Les techniques des quatre éléments

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se soigner avec les quatre éléments : argilothérapie, ionothérapie, photothérapie, thalassothérapie...

Pour conclure notre tour des médecines « ethniques », antiques et ésotériques, révisons l’un de leurs éléments fondamentaux : les éléments air, feu, eau, terre… dans leurs différentes applications dans le cadre des naturothérapies modernes.

Et posons-nous la question : parmi ces quatre éléments traditionnels, duquel pourrions-nous nous passer ?

Evidemment d’aucun, puisque sans air, nous étoufferions ; sans cette eau qui constitue la majeure partie de notre corps, nous ne serions qu’un petit tas de sable ; sans le feu (la chaleur et la lumière), il n’y aurait jamais eu de vie ; et sans la terre (les minéraux) notre corps ne disposerait d’aucun squelette, et nos cellules d’aucun élément minéral.

Les quatre éléments nous composent intégralement ; et il va sans dire que notre santé globale est liée :

  → à une alimentation capable de nous apporter les minéraux indispensables,

  à une consommation relativement importante et régulière d’eau pure,

   à une bonne respiration, de préférence dans une région pas trop polluée sur le plan atmosphérique,

  à une exposition raisonnable mais suffisante aux bons rayons du soleil.

Vouloir remplacer, même partiellement, ces quatre éléments par une quelconque médecine, fut-elle naturelle, relèverait normalement plus d’une attitude malsaine que du bon sens !

Pourtant, les impératifs de la vie moderne ne nous permettent pas souvent de disposer à profusion des bienfaits de la nature, de l’air, de l’eau, de la terre et du feu.

Il nous faut alors avoir effectivement recours à certaines techniques thérapeutiques ou préventives.

Parmi celles-ci, sans doute est-il souhaitable de se rappeler l’existence des techniques précisément issues des quatre éléments, comme l’ionothérapie, l’oxygénothérapie, l’argilothérapie, le thermalisme, la thalassothérapie, ou la thermothérapie…

Faites-y donc appel, lorsque c’est nécessaire !

 

L’airionothérapie, oxygénothérapie

   L’ionothérapie

Cet air, dont la privation entraîne presque instantanément la mort, cet air, de nos jours si constamment pollué, peut toutefois être relativement purifié par la ionisation.

Il existe, en effet, des appareils – aujourd’hui d’ailleurs assez bien connus du public – qui projettent dans l’air les si fragiles ions négatifs qui nous manquent, surtout en ville et dans les appartements.

Les ions négatifs ont de nombreuses vertus :

  ils aident à l’oxygénation de l’ensemble des tissus organiques,

  ils stimulent le métabolisme énergétique cellulaire,

  ils équilibrent le taux de sérotonine dans le sang et le cerveau,

  ils ont une action sur le système hormonal,

  ils rétablissent les fonctions biologiques déréglées…

Le manque d’ions négatifs entraîne insomnie, maux de tête, nervosisme, fatigue, et peut même être responsable de manifestations allergiques ou de vieillissement prématuré.

L’avantage des ioniseurs, est naturellement de calmer, de rendre le sommeil et la respiration plus faciles, mais aussi, comme nous l’avons dit, de purifier l’air des fumées de cigarette, des poussières, et du gaz carbonique.

On peut les employer de diverses manières :

  en inhalations rapprochées d’une quinzaine de minutes en cas de troubles respiratoires, allergiques ou névralgiques (il peut être utile, dans ce cas, de se mettre à la terre) ;

  en les disposant en différents endroits stratégiques de l’appartement ou du lieu de travail afin de régénérer l’air et d’assurer la permanence d’ions négatifs dans l’atmosphère.

Cela dit, la meilleure ionisation a lieu à proximité des cascades et des torrents, en montagne ou au bord de la mer…

En cas de troubles chroniques liés au manque de ions négatif, il conviendra donc de se ménager les séjours les plus fréquents possibles dans de tels endroits.

 

   L’oxygénothérapie

Beaucoup plus médicalisée que l’ionothérapie, l’oxygénothérapie requiert un contrôle strict de la part du médecin traitant, ainsi qu’un matériel hautement sophistiqué.

Pourtant cette thérapeutique reste on ne peut plus naturelle, puisqu’il s’agit de distribuer aux patients de l’oxygène sous pression.

La séance dure généralement une heure et demie, pendant laquelle le (ou les) patient(s) sont enfermés dans une espèce de grand cylindre métallique appelé « caisson hyperbare », muni de masques à oxygène.

Le but de la manœuvre consiste à augmenter le taux d’oxygène dans le sang et notamment dans le plasma sanguin, ce qui permet aux tissus de profiter le plus directement possible de cet apport d’oxygène.

Les indications d’une telle thérapeutique sont d’ailleurs assez nombreuses :

  difficulté de cicatrisation,

  fragilité artérielle,

  insuffisance rénale,

  surdité,

  états infectieux,

  intoxication à l’oxyde de carbone,

  artériopathies des diabétiques,

  accidents de plongée sous-marine…

Extrêmement régénérante, la cure d’oxygénation n’a généralement pas d’effets secondaires, tout au moins tant qu’elle est menée sous un strict contrôle médical.

 

   L’ozonothérapie

Plus controversée, l’ozonothérapie est pourtant une forme d’oxygénothérapie, puisqu’elle propose un mélange d’oxygène et d’ozone, et n’utilise en fait l’ozone que pour mieux permettre la diffusion et le stockage de l’oxygène dans le corps.

Le mélange ozone/oxygène s’administre habituellement par voie respiratoire, vaporisation, voie sous-cutanée ou encore en perfusion.

Elle se prescrit notamment dans des cas d’infection, d’abcès, furoncles, phlegmons, grippes, asthme, affections pulmonaires, problèmes cardio-vasculaires, rhumatismes, dermatoses, brûlures, cancer, SIDA…

En résumé, l’ozonothérapie, par son action antiseptique, bactéricide et anti-inflammatoire, s’avère d’une extrême efficacité sur le plan immunitaire.

 

L’eau thérapies par l'eau

   L’hydrothérapie

Le « grand prêtre » de l’hydrothérapie fut sans conteste le Dr. Kneipp qui codifia un grand nombre d’applications thérapeutiques de l’eau.

C’est lui qui nous apprit à nous servir des bains, des douches et des enveloppements pour soigner nos maux, ordinaires ou extraordinaires.

Ainsi, nous dit-il :

  les bains chauds soulagent la bronchite, l’asthme, les rhumatismes ou la goutte,

  les bains froids stimulent les nerfs et le système cardio-vasculaire,

  les bains de siège chauds luttent contre lumbagos et sciatiques,

  les bains de siège froids revitalisent,

  les bains de bras sont relaxants,

  les bains de pieds froids délassent…

D’une manière générale, sauf dans les cas où une thermothérapie s’impose, l’eau froide (entre 10° et 15°) est plus thérapeutique que l’eau chaude, dans la mesure où cette eau froide stimule la circulation sanguine et le système nerveux.

Une telle hydrothérapie réactive alors les systèmes neurovégétatif, immunitaire et hormonal.

Cela étant, il convient de ne prendre de douches ou de bains froids qu’en habituant progressivement le corps à la température de l’eau, et en ne dépassant jamais quelques minutes d’immersion.

Il ne faut pas non plus se sécher à l’aide d’une serviette, sous peine de réchauffer brutalement le corps et d’interdire ainsi la salutaire réaction organique.

Par contre, prendre un peu d’exercice physique non violent est tout à fait recommandé.

Il existe bien sûr un certain nombre d’applications médicales de l’hydrothérapie, comme « l’hydrothérapie du côlon », qui nécessitent l’intervention du médecin, et dont l’efficacité est maintenant parfaitement reconnue.

 

   Le thermalisme

Si la découverte des bienfaits de l’hydrothérapie remonte au 19 ème siècle, c’est depuis la plus haute antiquité que le thermalisme a prouvé ses qualités thérapeutiques.

Aujourd’hui, de nombreuses enquêtes scientifiques ont recensé, dans le domaine des maladies respiratoires, circulatoires et génito-urinaires, deux fois plus d’améliorations parmi les curistes que parmi les non curistes.

Ceci ne veut pas dire que les autres affections n’enregistrent pas de succès dans leur traitement par le thermalisme.

Bien au contraire, chaque eau minérale a un rayon d’action reconnu et bien spécifique :

  les eaux froides oligo-métalliques sont diurétiques ;

  les eaux sulfatées calciques drainent les reins et le foie ;

  les eaux hyperthermales oligo et polymétalliques apaisent les douleurs ;

  les eaux carboniques sédatives agissent sur les intestins ;

  les eaux sulfatées calciques sodiques et magnésiennes stimulent le péristaltisme et combattent l’obésité ;

  les eaux chlorurées sodiques traitent les rhumatismes…

Les cures d’une durée de 21 jours combinent généralement les traitements interne et externe, comprenant bains, douches, enveloppements, affusions, frictions, lavements, inhalations, gargarismes… et bien sûr « dégustation » à la source.

 

   La thalassothérapie

La mer, source de toute vie, a, elle aussi, de nombreuses vertus thérapeutiques.

Les cures de thalassothérapie semblent notamment avoir été faites pour tous ceux qui souffrent des maladies de civilisation, telles que :

  troubles psychosomatiques,

  surmenage,

  fatigue,

  stress,

  nervosisme,

  insomnie, etc.

Bien sûr, certains cas plus sérieusement pathologiques s’ajoutent à la liste des indications :

  rhumatismes,

  arthrites,

  sciatiques,

  rééducation post-traumatique,

  maladies métaboliques…

Mais on a malgré tout coutume de dire que la thalassothérapie s’adresse à tout le monde, et qu’elle propose cure de repos et de jouvence à chacun.

L’eau de mer, pleine de minéraux et d’oligo-éléments, nourrit le corps en profondeur.

Un simple bain permet déjà à de nombreux ions marins de se fixer sur certaines parties de l’organisme et de les régénérer.

C’est dire à quel point les bains chauds, bouillonnants, les douches sous-marines, les enveloppements de boues et d’algues marines, et tous les soins prodigués dans les centres de thalasso, vont détendre et rééquilibrer les gens stressés que nous sommes.

 

   L’aquathérapie

L’eau, enfin, peut nous guérir de bien des maux si nous savons comment la boire.

La plupart des naturothérapeutes insiste constamment sur l’importance de consommer au moins un litre et demi d’eau pure par jour.

Quelque médecins orientaux préconisent même des cures d’eau thérapeutiques.

Mais pour avoir un tel effet, cette eau ne doit bien évidemment pas être prise durant les repas, ni mélangée à quoi que ce soit d’autre.

L’idéal est de répartir la prise d’un litre et demi aux moments stratégiques de la journée :

  deux grands verres 1/2 heure avant le petit déjeuner,

  un verre en milieu de matinée,

  deux verres en milieu d’après midi,

  un verre le soir au coucher.

Sauf exceptions régionales, mieux vaut éviter l’eau du robinet et ne consommer que des eaux de sources passées rapidement au mixer juste avant de les déguster, afin de les revitaliser.

Prise dans ces conditions, l’eau peut prévenir bien des maux et même en guérir certains autres.

 

La terreargilothérapie

   L’argilothérapie

L’application thérapeutique de la terre, la plus connue, est évidemment l’argilothérapie.

La poudre d’argile, en provenance de la désagrégation des feldspath, est utilisée depuis la préhistoire comme antiseptique et pour panser les blessures.

Aujourd’hui, on sait que les structure des matières argileuses sont capables de capturer les électrons libres, en d’autre termes que l’argile stocke l’énergie… avant de la renvoyer à la matière organique avec laquelle elle se trouvera éventuellement en contact.

C’est la raison pour laquelle l’argile fait merveille comme pansement externe ou interne, en régénérant les tissus.

Détoxiquante, reminéralisante, cicatrisante, antiseptique, anti-inflammatoire, calmante, l’argile combat les problèmes digestifs, les affections O.R.L., les parasitoses, les rhumatismes, l’arthrose, les sciatiques, les lumbagos, et bien d’autres choses encore…

Bien qu’il existe six grands types d’argiles, on en trouve généralement deux sortes, dans le commerce :

  l’argile blanche, utilisée comme pansement de la muqueuse gastro-intestinale,

  l’argile verte, détoxiquante et reminéralisante.

 

   Minéralothérapie

En matière de minéralothérapie, plusieurs approches coexistent.

On peut évidemment essayer de combler ses carences minérales à l’aide… de minéraux vendus en pharmacie.

Mais hélas l’organisme est à peu près incapable de les assimiler directement, et ils s’évacuent tout simplement dans les urines.

Une tentative beaucoup moins infructueuse consiste à consommer des minéraux végétabilisés, c’est à dire déjà « digérés » par un végétal, parfaitement assimilable, lui.

On trouve de telles substances parmi les médicaments anthroposophiques ou, en magasins de diététique, sous forme de levures riches en l’un ou l’autre des minéraux essentiels.

Même si les doses de telles préparations ne sont pas souvent très élevées, l’assimilation du minéral étant optimum, l’efficacité de la complémentation est malgré tout assurée.

Il y a encore la solution de l’oligothérapie qui, en fait, propose des catalyseurs biologiques, c’est à dire des minéraux en très petite quantité, qui ne sont pas absorbés mais qui déterminent des réactions organiques.

C’est là toute une médecine, parfaitement à part, et qui a ses règles propres qu’il faut connaître.

Enfin, la dernière et peut-être meilleure solution serait apportée par la médecine orthomoléculaire.

Cette discipline a pour but d’amener la juste quantité de minéraux ou de vitamines, au juste endroit.

Pour ce faire, elle emploie certaines substances transporteuses, comme les orotates ou les aspartates, afin d’amener le minéral adéquat à la cellule qui en a besoin.

En dehors de cette médecine orthomoléculaire, la plupart des compléments alimentaires riches en minéraux, tels que chacun peut se les procurer en magasin de diététique, combine aujourd’hui les différents transporteurs (gluconate, lysinate, aspartate, ascorbate, orotate, citrate, etc.) pour assurer la meilleure assimilation possible des minéraux.

Il ne devrait donc plus y avoir de raison d’être déminéralisé !

 

Le feu thérapies par le feu

   La thermothérapie

« Restez étendu et au chaud », a bien souvent coutume de nous conseiller le généraliste au terme de sa visite.

La chaleur ou, si l’on préfère, la thermothérapie est effectivement une quasi constante dans tous les traitements, bien que l’on puisse l’appliquer de diverses manières spécifiques.

La fièvre, déjà, constitue une réaction auto-thérapeutique fondamentale.

Disons, en simplifiant, qu’elle a pour but de bruler les toxines et de tuer les microbes.

C’est pourquoi il est extrêmement grave, voire dangereux de couper une fièvre « raisonnable », étant entendu que lorsque celle-ci atteint un niveau excessif il devient alors indispensable de prendre les mesures qui s’imposent pour éviter le pire.

D’une manière générale, une augmentation de chaleur, locale ou générale, produit une amélioration.

La bouillotte sur le ventre réduit de nombreuses douleurs abdominales, un bain à 39° calme les douleurs musculaires, des sous-vêtements chauds et enveloppants soulagent l’arthrite, et une couette bien épaisse limite les ravages de la grippe…

L’hyperthermie modérée interdit la prolifération de la plupart des microbes, virus et bactéries, sévissant dans nos régions.

On l’utilise d’ailleurs également pour lutter contre certains cancers.

La médecine moderne a, d’autre part, mis au point des appareils à ultrasons capables de produire de la chaleur d’une façon très localisée en vue d’accélérer la guérison d’articulations ou de muscles lésés, ou encore de traiter certains psoriasis.

Les Chinois, depuis longtemps déjà, avaient compris quel parti tirer du feu, puisque les points d’acupuncture pouvaient être également stimulés par la chaleur.

 

   La photothérapie

Mis à part la chaleur, le feu produit aussi de la lumière.

Et la plus belle des lumières reste évidemment celle du soleil dont, hélas, nous sommes, dans nos pays tempérés, privés durant une majeure partie de l’année.

C’est donc pour pallier cette triste carence, que la photothérapie est née.

Cette toute nouvelle technique médicale n’a toutefois pas encore d’autre indication que dans certains cas de dépression saisonnière où elle donne des résultats extrêmement encourageants.

Elle consiste simplement à exposer le malade à la lumière d’une lampe très puissante, à des horaires particuliers.

Ce succédané de lumière solaire rétablit bien souvent les rythmes biologiques déréglés du dépressif, lui rend le sommeil, et surtout lui redonne le goût de vivre.

 Jean-Baptiste Loin 

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suzanne
Invité
suzanne

on peut boire l’eau de mer vendue sous le nom de plasma de Quinton ; quand j’étais petite on m’en a même fait des piqûres pour soigner une grave anémie avec un résultat spectaculaire ; j’aimerais avoir si quelqu’un a utilisé le bol d’aire Jacquier et avec quel résultat

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