Les cannabinoïdes : une solution contre le cancer ?

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Cannabis thérapeutique cannabinoïdes : CBD, CBN, THC

Ces trente dernières années se sont déroulés, plus ou moins discrètement, des recherches et des tests grandeur nature sur le potentiel thérapeutique des cannabinoïdes.

Etudiée par les thérapeutes holistiques comme les allopathes, mais aussi les psychothérapeutes et les biologistes, c’est la molécule mystérieuse du moment à partir de laquelle tout le monde espère faire naître un remède ou un médicament anti-cancer.

Mais elle est surtout issue d’une plante offrant un gigantesque potentiel de décroissance et d’autosuffisance, tant sur le plan nutritionnel, qu’au niveau de l’agriculture et de la santé.

Le Dr Suka Chapel-Horst, psychothérapeute ayant exercé dans des affaires de crimes, puis reconvertie en spécialiste de la micronutrition,  fondatrice de l’Institut de Recherche pour la Mémoire Intégrative, un centre holistique orienté vers les neurosciences, nous livre les détails de ses études et observations.

Depuis des temps immémoriaux, les chamans, druides et guérisseurs, mais surtout les médecins chinois traditionnels ayant laissé des écrits très précis, ont placé le cannabis parmi les premiers remèdes de leur pharmacopée.

Sous l’Empereur Shen Neng, c’était par exemple la solution « miracle » aux maux dévastateurs de l’époque, à savoir :

  la malaria,

  la goutte,

  les rhumatismes,

  et les troubles de la mémoire.

Il était alors plus volontiers ingéré que fumé.

Toutefois, bien que jusqu’en 1937 le chanvre et le cannabis fussent une des premières ressources mondiales, ils devinrent l’ennemi public numéro Un en très peu de temps.

C’est que cette herbe folle gênait nos amis les milliardaires de l’industrie pétrochimique et des « innovations » en découlant.

En effet, ces nobles des temps modernes, avaient entrevu le moyen de « contrôler le monde » en réduisant les ressources au pétrole et à ses produits dérivés.

Envahissant, le cannabis l’était puisqu’il s’opposait naturellement à l’invasion :

  du gasoil, puisque le premier carburant au monde inventé par Monsieur Diesel était à base d’huile de chanvre,

  de la fibre synthétique, dans la mesure où il permet la réalisation de vêtements solides et sains,

  des isolants iatrogènes dans l’habitat,

  mais aussi des médicaments de synthèse, si l’on considère son impressionnant spectre thérapeutique.

Cependant de là à affirmer que c’est une solution contre le cancer, il y a un pas que l’on ne saurait franchir sans un maximum de recul.

Le pouvoir holistique du cerveau

Depuis que l’humanité a retrouvé les écrits et récits traditionnels des vertus thérapeutiques du cannabis, c’est empiriquement que ses bénéfices ont pu être appréciés.

Mais dans un Occident morcelé entre les interdictions juridiques, la distance culturelle et les légendes urbaines, se trouve un gouffre ouvrant la porte à des mythes et croyances erronées.

Une éventualité qui arrange ses détracteurs, entretenant la confusion depuis des décennies.

Néanmoins, plus le temps passe et plus les informations d’hier et d’aujourd’hui abondent dans le même sens.

De nombreuses personnes, condamnées par la médecine moderne ou non, parlent de rémissions concernant des maladies aussi graves que variées.

Des témoignages au Canada, aux Etats-Unis et ailleurs semblent ne jamais tarir.

Si bien que même les laboratoires le diabolisant il y a encore peu, se mettent à essayer de synthétiser les molécules d’une plante qui refuse de livrer ses secrets au microscope.

Pourquoi n’est-ce pas évident pour tout le monde ?

Peut-être parce que comme le souligne le Dr Chapel-Horst, les puissantes vertus des CBD ou cannabidiol, sont liées à un processus peu étudié et encore moins connu, baptisé par cette dernière « Primary Brain Repair », à savoir une faculté d’autoréparation s’appuyant principalement sur la nutrition optimale du cerveau.

Or, contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les cannabinoïdes ne sont pas uniquement des stimulants extérieurs apportés par la fleur de cannabis, ils sont aussi naturellement présents dans le corps humain par l’intermédiaire d’un mécanisme appelé système endocannabinoïdien ou S.E.C., avec lequel les molécules de la plante ne font qu’interagir.

Pour résumer, la fleur de cannabis contient :

  du THC, ou tetrahydrocannabinol, la substance la plus connue pour ses effets récréatifs,

  des CBD, ou cannabidiol, dont on étudie aujourd’hui les effets sur de nombreuses sphères de la santé,

  et des CBN, ou cannabinol, qui pour simplifier énormément sont à la lisière entre le THC et les CBD.

Chacune des interactions de ces grandes familles de cannabinoïdes aura un effet sensiblement différent sur le système endocannabinoïdien humain, en fonction des désordres personnels, des carences ou même du fonctionnement mental.

Or, si chaque forme de CBD semble déjà indépendamment très intéressante aux yeux de la médecine moderne, comme pour toutes les plantes, c’est dans l’interaction de la somme de ses parties qu’elle devient un remède intégral.

C’est en tout cas ce que semblaient avoir compris nos ancêtres, qui utilisaient des variétés de cannabis mariant sciemment les bienfaits du THC, des CBN et CBD.

Ils les mangeaient, les buvaient, les fumaient, ou s’en enduisaient la peau dans le cadre de processus initiatiques et thérapeutiques les immergeant totalement dans la volonté de guérir.

Mais connaît-on plus précisément ces prétendues vertus ?

Les vertus des cannabinoïdes

Que ce soit dans la sphère cérébrale ou ailleurs, il y a à l’heure actuelle deux types de récepteurs cannabinoïdes connus chez l’être humain :

  Les CB1 : concentrés dans le cerveau et le système nerveux mais peuplant aussi les tissus conjonctifs, différent organes et glandes.

  Et les CB2 : principalement situés dans les organes périphériques et particulièrement les cellules associées au système immunitaire.

C’est avec les CB2 que les CBN vont s’associer et communiquer en parfaite symbiose.

Plus similaires au THC que les CBD, les CBN sont tout de même largement moins psychotropes.

Quand aux CBD, bien qu’ils ne soient pas directement conçus pour s’adapter à ces récepteurs, il semblerait qu’ils aient une influence indirecte extrêmement puissante sur la totalité du système endocannabinoïdien.

Ayant étudié ces phénomènes pendant des années sur ses propres patients, mais également glané autant d’informations que possible parmi les écrits et utilisations traditionnelles du monde entier, dans son livre Cannabinoids, publié uniquement en anglais et à compte d’auteur, le Dr Chapel-Horst dresse une liste non exhaustive des principaux bienfaits de chaque type de cannabinoïdes.

Le THC, correctement utilisé, serait bénéfique pour :

  développer la joie,

  diminuer le stress,

  augmenter l’euphorie,

  améliorer la créativité,

  calmer l’anxiété,

  se relaxer,

  être moins irritable,

  moins impulsif,

  moins sensible à la douleur,

  plus enclin à bien dormir,

  moins sensible aux émotions.

Offrant littéralement un pont entre le corps et l’esprit, le système endocannabinoïdien va aussi agir sur le système immunitaire par le biais d’échanges intercellulaires complexes.

Régulant l’homéostasie à travers une subtile alchimie entre le corps, la biologie interne et l’environnement extérieur.

Ce qui explique sans doute la raison pour laquelle les chamans utilisaient uniquement cette médecine dans le cadre d’un parcours initiatique précis, au cours duquel le malade, accompagné par des sons, des vibrations, des odeurs… était bercé par l’équilibre des éléments.

Mais, à partir de certaines espèces de cannabis contenant un taux élevé de CBN et CBD dans un ratio approprié, le Dr Chapel-Horst a pu observer ou rapporter des effets encourageants sur :

  le traitement des migraines chroniques,

  le ralentissement de la croissance des tumeurs,

  les maladies chroniques en général,

  la maladie d’Alzheimer,

  le traitement des glaucomes,

  la prévention des convulsions et spasmes,

  ainsi qu’une aide significative pour lutter contre de nombreux syndromes.

Cependant en fonction de son mode d’absorption la présence de THC va provoquer des effets relativement différents.

Le fumer provoque des effets récréatifs mais disperse énormément le potentiel de ses vertus thérapeutiques.

Qui plus est, consommé à long terme, dans un environnement hostile où règne un climat de prohibition, cela peut générer certains troubles psychologiques apparaissant simultanément ou séparément, dont :

  l’apathie,

  la panique,

  la dépression,

  la paranoïa,

  la déficience de mémoire à court terme,

  la déstructuration des pensées…

Fumés ou non, les cannabinoïdes ne sont ni cancérogènes, ni cancérigènes, ni générateurs de troubles physiques.

L’ingérer, sous forme de macérât huileux contenant la fleur et l’intégralité de la plante, rendra bien plus présentes les vertus des CBN et CBD, et le THC largement moins enivrant.

On voit d’ailleurs fleurir depuis ces dix dernières années des préparations de CBN et CBD et contenant très peu de THC, dans de nombreux pays ayant fait un pas dans le sens de la légalisation thérapeutique, comme par exemple :

  la Hollande, qui le rend disponible dans les pharmacies,

  le Canada, qui propose des cures aux malades,

  l’Espagne, qui en dépénalise la libre consommation,

  certains cantons suisses,

  et la Californie.

Ce même élan, bien que momentanément contrôlé par l’industrie pharmaceutique, gagne aussi la France en tentant de privilégier les formules synthétiques délivrées sur ordonnance.

Toujours est-il que, en plus des preuves de son utilisation dans des médecines aussi vieilles que le monde, les effets des CBD ont été décrits par le Dr Chapel-Horst, des médecins, des chercheurs, et des utilisateurs du monde entier, comme souverains contre :

  l’anxiété,

  l’épilepsie,

  les psychoses,

  la dégradation des neurones,

  la contraction des vaisseaux sanguins,

  les spasmes,

  la perte d’oxygène dans le sang,

  la croissance des tumeurs,

  la décalcification des os,

  les bactéries,

  les inflammations,

  les déficiences immunitaires.

Mécanismes interagissant plus ou moins directement sur plus d’une centaine d’autres maladies et troubles recensés, allant des addictions aux cancers, en passant par :

  l’autisme,

  les maladies cardiovasculaires,

  l’arthrite,

  la maladie de Crohn,

  les leucémies,

  l’obésité,

  la sclérose en plaques,

  et les traumatismes cérébraux.

Bien que pouvant être très légèrement soporifiques en raison de leur faible teneur en THC, on ne recense absolument aucun effet secondaire négatif ou contreproductif avec les CBD et CBN.

Les découvertes de la micronutrition

Comme nous venons de le voir les mécanismes de ce que les thérapeutes antiques savaient par expérience et intuition, ne sont que redécouverts, donc rien de nouveau.

Mais il faut dire que cette approche scientifique stimule plus facilement la compréhension des Occidentaux, perdus entre la désinformation des lobbies, la prohibition planétaire, et l’écho lointain d’un obscurantisme rituel, où ils imaginent vaguement des Indiens à plumes en train de fumer le calumet de la paix.

Calumet qui n’a pourtant jamais été destiné à l’usage du cannabis.

C’est un fait, le langage de la micronutrition ou de la supplémentation en vitamines, enzymes et minéraux est bien mieux compris.

Comme tout le monde le sait, la manifestation de certaines carences peut provoquer différents symptômes, par exemple un déficit de vitamines B entraînera :

  confusion,

  pertes de mémoire,

  dépression,

  anxiété,

  agitation,

  attaques de panique,

  humeur changeante,

  irritabilité…

Symptômes qui seront souvent traités par la plupart des allopathes et psychiatres sans se soucier de l’origine du trouble, à l’aide d’une médication chimique lourde de conséquences.

Tandis qu’une simple complémentation en vitamines B aurait globalement guéri l’apparition des troubles.

Il en va de même pour les symptômes physiques d’une déficience en vitamines B ou les carences en oméga 3 et DHA.

Et comme par hasard, le chanvre et les cannabinoïdes excellent dans cette nourriture du cerveau.

Un potentiel inexploré… par le monde moderne

C’est donc bien parce que la science moderne décortique les molécules au microscope et coupe les cheveux en quatre, qu’elle est encore à des milliers de lieues d’appréhender le potentiel thérapeutique global des CBD, CBN ou du THC.

En regroupant l’ensemble de leurs principes dans un ratio adapté à la pathologie, pris dans certaines conditions, sous forme de cures très strictes, le cannabis fait partie avec quelques autres compléments comme le lait de jument, d’une des plus anciennes et vastes complémentations instinctives employées par l’homme.

Des traces de son utilisation existent dans pratiquement toutes les cultures, les expériences des hommes médecines et des médecins chinois traversant les époques, des liturgies orientales et pratiques spirituelles hindoues jusqu’aux racines de la médecine moderne, et les textes védiques la décrivaient comme étant la Ganga, « offerte par le Gange pour soigner l’humanité de tous ses maux ».

Ces croyances mystiques ont-elles un fondement de vérité ?

C’est en tout cas ce que qu’affirment les nombreux utilisateurs et chercheurs, indépendants ou non, se penchant très activement sur le sujet.

Malheureusement, que ce soit sur internet ou à partir de « bricolages privés », on trouve la plupart du temps soit des arnaques bon marché pour touristes, soit des formules utilisant des solvants pétrochimiques, ne tenant pas compte des principes que nous venons d’observer.

Bien que la France ait encore du mal à s’ouvrir à ce potentiel, des pays voisins fabriquent déjà des formules huileuses de CBD et CBN pauvres en THC.

Ces cannabinoïdes semblent autorisés en France, cependant pour des raisons obscures leur vente reste difficile.

Mais rien ne nous empêche de vous venger goulûment sur le gigantesque potentiel nutritionnel du chanvre et ses produits dérivés… dont nous n’avons pas fini de parler !

 Jean-Baptiste Loin 

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9 Commentaires sur "Les cannabinoïdes : une solution contre le cancer ?"

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Marie Martine Jamagne
Invité
Marie Martine Jamagne

Bonjour, mais que ça fait du bien de lire toutes ces informations sur le pouvoir des cannabinoïdes…..Quand je lis tout ce qui est fait en Israël, par exemple, au niveau médical, avec cette plante merveilleuse et que ici, en Belgique, c’est une plante qui est encore diabolisée. Waw, merci Monsieur, grâce à vous, certains iront peut-être plus LOIN ( oups!) dans leurs recherches et ouvriront leur esprit pour mieux comprendre l’importance de ce « cadeau » (un de plus) de la nature!
Mille mercis….

Mohamed
Invité

Merci

Geneviève
Invité

Très intéressant en effet.
Connaît-on, dans autre domaine, d’autres médicaments palliant à la destruction (l’absence) de la thyroïde. Le Lévothirox étant insatisfaisant actuellement.
Merci

Annie
Invité

Merci pour cette article

Reine (de l\'île de la Réunion)
Invité

Il faut que je le dise. Merci Jean-Baptiste pour ces merveilleux articles . Je m’en délecte à chaque fois et je loue la générosité qui vous habite …. Merci d’être sur ma route.

Cathy Poulin
Invité
Cathy Poulin

Bonjour,
Article très intéressant! J’utiluse les huiles essentielles Doterra, permis elles nous y retrouvons l’huile de Copaïba, qui a plusieurs molécules semblables à celles du cannabis. Je ne sais pas si vous connaissez, j’aimerais connaître vos impressions sur les propriétés de cette huile!

Merci

Garmy Corinne
Invité
Garmy Corinne

Merci pour tous les articles !

lelier marie
Invité
lelier marie

merci de nous informé.

Magui
Invité
Magui

Bonjour
Article très intéressant, je souffre de douleurs chroniques et cela me tente d’essayer, mais une question cependant. Qu’en est-il de cette huile de CBD et d’un contrôle stup sur la route ?

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