L’avoine, un remède reconverti en aliment

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Les bienfaits de l'avoine : céréale et phytothérapique

L’Avena Sativa, forme cultivée de l’avoine sauvage ou avoine folle, fait partie au même titre que les autres plantes qualifiées de sativa, d’espèces que l’on a domestiquées ces derniers siècles, pour la consommation humaine, l’alimentation du bétail ou encore l’habitat.

Mais bien avant qu’elle ne devienne une céréale commune, les jeunes pousses de cette plante dont le berceau climatique se situe près des rizières d’Asie, étaient utilisées depuis des millénaires dans l’Ayurveda pour traiter des troubles aussi graves que la dépendance à l’opium.

L’avoine sera ensuite reprise par la pharmacopée occidentale du XVIIème siècle sous différentes formes phytothérapiques pour remédier aux maladies nerveuses, à l’insomnie et aux rhumatismes.

Et si depuis quelque temps nous en avons oublié le potentiel thérapeutique pour nous focaliser sur son aspect culinaire, les propriétés de l’Avena sativa pourraient bien vous étonner.

 

Que trouve-t-on dans l’avoine ?

Pour comprendre de quelle manière les principes actifs de la plante peuvent entrer en interaction avec la santé, je vous propose de commencer par nous intéresser à sa composition.

Ainsi, en plus d’être une céréale extrêmement protéinique, une analyse plus poussée montre que l’avoine contient également :

  des saponosides triterpéniques,

  de la silice,

  du fer,

  du manganèse,

  du zinc,

  de la vitamine B1,

  du calcium,

  du phosphore,

  du magnésium,

  du cuivre,

  de l’acide pantothénique,

  de l’avénine,

  de la lysine,

  et de l’acide phytique.

Et maintenant que nous savons de quoi l’avoine est faite, essayons d’interpréter l’utilité particulière de chacun de ses composants.

 

Propriétés des principes actifs

Il est bien évident que c’est la synergie des principes actifs qui représente le plus formidable aspect thérapeutique des remèdes naturels.

Toutefois pour une compréhension plus précise et intuitive de leur potentiel, examinons à présent leurs rôles respectifs.

On pourra par exemple noter que :

  Les saponosides triterpéniques interagissent avec les stérols de la membrane des globules rouges, ce qui leur accorde des propriétés tensioactives participant à la réduction des risques d’attaques cardio-vasculaire ou cérébrale, ainsi qu’à une meilleure circulation sanguine.

Mais on leur attribue également des vertus anti-inflammatoires, anti-œdémateuses, anti-mycosiques et expectorantes.

  La silice, qui sous cette forme n’est en fait rien d’autre que du silicium organique, permet la synthèse des fibres de collagène et d’élastine ralentissant ainsi le vieillissement cutané, mais elle est aussi antalgique, anti-inflammatoire et immunostimulante.

  Le fer est un oligo-élément bien connu des végétariens, qui doivent le trouver ailleurs que dans sa source la plus connue, à savoir la viande rouge.

Nous rappellerons qu’il est utile à l’hémoglobine des globules rouges pour transporter l’oxygène vers les cellules, qu’il aide les muscles à mettre de l’oxygène en réserve et permet la production d’adénosine triphosphate ou A.T.P., étant la première source d’énergie utilisée par le corps.

Ce qui ne l’empêche pas de participer simultanément à de nombreux processus physiologiques vitaux, comme le contrôle de la croissance des cellules, la prévention des infections, etc.

  Le manganèse est utile à la régulation des glucides, à l’équilibre enzymatique ainsi qu’au soutien la croissance osseuse, mais il s’avère non moins précieux pour permettre une coagulation optimale des globules rouges, stimuler les défenses naturelles de l’organisme, optimiser le fonctionnement cérébral ou encore réguler le stress oxydatif.

  Le zinc assure une activité anti-infectieuse en augmentant le nombre de lymphocytes T présents dans l’organisme, intervient dans le métabolisme des protéines utiles à la croissance, agit sur la synthèse de l’insuline pour réguler le taux de sucre sanguin, prévient les problèmes prostatiques, garantit une meilleure cicatrisation des plaies internes, des brûlures et des troubles cutanés comme l’herpès et l’eczéma grâce à ses propriétés anti-inflammatoires et cicatrisantes. 

Par ailleurs il intervient dans la fertilité masculine, est essentiel à la multiplication cellulaire et à la synthèse de l’ADN, de la cystine et de la méthionine qui fabriqueront de la kératine pour renforcer les cheveux, tout en participant à équilibrer le système nerveux.

  La vitamine B1 protège le système nerveux, réduit les effets du stress, agit sur la transmission de l’influx nerveux, le métabolisme des glucides, la régulation artérielle et favorise le bon fonctionnement musculaire.

Sont effet devient synergique, donc décuplé, quand elle est associée aux autres vitamines du groupe B, manganèse et magnésium.

  Le calcium, quand il provient d’une source végétale, est parfaitement assimilable, contrairement aux laits animaux étant la plupart du temps très peu digestes.

Au-delà de son rôle légendaire sur le capital osseux, il faut savoir que 1% du calcium que vous ingérez est réparti dans le reste de l’organisme.

Et bien qu’infime, ce pourcentage va tout de même s’avérer important dans la prévention de l’hypertension et de l’obésité.

  En synergie avec le calcium, le phosphore est déterminant dans la construction des os et la dentition, ainsi que dans la gestion de l’énergie physique.

Mais il participe aussi à maintenir l’équilibre acido-basique dans l’organisme, optimise la gestion des graisses et des sucres, l’activation des vitamines du groupe B et la formation des cellules nerveuses cérébrales.

  Le magnésium, qui entre aussi en synergie avec le calcium et le phosphore dans la fortification osseuse, prévient les maladies cardiovasculaires, le diabète de type II, le stress et les tensions musculaires.

Qui plus est, son effet décontractant permet de calmer la spasmophilie et les spasmes liés aux douleurs prémenstruelles.

  Le cuivre stimule puissamment les défenses immunitaires aidant à combattre microbes et virus.

Ses propriétés anti-bactériennes font de cet oligo-élément un précieux allié contre les épidémies hivernales.

De plus il stimule l’assimilation de la vitamine C et entre en synergie avec elle.

Mais ce n’est pas tout puisqu’il profite aussi à la sphère hépatique et intervient dans le métabolisme d’assimilation du calcium et du phosphore.

  L’acide pantothénique, ou vitamine B5, est tout aussi essentiel à la production d’énergie dans les cellules qu’au transport de l’oxygène dans le sang, à la synthèse des acides gras, du cholestérol et des hormones sexuelles.

Il permet de surcroît une cicatrisation plus rapide et plus efficace, abaisse le mauvais cholestérol et les triglycérides.

Et comme je l’expliquais plus haut il entre en synergie avec les autres vitamines du groupe B pour mieux réguler les glandes surrénales et le système nerveux. 

  L’avénine stimule le système nerveux central en améliorant la libido.

  La lysine est un acide aminé essentiel capable de combattre le virus à l’origine de l’herpès labial et génital, ainsi que les aphtes.

Et comme vous avez pu le constater à propos de la vitamine B1 qui optimise les autres vitamines du groupe B, du calcium s’alliant au phosphore et au manganèse, la nature est si bien faite qu’un seul végétal est en mesure de proposer un savant éventail synergique de vitamines et oligo-éléments.

 

Les indications thérapeutiques de l’avoine

Après avoir vu comment les composants de l’avoine participent aux différents mécanismes de santé, voyons maintenant contre quels troubles cette plante est indiquée :

   les douleurs articulaires,

   les dépendances,

   les troubles du sommeil,

   le mauvais cholestérol,

   l’anxiété et le stress,

   la fatigue sexuelle,

  la mauvaise digestion,

  et en application externe, l’infusion agit contre les problèmes cutanés tels qu’eczéma, psoriasis et herpès.

Il vous sera possible de consommer votre avoine en céréales, mais étant donné qu’il est bourré de gluten il ne conviendra pas nécessairement à tout le monde.

Pour y remédier vous pouvez consommer votre avoine en extrait de plante fraîche, une forme concentrée s’avérant par ailleurs bien plus intéressante sur le plan thérapeutique.

Cependant, si vous n’avez pas de problème d’intolérance au gluten vous pourrez en profiter synergiquement en phytothérapie à jeun et en porridge au moment du petit déjeuner.

 Jean-Baptiste Loin extrait de plante fraîche d'avoine bio


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12 Commentaires sur "L’avoine, un remède reconverti en aliment"

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deconche
Invité
deconche

Est ce que le lait d avoine comporte toutes les vertus de la plante et est exempt de gluten ?

Nadia
Invité
Nadia

Merci !!!!!!

Cathy
Invité
Cathy

Merci pour tous vos précieux conseils.

Guy
Invité

merci et très intéressant

Laurent
Invité
Laurent

Merci beaucoup.

Odile
Invité
Odile

merci pour cette précieuse information

Dominique
Invité
Dominique

merci

Christiane
Invité
Christiane

Merci, très intéressant.

Najet
Invité
Najet

Salem et mille merci

France
Invité
France

merci de vos précieux conseils et de vos produits .

Michel
Invité
Michel

Cet article fort intéressant est bien documenté Merci

Aboo
Invité

MERCI Jean Baptiste de votre altruisme médical ceint d’articles de haute portée scientifique

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