Essentiellement riche en amidon, le curcuma renferme 2 à 6%
d’huile essentielle et des colorants, les curcuminoïdes, dont
le composé majoritaire est la curcumine.
C’est cette curcumine qui constitue le colorant E 100… et qui
Dans la pratique indienne, le curcuma était traditionnellement
prescrit pour soigner lajaunisse, faire fondre les graisses, faciliter
la digestion, lutter contre les parasites intestinaux, traiter la fièvre,
la dysenterie, les infections cutanées, démangeaisons et dermatoses…
En Europe, les médicaments à base de curcuma étaient généralement
indiqués comme cholérétiques et cholagogues, c’est à dire, plus
précisément, en cas de troubles dyspeptiques d’origine hépatique,
mais quelquefois aussi en cas d’ulcère ou d’irritation gastriques.
Avec un passé thérapeutique aussi considérable, il était inévitable
que des études scientifiques viennent confirmer le savoir des anciens,
et découvrent les principes actifs de cette plante aux si multiples
vertus.
En fait, c’est en 1910 que l’on isola pour la première fois la curcumine,
principal agent thérapeutique du curcuma ; mais il fallut attendre une
date relativement récente pour que l’on comprenne que cette
curcumine était aussi un antioxydant infiniment plus actif que la
vitamine E, doublé d’un puissant antiseptique, antibactérien et
anti-inflammatoire.
Actuellement, l’activité anti-inflammatoire de la curcumine est
encore mal expliquée, puisqu’on hésite entre une action par inhibition
de certains enzymes, une action sur la synthèse des prostaglandines ou
une action directe sur les granulocytes. Tout ce que l’on sait, c’est qu’elle
s’avère aussi claire sur l’inflammation aiguë que chronique.
Plus récemment encore, d’autres propriétés de la curcumine ont été
prouvées scientifiquement ; à savoir qu’elle réduit le cholestérol en
stimulant la sécrétion biliaire, qu’elle désinfecte très efficacement les
intestins, qu’elle protège contre les ulcères gastriques provoqués par
le stress ou les intoxications, qu’elle fluidifie le sang, le purifie et
stimule la circulation sanguine.
Par ailleurs, des études cliniques ont attesté l’efficacité de la curcumine
sur les douleurs articulaires, maux de dos et rhumatismes. Dans ces
cas, la curcumine active les macrophages, empêche les disques
intervertébraux de sécréter des substances pro-inflammatoires et
bloque la synthèse des cytokines responsables de l’inflammation
articulaire.
La curcumine freine aussi la déminéralisation et neutralise les
ostéoclastes, empêchant ainsi la destruction osseuse.
Enfin, elle a un effet préventif sur les cancers de la bouche et de
la peau, et peut même, après dix-huit mois de traitement, réduire
la douleur et la taille des lésions tumorales.
de curcumine, ils sont proposés en tant qu’antioxydant, anti-viral,
anti-inflammatoire, anti-cholestérol et préventif de certains cancers.
Mais il existe aussi une huile essentielle, antiseptique, antimicrobienne
et répulsive pour les insectes, et un extrait hydroalcoolique de rhizome,
protecteur du parenchyme hépatique.
La forme la plus biodisponible de curcumine,
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