Oméga 6

On a vu, au chapitre des Oméga 3, que les Oméga 6

entraient en compétition avec les Oméga 3 et que

leur excès était donc préjudiciable à la bonne

assimilation de ceux-ci… ce qui ne veut pas dire

que les Oméga 6 soient mauvais ! Il en faut, dans

une juste proportion bien sûr, mais aussi en

sélectionnant les meilleurs d’entre eux…

car tous ne sont pas équivalents.

 

Ainsi, l’acide linoléique, un Oméga 6 que l’on

trouve en particulier dans l’huile de tournesol,

semble avoir un effet délétère au plan inflammatoire

puisqu’il entraîne des problèmes de peau,

de bronches ou d’articulations, mais aussi des

effets négatifs sur certains cancers ou dans les

dépressions et autres maladies du système

nerveux où l’effondrement des Oméga 3

s’accompagne presque systématiquement

d’un excès de ces Oméga 6.

 

Par contre, l’acide gamma linolénique qu’on

trouve dans l’onagre ou la bourrache, est un

Oméga 6 dont les bienfaits, notamment dans

la défense immunitaire, sont indéniables.

Cet acide gamma linolénique fait en effet office de

« police des polices » dans le cadre du système

immunitaire dans la mesure où il empêche les

globules blancs de s’attaquer aux tissus sains,

et où il limite conséquemment les maladies

auto-immunes. On connaît notamment depuis

très longtemps l’effet positif de l’huile d’onagre

dans les scléroses en plaque.

 

En conséquence, une proportion raisonnable

d’acide gamma linolénique et une limitation non

moins raisonnable d’acide linoléique, constitueront

un régime de complément tout à fait adéquat et

favorable aux Oméga 3 qui restent, rappelons-le,

primordiaux dans l’état actuel de l’alimentation.

 

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