charpentier

Renseignements très complets et bien expliqués .

John
Invité

Soigner l’agoraphobie et autres avec de l’oméopathie ?
Ça va pas la tête ?
Et si je me coupe un doigt, je prends un granulé oméopathique et tout va mieux ?

Claude
Invité
Merci pour votre excellent article et je voudrais ajouter un point de vue. Quel est le meilleur choix pour se libérer de notre nervosité, de notre anxiété ? Est-ce une solution temporaire ou bien une solution temporaire et permanente ? Est-ce que nous vivons pour la plupart d’entre-nous, à un niveau superficiel en cherchant à corriger une situation douloureuse sans comprendre le processus qui l’a causé ? Vivre avec de l’anxiété est une expérience douloureuse et pénible. Ainsi, un traitement approprié comme la massothérapie est important pour soulager ces douleurs, mais il est encore plus important, de ne pas oublier… Lire la suite »
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