La diététique des trois « V »

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diététique des 3 V : alimentation vivante, variée et végétale

Avant dernier article de notre événement « Le Grand Tour des Médecines Naturelles », voici quelques règles toutes simples choisies par le Docteur Christian Tal Schaller pour enseigner comment bien s’alimenter.

Elles sont inspirées par une pratique des médecines naturelles s’étendant sur plusieurs dizaines d’années.

Et elles nous rappellent, en tout cas, au bon sens d’une diététique efficace et non sectaire.

Le docteur Christian Tal Schaller, autrement dit le fameux « Docteur Soleil » helvétique, a établi une règle d’or de l’alimentation saine sous la dénomination générique et hautement pédagogique des « trois V ».

Les 3V… c’est-à-dire : Végétal, Varié et Vivant.

Au-delà des modes et des dogmes, c’est effectivement une formule mnémotechnique qui permettra à chacun de trouver son équilibre diététique personnel au quotidien, en alliant liberté et sécurité.

 

V pour Végétaldiététique végétarienne prévention santé

Pour bien illustrer son propos, le docteur Tal Schaller rappelle une vérité oubliée par beaucoup, à savoir que l’homme n’est pas un carnivore puisque, tant sa dentition que son tube digestif sont extrêmement éloignés de ceux des lions, des tigres et autres félins ou canidés.

Ils ressemblent au contraire à s’y méprendre à ceux des grands singes… à peu près végétariens, comme on le sait, tout au moins à quelques rares exceptions près.

Au demeurant, les animaux les plus costauds, comme le gorille, le buffle ou l’éléphant, sont d’autres célèbres végétariens qui prouvent, à tous ceux qui croient encore que le végétarisme n’est bon qu’à fabriquer des maigrelets débiles et souffreteux, qu’ils se trompent considérablement.

Bien sûr, notre conditionnement nous a fait intégrer les viandes, charcuteries et laitages à ce que nous appelons « l’alimentation normale ».

Toutefois, pour le Docteur Soleil comme pour l’ensemble des végétariens, ce n’est ni plus ni moins qu’une immense erreur, même si elle est encore colportée de nos jours par la plupart des nutritionnistes.

« Pour s’en convaincre », écrit-il, « rien ne vaut l’expérience personnelle. Que vous souffriez de rhumatismes, de diabète, d’obésité, d’allergie ou de n’importe quelle maladie, essayez donc de ne manger que des végétaux pendant un ou deux mois. Vous serez stupéfait de constater une spectaculaire amélioration de votre état de santé ».

Certainement, l’être humain est fait pour se nourrir de végétaux, de ces plantes qui transforment l’énergie solaire en oxygène et en molécules organiques prêtes à nourrir nos propres cellules.

Quant au problème des protéines, il a été largement exagéré par les tenants du carnivorisme.

En réalité, nous ne sommes nullement obligés de baser notre consommation sur les protéines d’origine animale, et nous ne pouvons que trouver des avantages à les préférer sous forme végétale, dans les légumineuses, les céréales complètes, l’avocat, etc.

Et cela parce que les aliments animaux causent un encrassement de l’organisme dont on se rend bien compte aujourd’hui qu’il est l’une des principales causes de ces maladies de civilisation qui se développent intempestivement dans nos cités, à commencer par l’excès de poids.

Les graisses animales contenues dans les viandes et produits laitiers sont effectivement responsables de la surcharge pondérale dont souffre à présent près de la moitié de la population des pays développés.

Mieux vaut donc faire confiance aux fibres cellulosiques végétales des fruits, légumes, céréales et oléagineux pour résoudre ce problème crucial, ainsi que de nombreux autres tels que la constipation, les ballonnements, le diabète ou le cancer du côlon.

Ce n’est plus un scoop : les végétaux sont de véritables médicaments.

Et le soja, avec ses phyto-oestrogènes protégeant contre les cancers du sein et de la prostate, ou la carotte avec ses polysaccharides qui stimulent le système immunitaire en augmentant la production d’interférons et d’interleukine, s’avèrent des plus utiles pour assurer notre santé en prévenant nombre de maladies.

 

V pour Variédiététique, plaisir, convivialité et santé

Ce deuxième « V », celui désignant la Variété, se voit paradoxalement plutôt oublié – pour ne pas dire méprisé – par les adeptes de la diététique.

En effet, non seulement les régimes restrictifs prolongés sur de trop longues durées, mais aussi tout simplement une réforme alimentaire mal maîtrisée, entraînent beaucoup de ces adeptes sur la pente fatale de la simplification abusive, et les cantonnent à répéter de jour en jour le même type de repas.

Conséquence : ils souffrent bien souvent physiologiquement de certaines carences et psychologiquement d’un repli sur soi et d’un bannissement du plaisir.

Aussi le docteur Tal Schaller conseille-t-il, avant toute autre chose, de ne pas simplifier ses propres préceptes, et de s’autoriser de temps à autres un peu de viande, de fromage, un yaourt ou un œuf, puisque, rappelle-t-il, « c’est le fait de manger trop souvent et en trop grandes quantités des produits animaux qui entraîne un affaiblissement de l’immunité et un encrassement du corps ».

Varier son alimentation permet donc non seulement de s’assurer un apport de tous les nutriments et de profiter de leurs combinaisons bénéfiques, mais aussi d’éviter la monotonie, de manger avec plaisir et de partager la convivialité d’un repas avec des amis ou des parents.

« Le corps humain », ajoute Tal Schaller, « est un peu comme un petit enfant qui a besoin de changement et n’aime pas les interdits. Bien sûr, cela ne signifie pas s’adonner sans cesse à tous les excès, mais apprendre à éviter ces habitudes répétées machinalement jour après jour et qui rendent l’individu de plus en plus dépendant ».

Le V pour Varié est donc un hymne à la liberté, à la mobilité, en apprenant à gérer la variété alimentaire de façon sage, c’est-à-dire en évitant que des aliments, peut-être agréables au goût ou très bien considérés dans la vie sociale, ne prennent trop de place par rapport aux aliments dont le corps a besoin pour bien fonctionner.

Et le Docteur Schaller d’insister sur ce que l’on peut appeler les différents corps de l’humain, à savoir, au-delà du corps physique, les corps émotionnel, mental et spirituel.

Ainsi, lorsque l’on voit les choses de ce point de vue un peu ésotérique, il est important de privilégier l’écoulement harmonieux de l’énergie spirituelle dans nos pensées, nos sentiments et nos organes physiques.

Pour ce faire, il est évident qu’il faut lutter avec lucidité et persévérance contre les croyances limitées et les émotions négatives qu’elles entraînent, autrement dit, en l’occurrence contre les doctrines sectaires appliquées à l’alimentation.

« Etre mobile sur le plan alimentaire signifie aussi apporter des changements à nos habitudes émotionnelles et mentales », précise le Docteur Soleil, « pour faire de sa vie une constante aventure ».

 

V pour Vivantalimentation vivante

De la même manière qu’il avait conseillé le végétarisme à condition de ne pas en abuser, le docteur Schaller recommande également de pratiquer un crudivorisme à 75%, composé de fruits, de légumes, de graines, de jeunes pousses, algues et oléagineux consommés tels que la nature nous les offre, sans cuisson ni manipulation industrielle.

« Une personne dont l’alimentation comprend environ 75% d’aliments vivants », explique-t-il, « jouit en général d’une énergie sans faille, et tous ses organes fonctionnent parfaitement.

Si la proportion d’aliments vivants diminue, le corps ne pourra plus assurer ses fonctions, et des symptômes vont apparaître : fatigue, dépression, allergie, insomnie ou maladies infectieuses de toutes sortes.

Ces maux traduisent les difficultés d’un corps qui ne parvient plus à maintenir des fonctions physiologiques normales en raison d’une déficience en éléments vitaux vivants ».

Quand on sait que la plupart des Occidentaux consomment moins de 20% d’aliments vivants de cette sorte, on comprend pourquoi ils sont en si mauvaise santé !

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le Docteur Schaller propose, ici aussi, de tester une cure de crudivorisme intégral durant quelques temps, jusqu’à ce que la santé soit rétablie et que l’on puisse alors recommencer à manger des aliments cuits, mais dans une proportion ne dépassant toutefois jamais 25%, le reste demeurant exclusivement composé de crudités et de fruits.

Cependant, le Docteur Schaller ménage la possibilité de répartir les aliments vivants tout au long de la semaine, n’imposant donc pas cette proportion de 75% dans le cadre du repas ou de la journée.

A cet effet, il suggère de consacrer par exemple cinq jours aux aliments vivants et les deux autres à ces aliments cuits qui apportent, certes, des hydrates de carbone, des protéines et des graisses en aussi grandes quantités que les aliments crus, mais qui, au niveau qualitatif, ont perdu toute valeur.

Là encore, le Docteur Soleil déplore le point de vue matérialiste de la science de la nutrition qui ne tient compte que des calories et n’a aucune idée de l’énergie qui réside dans le vivant.

Loin des aliments pasteurisés qui perdent tous leurs enzymes et une majeure partie de leurs vitamines, le régime d’aliments crus du Docteur Tal Schaller est à la fois parfaitement digeste, dans la mesure où il contient encore tous les enzymes des aliments, mais il présente surtout l’avantage de préserver la santé en n’exigeant pas du métabolisme les efforts considérables qu’il doit produire pour assimiler les aliments cuits.

 Geneviève Maillant 

 

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