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Pour une certification multiple des produits bio ou une seule étiquette industrielle ?

Pour une certification multiple des produits bio ou une seule étiquette industrielle ?

 

Le label AB, vous connaissez ? Il y a de fortes chances que oui !

C’est la certification, délivrée par Ecocert, qui vous permet d’être

assurés de la provenance bio de vos aliments.

 

Mais des labels, il y en a évidemment bien d’autres. Citons,

parmi les plus connus, « Agriculture biologique », « Bio Garantie »,

« Déméter », « Nature et Progrès », ou encore « Bio Cohérence »,

le petit dernier dans lequel beaucoup placent leurs espoirs

d’européanisation des labels mais qui, en réalité, ne fait

qu’ajouter un nom de plus à une liste déjà trop longue.

 

Et ce n’est que pour l’alimentation ! Il y en a encore autant

pour les cosmétiques, les textiles, la construction, l’énergie…

 

Comment s’y reconnaître dans un tel fouillis ?

Difficile, effectivement ! D’ailleurs, d’après un récent sondage,

ce ne sont pas moins de 65% des Français qui considèrent qu’il

y a trop de labels et qui disent ne plus s’y reconnaître.

 

D’autant que :

  • toutes ces certifications n’ont pas le même cahier des charges

(que dire, par exemple, de la barquette de fruits « bio »

qui arrive du Chili par avion ?),

  • que certains labels sont relativement fantaisistes (ce qui favorise,

en passant, les opérations de greenwashing),

  • et surtout… qu’il existe de très bons produits en dehors des labels

bio proprement dits !

 

Le commerce équitable, par exemple, en plus de donner du travail à

plus d’un million d’entreprises des pays du sud, participe très

activement et très intelligemment au développement durable et nous

offre des produits d’une qualité généralement irréprochable.

 

Mais, me direz-vous, le commerce équitable est encore un label,

par ailleurs bien souvent couplé avec le logo AB.

 

C’est vrai ! Alors, pour sortir définitivement des logos, n’oublions

jamais que beaucoup de petits producteurs, qui n’ont pas les moyens

ou le temps de s’offrir une certification, ou encore qui contestent la

pertinence des labels, vendent malgré tout leurs bons produits dans

le commerce conventionnel ou sur les marchés des villes et villages

de France.

 

Le problème, bien sûr, c’est que, sauf exception, on n’a plus aucun

moyen de distinguer ces produits « propres » des produits « sales ».

 

Il y aurait bien une solution… mais elle est tellement pleine de bon sens

qu’on se demande si elle sera jamais mise en œuvre ; ce serait de coller

un label « Chimique » sur tous les aliments ayant été malmenés avec des

pesticides ou ayant subi un quelconque traitement non naturel.

 

Si c’était seulement les pollueurs qui étaient étiquetés, repérés, marqués

au fer rouge d’un label infamant, les producteurs respectueux de la nature

et de la santé n’éprouveraient plus aucune difficulté à se faire reconnaître.

Et le consommateur serait libéré de bien des angoisses.

 

Les mots « naturel » et « normal » redeviendraient synonymes.

Alors qu’aujourd’hui, avec tous ces labels bio,

c’est malheureusement l’inverse !

 

Jean-Baptiste Loin

 

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