Mélatonine

Sécrétée par la glande pinéale, cette hormone

se lève au crépuscule pour que nous puissions

passer nos nuits à dormir. En fait, cinq à dix fois

plus importantes la nuit que le jour, avec un pic

à trois heures du matin, les sécrétions de mélatonine

coïncident non seulement avec le sommeil mais

aussi avec un exceptionnel accroissement des

défenses immunitaires.

 

Hélas, la sécrétion de mélatonine diminue lentement

mais sûrement avec l’âge, jusqu’à disparaître

parfois presque totalement vers soixante dix ou

quatre vingt ans. On a cru longtemps que cette

diminution était la conséquence du vieillissement,

mais on pense aujourd’hui que c’est le contraire,

à savoir que ce sont les carences hormonales qui

contribuent au processus du vieillissement et,

par voie de conséquence, que leur substitution

assure une relative longévité et une bonne santé.

 

Cela étant, il semblerait que, de toutes les

hormones, c’est la mélatonine qui détient le

plus fort potentiel anti-âge.

 

Prise en complément nutritionnel, elle fortifie

le système immunitaire aussi bien en cas d’infection

virale que de stress émotionnel, et assure une aide

sérieuse lors de traitements à base de médicaments

immunodépresseurs. Elle a d’ailleurs été déjà

largement employée pour lutter contre les

infections bactériennes et virales, et protéger

contre les lésions de l’ADN susceptibles de

conduire à un cancer.

 

On a démontré, par des études in vitro, qu’elle

inhibe le développement de certaines cellules

cancéreuses, notamment dans les cancers du sein,

des poumons, du cerveau, de la prostate et dans

le mélanome. D’autres tests ont été tout aussi

positifs quant à l’aide apportée par la mélatonine

en cas de chimiothérapiques, chirurgie,

immunothérapie et radiothérapie.

Parmi le grand nombre d’antioxydants aujourd’hui

reconnus, la mélatonine est l’un des rares à pouvoir

franchir la barrière hémato-encéphalique, ce qui

revient à dire que toute carence en cette hormone

accroît considérablement les risques de lésions

cérébrales dues aux radicaux libres ; d’autant plus,

d’ailleurs, que la présence de mélatonine entraîne

aussi une hausse considérable du glutathion

peroxydase, autre antioxydant vital pour la

protection du cerveau. Et inversement, bien sûr,

il en découle que la complémentation met à l’abri

de bien des problèmes d’origine cérébrale.

 

Mais cette action contre les radicaux libres étend

également sa protection à la sphère

cardio-vasculaire, et entraîne conséquemment

une réduction de la tension artérielle. On sait

aujourd’hui que la mélatonine régularise la tension

en l’espace d’une semaine, sans entraîner d’effets

secondaires, et même qu’elle réduit le taux de

cholestérol ainsi que le risque d’arythmie

cardiaque.

 

En neutralisant les radicaux libres, la mélatonine

peut donc prévenir ou aider à soigner le cancer, les

maladies infectieuses, les troubles cardio et cérébro

vasculaires, l’arthrite, les maladies d’Alzheimer ou

de Parkinson… et, bien sûr, ralentir le vieillissement.

Mais c’est en tant que somnifère qu’elle garde

incontestablement la vedette, le mauvais sommeil

étant lié à des perturbations dans la sécrétion de

mélatonine. La meilleure réponse qu’on puisse

apporter à l’insomnie consiste donc précisément

dans une complémentation en mélatonine.

 

Aussi conseille-t-on de consommer au coucher

des comprimés à 2 mg de mélatonine sublinguale

en cas de problèmes d’endormissement ou de

décalage horaire, et/ou des gélules à 3 mg de

mélatonine orale pour régler l’insomnie globale

ou les problèmes de réveil dans la deuxième

partie de la nuit.

 

La mélatonine, réservée aux adultes, est

contre-indiquée en cas de grossesse, d’allaitement,

et de cancers du sein ou des ovaires.

 

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