L’univers des odeurs, source de bien-être et thérapie naturelle

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le pouvoir des odeurs : huiles essentielles et encens

Même si les humains, par rapport aux animaux, ont un peu délaissé leur sens olfactif, les odeurs continuent à jouer un rôle essentiel dans notre vie, contribuant entre autres au bien-être et au plaisir des sens.

La thérapie par les plantes aromatiques est l’une des plus efficaces qui soit, tant pour leurs propriétés médicinales que par leur odeur.

Que serait la Provence sans le romarin, la sauge, l’origan, la sarriette, la marjolaine et le thym, autrement dit sans ce qui fait son odeur et la saveur parfumée de ses plats ?

Que serait la campagne sans l’odeur du foin, la mer sans l’odeur de l’iode ?

Que serait la vie sans les odeurs ?

Chez les animaux, l’olfaction est un sens prépondérant qu’ils utilisent pour se reconnaître entre eux, marquer leur territoire, séduire leurs partenaires sexuels, détecter leurs ennemis ou localiser leurs proies.

Dans l’espèce humaine, la communication olfactive, refoulée, passe en grande partie par l’inconscient, mais n’en est pas moins présente.

Alors que de nombreux animaux, pour annoncer leur présence à leurs congénères et aux membres d’autres espèces, sèment derrière eux toutes sortes de substances odorantes à l’aide de leurs griffes, de leur urine ou même de glandes dédiées à cette fonction, beaucoup de femmes, et même certains hommes, adoptent un parfum censé signer leur personnalité au même titre qu’un style vestimentaire, des bijoux ou des tatouages.

Les odeurs ont donc un sens, et sans aucun doute des effets.

Des expériences scientifiques ont montré que certaines fragrances stimulaient la productivité sur les lieux de travail, ou calmaient l’anxiété des patients en milieu hospitalier.

Outre ces effets inconscients, l’appareil nasal s’adresse aussi à notre conscient pour nous prévenir de dangers comme les fuites de gaz ou les nourritures avariées, ou encore tout simplement pour enchanter nos sens.

 

Les odeurs et le conditionnement

Bien que les trente millions de récepteurs olfactifs de la muqueuse nasale soient parfaitement indépendants des papilles gustatives, l’odorat et le goût sont malgré tout intimement liés puisque c’est bien le nez qui est en majeure partie responsable de ce que l’on appelle les « saveurs » des aliments.

En effet, lorsque l’on mange, les récepteurs olfactifs réagissent immédiatement aux molécules odoriférantes s’échappant de l’assiette ou de verre ; et sans leur travail, ni le vin ni la bouillabaisse n’auraient beaucoup de goût.

D’une manière plus générale, les molécules d’odeurs transportées par l’air parviennent inévitablement dans le nez où les récepteurs olfactifs déclenchent des stimuli qui partent sous forme d’informations électriques jusqu’au cerveau limbique qui, à son tour, les décrypte pour produire une sensation olfactive, chaque odeur renfermant généralement plusieurs centaines de molécules chimiques différentes qui, associées, définissent une sensation olfactive particulière répertoriée dans la grande bibliothèque cérébrale.

C’est grâce à cette mémoire émotionnelle des odeurs que les parfums, en fonction de leur association avec des bons ou des mauvais souvenirs, provoquent quelquefois de véritables chocs, extrêmement désagréables, ou d’autres fois des états de bien-être quasiment extatiques… et des stimulations d’ordres sexuel ou affectif.

Les informations en provenance des récepteurs olfactifs ne passent pas par le cortex cérébral et sont donc, plus que tout autre, capables d’entraîner des réactions au niveau somatique.

C’est pourquoi on emploie de machiavéliques leurres olfactifs pour couper l’appétit ou dégoûter du tabac.

Mais les odeurs savent aussi nous conditionner psychologiquement et déclencher des comportements.

Qui n’a, par exemple, eu envie d’acheter des croissants en traversant les effluves provenant d’une boulangerie, le matin ?

Qui n’aurait eu tendance à oublier un moment ses soucis en respirant, le soir, l’odeur d’un petit bouquet de jasmin ?

Il existe même une thérapie par les odeurs, nommée « osmothérapie » par son créateur, un chimiste irlandais qui a isolé la première molécule odorante perçue par le nouveau-né, en l’occurrence celle du sein maternel, et qui, une fois pulvérisée sur des personnes stressées, anxieuses ou déprimées, parvient dans 50% des cas à les rééquilibrer, à les apaiser et à les sécuriser.

Mais la thérapie par les odeurs la plus utilisée à ce jour reste, bien entendu, l’aromathérapie.

 

L’univers des huiles essentielles

La diffusion d’huiles essentielles est certainement le meilleur moyen pour répandre dans l’habitat des odeurs qui non seulement créent un décor olfactif des plus chaleureux, mais favorisent aussi la régénération, la vitalité, le calme et le bien-être.

Pour créer un décor olfactif, on choisit par exemple des huiles essentielles d’agrumes ou de lavande.

Voici un mélange qui instaurera instantanément une ambiance de Noël :

  pin

  sapin

  orange

  et mandarine,

  additionnées éventuellement d’un soupçon de cannelle ou de girofle.

Dans un magasin, des huiles essentielles harmonisantes favorisent les relations entre vendeurs et clients :

  bois de rose

  camomille

  santal

  ou cèdre.

Au bureau, des essences tonifiantes stimulent le travail intellectuel :

  romarin

  citron

  pin

   sapin.

Le soir, dans la chambre, on diffuse des essences calmantes pour se relaxer et mieux dormir :

  orange

  lavande

  basilic

  marjolaine à coquille

  camomille.

L’hiver, la diffusion de certaines huiles essentielles constitue une des préventions les plus efficaces contre la grippe :

  ravensara

  eucalyptus

  tea tree

  citron

  niaouli.

En été pour chasser les moustiques, ce sera avant tout :

  citronnelle

  géranium

   et palmarosa.

Sur le plan du plaisir olfactif enfin, quelques huiles essentielles prodiguent des parfums tout particulièrement agréables :

  bergamote

  camomille romaine

  citron

  cyprès

  lavande

  mandarinier

  menthe poivrée

  oranger amer

  pin sylvestre

  rose rouge

  verveine odorante

  ylang-ylang…

Quelques précautions s’imposent toutefois : il ne faut jamais diffuser les huiles essentielles en direction des rideaux, d’une tenture ou d’un mur, ni directement vers le visage.

Quant aux personnes souffrant d’allergies respiratoires, elles devront évidemment consulter un médecin avant d’inhaler des essences.

 

L’univers des encens

L’autre grand moyen de diffuser des odeurs, sans doute moins efficace mais non moins agréable, est une invention millénaire : l’encens.

Parmi les bâtonnets, les cônes combustibles, les résines, les herbes ou les fleurs à faire brûler sur la braise, les meilleurs encens sont toujours les plus naturels.

A l’exception de certains bâtonnets traditionnels d’excellente qualité, mieux vaut utiliser les poudres et résines les moins transformées possible, plutôt que les préparations en bâtons que l’on trouve maintenant un peu partout, étant la plupart du temps industrielles, chimiques et bourrées de colorants.

En revanche, les véritables encens traditionnels en bâtonnets, sont excellents.

Quant au choix des parfums, il dépend évidemment des goûts de chacun, mais aussi de l’effet souhaité.

Pour stimuler les sens, on préfère les fragrances capiteuses :

  orchidée

  rose

  ou musc.

La lavande calme les personnes stressées, tout en facilitant la concentration lorsqu’on la marie avec un peu de rose bulgare.

Autre encens favorisant la concentration, le galbanum qui se mélange quant à lui à d’autres encens pour les dynamiser.

Stimulant l’intellect tout en calmant la nervosité et l’angoisse, la myrrhe est traditionnellement brûlée lors des cérémonies religieuses de très nombreux pays, et c’est, avec le benjoin, l’encens le plus consommé dans le monde.

Outre les différentes matières entrant dans la composition des encens, chaque tradition fabrique ses produits typiques.

Au Tibet, il fut un temps où l’encens était confectionné selon des méthodes séculaires par des moines médecins.

Ces encens traditionnels, composés de plantes himalayennes et de poudres de bois odorants, sont de bonne qualité.

Parmi les meilleurs d’entre eux, l’encens Dzambala aux vertus aromathérapiques est traditionnellement indiqué par les médecins pour rééquilibrer le mental et les émotions, et ainsi traiter :

  le stress,

  la tension,

  la dépression,

   l’irritabilité,

  l’insomnie

  ou le manque de concentration.

En Inde, il y a trois sortes d’encens :

  le Masala, obtenu en mélangeant des ingrédients solides comme le bois de santal ou le bois d’agar et de la gomme de manguier, que l’on enroule ensuite autour d’un bâtonnet de bambou.

  le Dureras, une pâte humide composée de matières odorantes liquides et solides associées à une gomme molle, le tout enroulé autour d’un bâtonnet de bambou.

  et une spécialité composée d’un mélange de charbon de bois, de résine et de bois de santal, enroulé autour du traditionnel bâtonnet puis trempé dans des parfums liquides ou des huiles essentielles.

L’encens japonais, lui, se fabrique en mélangeant des poudres de bois, dont l’agar et le santal, des plantes, des épices et des huiles essentielles avec un colloïde végétal et de l’eau, puis en pressant la pâte dans une filière.

Les bâtonnets, sans support de bambou, sont ensuite coupés et séchés.

C’est un produit très spécifique car il comporte un grand nombre de plantes exotiques, comme le Haisokoh, le Kara Mokkoh, le Kansho, le Rei Ryokoh, sorte de menthe d’Asie centrale, ou encore le Daioh, qui sont des racines ou rhizomes sans équivalents en Europe.

L’encens indonésien tient également sa particularité dans ses composants strictement régionaux comme le Styrax benjoin ou le Sheroa wiesneri dont on extrait la résine qui est à la base de sa fabrication.

Les encens français, généralement fabriqués en Provence, utilisent des matières végétales issues de la cueillette de plantes sauvages, de bois, de résines et d’huiles essentielles.

Le bois de cade, par exemple, est traditionnellement brûlé en Provence pour purifier l’air et chasser les insectes.

Le bois de cèdre, les feuilles d’eucalyptus ou le santal, éventuellement mélangés à diverses résines, entrent dans la composition de ces agréables encens.

 Jean-Baptiste Loin 

Aujourd’hui, je vous invite à essayer un mélange inattendu d’encens alliant le savoir-faire ancestral de la fabrication artisanale indienne à un nez français ayant vendu sa célèbre parfumerie de Grasse pour s’immerger corps et âme dans des créations absolument uniques au monde :

        myrrhe, astringente, tonique et stimulante, favorisant sensualité, méditation et contemplation

        benjoin, à l’odeur douce et vanillée

        oliban, traditionnellement utilisé comme aide à la méditation

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Et pour ne rien gâcher à la fête, sachez qu’une partie des bénéfices générés par la vente de ces encens sera reversée à une association permettant la création de nouvelles écoles, équivalentes à nos écoles Montessori, pour les enfants des familles fabriquant les encens.

Par ailleurs, les familles dont c’est le travail sont rémunérées dans le plus profond respect du commerce équitable, à un rythme de moins de huit heures par jour et une cadence respectueuse du corps et de l’esprit, ce qui soit dit en passant est tout simplement le contraire de nombreuses pratiques se ventant d’être équitables.

Enfin, si 99% des encens proposés dans les commerces sont plus ou moins toxiques, ceci peuvent se venter d’être parfaitement purs. 

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6 Commentaires sur "L’univers des odeurs, source de bien-être et thérapie naturelle"

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Dominique
Invité
Dominique

Merci infiniment pour tous vos articles ô combien intéressants et précieux.
Je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’années.

À bientôt de vous lire!

Dominique
Invité
Dominique

Merci pour vos bons conseils .

Pierre
Invité
Pierre

MERCI

Micheline
Invité
Micheline

j’aime beaucoup vos articles et suis vos conseils Merci

Lilya
Invité
Lilya

MERCI !

Maryse
Invité
Maryse

Merci

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