Le traitement naturel des verrues

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Traitement naturel des verrues

S’il existe une affection pour laquelle la tradition populaire propose des solutions naturelles depuis toujours, c’est bien la verrue.

Verrue qu’il ne faut certes pas confondre avec le mollusca contagiosum, petites tuméfactions molles, roses ou brunes, pouvant survenir par exemple suite à une baignade à la piscine, transmissibles par l’eau mais aussi par le linge de toilette, les vêtements…

Les types de verrues étant multiples, les traitements phyto et homéo adaptés varieront bien évidemment en fonction des situations.

Les verrues se manifestent par un épaississement de la peau, prenant une coloration plus foncée, dont la localisation, variable, se concentre bien volontiers sur la plante des pieds, orteils et mains, où elles sont particulièrement gênantes.

Fréquentes chez les enfants, elles n’épargnent pas les adultes pour autant.

Virus ou pas virus ?

On ne peut pas vraiment dire que les plaques séniles ou verrues séborrhéiques, ces petites excroissances brunâtres apparaissant après la quarantaine, soient à proprement parler des verrues.

Les verrues, les vraies, sont d’origine virale, liées à un Papovavirus.

Parmi elles on distingue :

   la verrue vulgaire, assez saillante, siégeant sur le dos de la main ou du pied, rarement sur le visage ou la plante des pieds.

   la verrue juvénile, plutôt aplatie, en forme de papule située surtout sur le visage, le cou, la poitrine et le dos des mains.

Elle apparaît en général en assez grand nombre.

   la verrue filiforme, allongée, mince et cornée.

Elle aime les zones barbues, les paupières et les lèvres.

   la verrue digitée, qui se développe sur le cuir chevelu des adultes par bouquets en forme de doigts.

   la verrue plantaire, bien connue car elle est très douloureuse, grenue et blanchâtre.

Elle choisit généralement l’endroit du pied qui sert de point d’appui au corps, devenant atrocement gênante.

Qui plus est, enserrée dans un anneau très corné, il lui arrive de creuser en profondeur.

Pas de brutalité !

Ces excroissances sont sans danger, à condition de ne pas commettre d’imprudence.

Une verrue irritée ou blessée peut éventuellement évoluer en mélanome malin.

Deux précautions indispensables sont à observer :

   éviter le frottement : si vous avez des verrues, veillez à ce qu’aucune d’entre elles ne soit exposée à un frottement régulier et répété (col, collant…), portez des vêtements amples, souples, lâches et surtout en textiles naturels.

   attention à l’intervention : seul un thérapeute peut décider d’intervenir ou non sur une verrue.

Ne le faites jamais vous-même avec un instrument tranchant, les conséquences pourraient être graves.

Cependant certaines recettes naturelles ayant fait leurs preuves depuis des siècles vont pouvoir vous être utiles dans la plupart des cas…

Assurez-vous avant toute chose d’avoir une bonne hygiène corporelle et alimentaire, les verrues n’étant jamais à l’abri d’une surinfection.

Les verrues chez l’enfant

Moins contraignante pour l’enfant que la phytothérapie, dont les alcoolats peuvent s’avérer inadaptés, on optera plus volontiers pour l’homéopathie à l’aide des traitements de base suivants :

   Chez un enfant à la peau grasse et couverte de grains de beauté, plutôt épais, à l’odeur forte, montrant des pellicules sur le cuir chevelu : Thuya.

   Chez un enfant fort, présentant déjà de la cellulite, dont les verrues se développent par temps humide : Natrum sulfuricum.

   Si la mer améliore les verrues, au contraire de la montagne : Medorrhinum.

   Quand les verrues sont dures, chez un enfant peureux et frileux : Causticum.

Donnez ces remèdes en 9CH, cinq granules une fois par semaine pendant un mois ou deux.

Il faut savoir que le résultat se produit plusieurs semaines après la fin du traitement.

Les verrues de l’adulte

Le traitement classique qui convient localement est la teinture mère de Thuya, que l’on applique directement sur les verrues à raison de deux à trois gouttes matin et soir.

 En phytothérapie

   La chélidoine : toxique par voie interne, elle possède un suc jaune qui, appliqué sur les verrues, fait merveille.

Coupez simplement une tige et appliquez le suc directement sur la verrue, à renouveler plusieurs fois par jour.

Remède d’ailleurs tout aussi efficace contre les cals et rugosités diverses.

   Le pissenlit : la solution la plus facile !

Appliquez la sève de la plante fraîche directement sur la verrue, tous les jours pendant dix jours.

   Le citron : faites macérer le zeste de deux citrons dans du vinaigre de cidre pendant dix jours, puis badigeonnez la verrue avec cette préparation quotidiennement pendant dix jours.

   Oignon et ail : traditionnellement employés en cataplasmes, broyés et recouvrant complètement la ou les verrues.

Mais vous pouvez également les couper en fines tranches que vous laisserez toute une nuit posées sur la verrue, maintenues par un bandage.

 En homéopathie 

Comptez un traitement minimum d’au moins six semaines, choisi en observant bien la ou les verrues pour y appliquer le remède correspondant :

   Si les verrues sont douloureuses, cornées, dures, placées un peu partout : Antimonium crudum.

   En cas de verrues larges, crénelées et pédiculées, si elles suintent et saignent facilement, parfois situées au bord des ongles : Causticum.

   Pour des verrues larges, grosses et lisses, sur la figure et les mains : Dulcamara.

   Quand les verrues sont larges, dentelées, humides, suintantes, sur le dos des mains, saignant au lavage et provoquant alors une douleur piquante : Nitricum acidum.

   Pour les verrues brûlantes, en choux-fleurs, humides et saignant facilement : Thuya.

   Parfois, les verrues choisissent très mal leur emplacement, et les verrues génitales ou anales sont particulièrement désagréables par les démangeaisons intenses et brûlantes qu’elles provoquent : dans ce cas prendre Sabina.

Tous ces remèdes sont à prendre en 5CH, à raison de trois granules par jour.

 En aromathérapie

On utilisera également des huiles essentielles d’ail et d’oignon à raison de quelques gouttes en applications directes et en petits massages locaux, six fois par jour.

 Les autres traitements naturels

En dehors de l’homéopathie, la phytothérapie et l’aromathérapie, de nombreuses autres méthodes existent, parmi elles les plus fréquemment utilisées étant :

   L’acupuncture donne souvent de bons résultats, les points les plus employés se situant sur les méridiens du poumon et du gros intestin.

   L’hypnose peut réussir par le biais de l’autosuggestion, surtout dans les cas sous-tendus par des problèmes nerveux ou psychiques.

 Jean-Baptiste Loin 

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9 Commentaires sur "Le traitement naturel des verrues"

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Gilbert
Invité

Bonjour,
Merci

Cyril
Invité

Merci, très interessant!

Assèta
Invité

Bonjour à vous,

Merci pour les informations intéressante sur la santé que je recois depuis plus d’un an.
J’aimerai savoir si vous connaissez les produits bio de ¨Alliance iN MOTION GLOBAL¨` sur le C24/7 dont ils font la promotion chez nous. Merci

Merci

Zizo
Invité

Merci beaucoup c’est très intéressant

Ketty
Invité

merci

King
Invité

Merci c’est gentil !

Patrick
Invité

Bonjour Jean – Baptiste Loin,
Merci pour le partage et de vos conseils précieux.je ne peux pas tous les lires mais le plus souvent.

Sandina
Invité

Merci beaucoup ,votre action est généreuse !

Annaëlle
Invité
Annaëlle

J’ai soigné une verrue plantaire de ma fille à l’aide de vinaigre de cidre. Efficace et indolore!

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