L’effet placebo

4
qu'est-ce que l'effet placebo

Comment diable une substance chimiquement inactive peut-elle avoir un tel pouvoir ?

Bien sûr, l’effet placebo n’est jamais très efficace face à une angine ou à une appendicite, mais dans les domaines de la douleur, de l’insomnie, de l’ulcère ou de l’angoisse, du rhume des foins ou de l’eczéma, il s’avère quelquefois aussi puissant que le vrai remède.

Il peut même modifier les paramètres quantitatifs, c’est-à-dire faire baisser le taux de cholestérol ou l’acidité gastrique, modifier le nombre de globules blancs ou le diamètre des pupilles…

En fait, c’est plus de la moitié des indications de la médecine générale qu’englobe l’effet placebo !

Mais alors, comment fonctionne-t-il, cet effet placebo ? C’est très simple : dans notre société, nous sommes conditionnés à guérir suivant le schéma « maladie – médecin – médicaments – guérison ».

C’est un véritable réflexe conditionné qui se met en marche même si, à notre insu, le comprimé est remplacé par une pilule de sucre.

Dans d’autres cultures, il faudra peut-être que le sorcier crache sur la plante pour activer ce réflexe conditionné guérisseur. Peu importe, dès qu’un malade est dans une attente plus ou moins anxieuse vis à vis du médecin ou du guérisseur, il devient excessivement réceptif à l’effet hypnotique du schéma culturel – du « rituel » pourrait-on dire – présidant à la guérison ; à tel point que ce rituel suffit bien souvent à le guérir.

Existe-t-il un lien entre le fonctionnement hypnotique de l’effet placebo et notre perception du monde, nos mythes, nos religions, notre médecine officielle, etc. ?

Prenons l’exemple de l’homéopathie, et de la grande question qu’elle pose : se résume-t-elle à un effet placebo ?

Il a toujours été très difficile d’expliquer le mécanisme d’action de l’homéopathie. Du point de vue d’un allopathe pur et dur, l’homéopathie ne peut raisonnablement pas fonctionner. Même si on lui apporte la preuve du contraire, il pensera en toute honnêteté que les études ont été mal menées et ne sont donc pas valables.

Pourtant, ces études existent bel et bien, et apportent des démonstrations de plus en plus difficiles à réfuter.

Reste à comprendre comment fonctionne cette étrange médecine…

Le Dr Kenneth Pelletier, directeur du programme de médecine alternative de l’université de Stanford, explique que « l’étude du mécanisme d’action de l’homéopathie se trouve actuellement à la frontière de la recherche biomédicale », et qu’il faut faire appel « à la physique quantique, à la théorie des cordes, à celle des tachyons plus rapides que la lumière, au rôle de l’énergie, et aux systèmes d’information pour tenter une explication de ses mécanismes ».

L’homéopathie peut donc bien être prouvée, mais par des moyens non conventionnels.

Par l’énergétique, tout d’abord. L’homéopathe considère que le traitement agit avant tout sur le plan énergétique. Grâce aux dilutions et aux dynamisations successives des substances médicinales, l’homéopathie offre au consommateur un médicament qui ne contient plus rien d’autre… que le message énergétique de la substance en question, celle-ci ayant bien entendu disparu.

Mais cette énergétique est encore éclairée par diverses études, et notamment celles conduites par le groupe de recherche sur les champs biologiques de Louis Marie Vincent, le groupe de recherche sur le corps vital de Roger Durand, le groupe de recherche d’Alain Masson…

Régis Dutheil, également, a conceptualisé l’existence de l’espace superlumineux, reflet supérieur de l’espace objectif accessible à nos sens, avec, pour intermédiaire entre les deux, les champs électromagnétiques de la physique.

D’autres ont mis en relief l’importance du fonctionnement électrique de la cellule et l’organisation génétique de son noyau. Ainsi, pour Laville, Lakowsky et Prioré, la vie cellulaire est avant tout électrique et magnétique, le rayonnement est la base de la vie, et les structures moléculaires vivent de ce rayonnement.

D’autres encore ont mis l’accent sur le fonctionnement lumineux de la cellule, qui prouve qu’au moins un niveau de communication entre les cellules est de nature électromagnétique. Cette transmission sans qu’aucune molécule ne soit présente est à la base des résultats expérimentaux de Jacques Benveniste sur la mémoire de l’eau.

Louis Claude Vincent a donné au terrain, si cher aux médecines naturelles, une dimension scientifique.

Etienne Guillé, enfin, étudie une gamme de vibrations qualifiées et quantifiées, capables d’agir sur l’ADN en modifiant sa structure…

Si ces approches énergétiques ne sont encore que des hypothèses de travail, elles pourront peut-être un jour expliquer comment fonctionne vraiment l’homéopathie.

Jean-Baptiste Loin

 

Poster un Commentaire

4 Commentaires sur "L’effet placebo"

Me notifier des
avatar
Trier par:   plus récents | plus anciens | plus de votes
Heinz
Invité

J’aime lire les blogs sur Rhume des foins. Le votre est genial. Je l’ajouterai à mes favoris. Merci ! Heinz.

Phun Hung
Invité

Rhume homeopathie est exactement ce que j’aime. Merci pour cet article. J’ai bien aimé le lire. Merci, Phun Hung !

wpDiscuz