Le neem, un arbre pharmacien

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azadirachta indica ou neem : vertus et utilisations

Connu depuis les premiers textes sanskrits et largement présenté dans les Vedas à travers l’Ayurveda, le neem, souvent confondu à tort avec le margousier ou lilas des Indes, est pour sa part un remède au spectre thérapeutique tout à fait hors norme.

Bien qu’il soit utilisé avec autant d’efficacité dans l’agriculture, les soins dentaires et la beauté de la peau, nous allons aujourd’hui aborder un de ses usages les moins répandus en Occident : sa vaste application dans les médecines naturelles et holistiques.

Le neem, ou Azadirichta indica qui signifie littéralement « l’arbre libre » est un majestueux feuillu originaire d’Inde pouvant atteindre vingt mètres et dont l’espérance de vie dépasse deux cents ans.

Si l’on trouve des traces de son utilisation dans la pharmacopée indienne près de 4000 ans avant J.C., où il est tout bonnement considéré comme un arbre miraculeux près duquel on aime prier, se reposer ou bâtir sa maison, il n’a été reconnu que très tardivement en Occident.

Occident mal luné auquel il fait peur, tant ses multiples qualités thérapeutiques, ses vertus insecticides, insectifuges et antifongiques seraient en mesure d’éliminer à elles seules la quasi totalité des pesticides, ainsi qu’une incroyable quantité d’antibiotiques et de médicaments de synthèse que l’industrie pharmaceutique cherche à vendre à tort et à travers.

C’est bien simple, pour les Indiens inutile d’avoir une pharmacie à tous les coins de rue, puisqu’ils ont à leurs côtés ce merveilleux arbre qu’ils appellent à raison « L’arbre pharmacien ».

Les différentes applications du neem

Avant de nous attarder plus particulièrement sur les vertus de la feuille de neem, nous allons voir sous quelles formes les différentes parties de l’arbre sont généralement employées.

En syntonie avec le principe holographique de l’humain, où les mains et les pieds assument le rôle de carte énergétique pour l’intégralité de l’organisme, de la racine jusqu’aux sommités l’empreinte médicinale de cet arbre reste sensiblement la même pour toutes ses parties, si ce n’est que l’on trouvera une concentration plus ou moins importante de certains principes actifs dans l’une ou l’autre.

Ainsi en fonction des proportions de ses composants, ou pour des raisons pratiques, chacune d’entre elles a habituellement un emploi distinct se diversifiant entre :

   Les jeunes bois ou rameaux, utiles en prévention dentaire en les mâchouillant ou en frottant l’émail des dents.

   Les graines, broyées pour réaliser l’huile, qui en usage externe est souveraine contre les maladies de la peau, les staphylocoques, les champignons ou comme contraceptif, mais qui peut aussi être ingérée avec parcimonie.

   L’écorce, souvent ajoutée aux feuilles ou aux racines sous forme de décoction, de poudre, ou encore mélangée à l’huile comme insectifuge et insecticide naturel.

   Les racines, préparées en décoction où elles peuvent être associées aux graines et aux feuilles.

   Et les feuilles, aux nombreuses vertus curatives, étant soit mâchées telles quelles, soit incorporées dans un chutney, broyées en poudre, ou servies en décoction avec ou sans certaines autres parties.

La poudre de feuilles de neem et ses indications thérapeutiques

Même s’il est toujours préférable de consommer les produits naturels le plus proche possible de leur état sauvage, en Occident il est très difficile de trouver des feuilles fraîches de neem.

C’est pourquoi dans la grande majorité des cas, c’est la poudre de feuilles qui les remplace.

Mais attention : une véritable poudre de neem devra toujours avoir un aspect vert, ou quand elle est broyée avec l’écorce ou les branches, marron.

Une poudre blanche, comme il arrive souvent d’en trouver dans le commerce, signifie qu’elle est issue d’une recherche chimique cherchant à en imiter les vertus.

Qu’elle soit conditionnée en vrac ou en gélules, la poudre de feuilles de neem sera principalement utilisée en usage interne, mais pourra également servir à la confection de décoctions ou de macérâts.

Un important nombre d’études scientifiques ont été réalisées dans le but de décortiquer les vertus que les Indiens attribuent lui empiriquement.

Parmi elles on compte celles de Khan et Wassilew, en 1987, mettant en valeur ses propriétés antifongiques et antibactériennes salutaires contre :

   le candida, qui peut devenir source de lésions dans la bouche, le vagin, sur la peau, les mains et les poumons,

   le trichosporon, un champignon du système gastro-intestinal,

   le geotrichum, à l’origine d’infections des bronches, des poumons et des membranes mucosiques,

   le microsporum, une forme d’herpès envahissant les cheveux, la peau et même les ongles,

   l’epidermophyton, un herpès qui se propage sur la peau et les ongles des pieds

   et le trichophyton, le champignon du « pied-d’athlète » qui infecte les cheveux et les ongles.

Par ailleurs Schneider et Chopra ont démontré que l’huile de feuilles en usage externe, ou en synergie avec la poudre consommée par voie orale, est particulièrement efficace contre le staphylocoque doré.

Ce qui peut être très utile quand on sait que cette bactérie est devenue résistante à la pénicilline et provoque aujourd’hui encore une quantité alarmante de maladies nosocomiales dans les hôpitaux.

Mais c’est loin d’être tout puisque, toujours suite à des recherches en laboratoire, on a appris que le neem présente :

   des propriétés antivirales, cernant les virus et les empêchant de provoquer des infections, inhibant par la même occasion leur réplication,

   une fonction antioxydante, limitant la peroxydation lipidique et stimulant les qualités antioxydantes liées à la glutathion peroxydase,

   une action bénéfique sur les maladies inflammatoires, notamment sur les rhumatismes et l’arthrite,

   un effet hépatoprotecteur, prévenant la nécrose hépatique,

   une activité hypoglycémiante, diminuant de façon significative les niveaux de la glycémie et protégeant contre l’hyperglycémie induite par le glucose,

   la faculté de soigner la malaria, en combattant les parasites de cette maladie et en abaissant la fièvre,

   et même des qualités anti-cancéreuses, en réduisant les tumeurs présentes dans l’organisme.

Au-delà de ces indications déjà spectaculaires prouvées scientifiquement, on sait que les anciens l’emploient depuis la nuit des temps contre :

   les fortes fièvres,

   la varicelle,

   l’acné,

   le paludisme, 

   la tourista, ou d’autres infections de type gastro-entérite. 

Le neem et la glycémie

Particulièrement apprécié des diabétiques pour ses vertus hypoglycémiantes, c’est grâce à la présence dans sa composition de certains flavonoïdes dont tout particulièrement la quercétine, qu’il permet de prévenir les pics d’hyperglycémie.

Cependant en cas de diabètes de type sucré il est fortement conseillé soit de contrôler l’action induite par sa prise avec un contrôle régulier du taux de glycémie sanguine, soit de laisser un thérapeute doser soigneusement la quantité et la fréquence du remède.

Dans tous les cas afin d’éviter les crises d’hypoglycémie, il est préférable de ne pas le consommer à jeun ou trop espacé d’un repas.

Le neem et les dents

A la fois contre les parodontites, les abcès et les caries, il s’avère bénéfique à titre préventif comme curatif dans la plupart des troubles dentaires.

On peut par exemple confectionner un formidable dentifrice à base de neem en se procurant de la poudre en vrac et en mélangeant une petite quantité avec de l’argile blanche dans un peu d’eau.

La pâte ainsi obtenue remplacera avantageusement les dentifrices au fluor ou garnis d’additifs alimentaires douteux, voire carrément nocifs.

Rappelons ici que le fluor inhibe la glande pinéale indispensable à l’équilibre des rythmes naturels biologiques.

Et si l’on en croit Descartes elle serait le « Siège de l’âme », et est considérée depuis longtemps comme une sorte de troisième œil.

Dans le traitement des abcès et parodontites, la poudre de neem peut être appliquée en massage directement sur la zone sensible et/ou les gencives.

Elle agira également très efficacement comme anti-douleur et permettra aux plus téméraires d’éviter toute intervention de chirurgie dentaire non désirée.

Par ailleurs le neem est déconseillé aux femmes enceintes ou aux enfants.

Le neem et la contraception

Utilisé traditionnellement en Inde comme contraceptif naturel, c’est l’huile de neem qui est généralement enduite dans le vagin ou sur le pénis.

Cependant bien que l’on manque de recul et d’analyses, il est probable qu’une prise soutenue d’importantes quantités de poudre de neem puisse également avoir une action spermicide intéressante.

D’une manière ou d’une autre le neem désorienterait les spermatozoïdes qui perdraient momentanément leurs capacités reproductrices.

Il faudra ensuite plus de quarante-huit heures à l’organisme pour éliminer la présence de neem et retrouver toutes ses facultés de reproduction.

Notons que cette solution qui mérite d’être étudiée pour éviter la consommation abusive de pilules contraceptives nocives, ne nuira jamais durablement à la fertilité des spermatozoïdes en dehors des prises.

Selon certains, il serait même actif contre les maladies sexuellement transmissibles et notamment le Sida.

Un produit d’une efficacité redoutable

Sans doute parce qu’il soigne tant de maux et qu’en agriculture il éloigne à lui seul plus de trois cents espèces d’insectes différentes, le neem a beaucoup de mal à se faire accepter par l’Union Européenne et le reste du monde.

Bien entendu l’industrie chimique n’aura pas tardé à le synthétiser tant dans le domaine médical qu’agricole. 

Et malgré l’indignation du Ministère de l’Ecologie indien qui fait circuler depuis plus de dix ans un traité afin d’en conserver la forme originelle, refusant de laisser certains pays riches breveter ses composants visant à s’approprier l’exploitation chimique de ses dérivés, pour les Indiens la victoire est loin d’être gagnée.

S’il est interdit par la plupart des pays européens à l’état naturel, les Etat-Unis, ayant ignoré la signature de l’accord international proposé par le Ministère de l’Ecologie indien, ne se sont pas gênés pour mettre au point un pesticide phytopharmaceutique à base de neem ainsi que certains médicaments et compléments nutritionnels issus de recherches chimiques.

Vendu à grande échelle comme faux produit naturel depuis des années, ce commerce illustre une fois encore le non sens des lois contraignantes vis à vis des médecines naturelles et de l’agriculture biologique.

D’un coté sa forme phytopharmaceutique est autorisée, de l’autre sa forme brute permettant de préserver cet arbre en particulier et la biodiversité en général, est interdite.

C’est pourquoi tous les acteurs sensés des médecines naturelles et de la bio encouragent une désobéissance civique vis à vis de législations contrôlées par un lobbying écrasant sans vergogne les merveilles que recèle la nature.

Lobbying dont l’unique but est bien évidemment de breveter la nature pour en acquérir le monopole de la mise sur le marché.

Malheureusement, bien pire qu’un problème monétaire, en agissant de la sorte ces multinationales gloutonnes n’étouffent pas seulement l’économie de pays démunis comme l’Inde, en pillant leurs trésors nationaux, elles appauvrissent aussi le patrimoine génétique de l’humain et s’attaquent à la forme la plus indispensable à l’équilibre de la vie sur terre… les végétaux.

 Jean-Baptiste Loin 

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12 Commentaires sur "Le neem, un arbre pharmacien"

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Marianne
Invité
Marianne

Merci JB our vos lettres toujours intéressantes. Savez vous si cet arbre donne des fruits permettant sa reproduction ?

Dans l’attente de lire votre réponse avec impatience,
Marianne

lolita
Invité
lolita

Merci pour ce post, il m a permit d;apprendre encore plus sur le neem, un arbre avec plein de vertus.
ps: je n arrive pas a m inscrire

lalao
Invité
lalao

MERCI !!!peux ton avoir une photo de cet arbre pharmacien et de ses feuilles ??? merci !

Gérard
Invité
Gérard

Bonjour et merci pour vos conseilles . Soleil

Andrée
Invité
Andrée

Merci .

Kisolokele Lukelo Charles
Invité
Kisolokele Lukelo Charles

Bonsoir,
J’aimerai savoir comment se procurer de ses graines ou pépins. Merci de me répondre.

Marianne
Invité
Marianne

Bonjour Jean Baptiste,

Merci pour votre réponse. Ces petits fruits me font penser aux olives …
Il me semble que cet arbre pousserait tout à fait bien dans le sud de la France.
Belle journée à vous,
Marianne

josephe
Membre

Bsr Mr JB j’aimerais si sa vous dérange pas avoir des informations sur l’arbre de neem et les maladies qu’il soigne .Veillez svp me les envoyées à mon mail: ***

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